Annales de la Prop. de La Foi, vol. 4, p
CIÉTÉ
l'Évar gile semde leurs propres Ivre communauté ‘onsentaient avec outes les difficulestait à choisirles ‘une telle entreressources suffile pour les faire le plus difficile.
ongrégation une u Séminaire des ‘rivirent de noude plus amples nt de trainer en tive de M. Bru-
ait fait à Macao, e avait coneu le réliser la Corée.
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j'ai vu à Macao, ait que quelque age, se dévouit tique, qui aura a le bonheur de : 1] opérera bien
il obtiendra |:
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pendant, si la Sacrée Congrégation s'adressait à nous autres missionnaires comme elle s'adresse aux prêtres européens, je partirais à l'heure même, »
L'appel de la Propagande ne Pouvait trouver indif. férente l'âme qui avai
teu, ne füt-ce qu'un jour, de semblables élans.
Bruguière était alors sur le point d'être sacré coadjuteur de Siam ; il écrivit au Souverain Pontife pour s'offrir à tenter l'évangélisation de la Corée, et au Séminaire des Missions-Étrangères Pour résoudre les objections, qui s'opposaient à l'acceptation de cette mission.
Son évêque, Mgr Florens, àPPUYa sa demande. Ce vieillard vénérable qui s'était écrié en parlant de son Coadjuteur : « Je suis au comble de la joie, J'aurai un successeur en mourant », consentit à le laisser partir. Jugeant les choses de très haut et augurant de l’ en regardant le passé, confiance chrétienne :
« Vous Voyez comment dans le temps où tout semblait perdu, et où toutes nos missions paraissaient tendre à leur fin, faute d'ouvriers et faute de revenus, la Providence est venue à notre
avenir il écrivit ces belles paroles de
secours d'une manière bien admirable et qu'on pourrait dire tenir du miracle. Quand est-ce, en effet, qu'on a vu plus de missionnaires et plus d'aumônes pour les missions qu'à présent ? rions-nous, sans faire injure à la Providence divine, n'avoir pas la confiance qu'elle viendra à notre aide quand sa plus grande gloire y sera intéressée ? Le salut d'un grand nombre d'âmes sera un titre puissant pour exciter la miséricorde de Dieu en notre faveur. Je supplie le Seigneur d'exaucer le vœu des pauvres Coréens, et de leur envoyer bon nombre de missionnaires vraiment äpostoliques, »
Pour-
1. Histoire de l'Égtise de Corée, vol. 2, p. 18, Da MISSIONS-ÉTRANGÈRES, — II.
let,
Le vœu de Mgr Florens fut exaucé. Un bref du Pape, en date du 9 septembre 1831, érigea la Corée en Vicariat apostolique, et un autre bref, du même jour, nomma M. Bruguière premier Vicaire apostolique de cette mission.
L'Histoire de l'Église de Corée a été publiée en 1874, par un prêtre de la Société des Missions-Étrangères, M. Daliet, elle à été faite, en grande partie, sur des documents écrits par Mgr Daveluy, missionnaire en Corée pendant 22 ans, elle raconte avec des détails très circonstanciés les origines et les progrès de cette Église, les travaux de ses prêtres, la vie édifiante et la mort glorieuse d'un grand nombre de ses chrétiens. Cet ouvrage est précédé d'une introduction qui est un admiable résumé des lettres des missionnaires sur la géographie, l'histoire, la langue, les mœurs et les coutumes du pays.
Avant d'entrer plus avant dans l'action de la Société des Missions-Étrangères en Corée, jetons un rapide coup d'œil sur cette contrée et sur l’état du catholicisme à cette époque.
La Corée, située an nord-est de l'Asie, se compose d'une presqu'ile oblongue et d'un nombre assez considérable d'îles semées sur toute sa côte ouest. Elle forme une bande dont la plus grande largeur est d'environ 130 lieues et qui, bien que légèrement tordue, s'étend presque régulièrement du nord au sud sur une longueur de 300 lieues, parallèlement aux côtes orientales de la Chine.
Elle est fermée au nord par le fleuve appelé par les Chinois Ya-lou-kiang, et par les Coréens Ap-nok-kang qui la sépare de la Mandchourie, et ivient se jeter à
IÉTÉ
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l'ouest dans la mer Jaune, et par le Mi-kiang, qui se déverse à l'est dans la mer du Japon. La chaine de montagnes Chan-yan-alin, que domine le mont Paiklou-san {montagne à la tête blanche), sépare les bassins des deux fleuves, et se continue jusqu'au sud du r'oyaume, qu'elle couvre de ses nombreuses ramifications. « En quelque lieu que Vous pusiez le pied, » écrit un missionnairel, « vous ne voyez que des montagnes. Presque partout vous semblez être emprisonné entre les rochers, resserré entre les flancs de collines tantôt nues, tantôt couvertes de pins sauvages, tantôt embar- ‘assées de broussailles ou couronnées de forêts, Tout d’abord, vous n'apercevez aucune issue: mais cherchez bien, et vous finirez par découvrir les traces de quelque étroit sentier, qui, après une marche plus ou moins longue et toujours pénible, vous conduira sur un sommet d'où vous découvrirez l'horizon le plus accidenté. Vous avez quelquefois, du haut d'un navire, contemplé la mer, alors qu'une forte brise soulève les flots en une infinité de petits monticules aux formes variées : c'est en petit le spectacle qui s'offre ici à vos regards, Vous apercevez dans toutes les directions des milliers de pies aux pointes aiguës, d'énormes cônes arrondis, des rochers inaccessibles: et plus loin, aux limites de l'horizon, d'autres Montagnes plus hautes encore, et c'est ainsi dans presque tout le pays. La seule exception est un district qui s'avance dans la mer de l'Ouest, et se nomme la plaine du Naï-po. Mais, par ce mot de plaine, n'allez pas entendre une surface unie et étendue comme nos belles plaines de France : c'est simplement un endroit où les montagnes sont beaucoup moins hautes, et beaucoup plus espacées que dans le reste du royaume, Les vallées plus larges laissent un plus grand espace