‹ Histoire générale de la Société des missions-étrangères [microforme]Chapitre 3 sur 248 · Voyage au pays d'Évangéline, p · texte numérisé non relu

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«) des concessions qui tenaient le plus au cœur des habi- Æ lants de l'Acadie : celle de ne point porter les armes " contre leurs compatriotes les Français, ni © sauvages leurs M fut donné,

contre les alliés. De là le nom de neutres qui leur

C'était une révolution dans leur existence

: de sujets français, ils devenaient sujets anglais.

Les Acadiens vécurent alors dans une tranquillité relative jusqu'en 1750, mais, à cette époque, l'inimitié anglaise s'accusa plus fortement.

Le temps était passé où les petits gouverneurs de Port. Fr. Royal, avec une poignée de soldats, se lamentaient, derrière les murs éboulés de leurs bastions, de ne pouvoir À réduire leurs ennemis. La ville d'Halifax avait été fondée; des forts avaient été élevés dans de la péninsule, ‘4 principalement le fort Lawrence, sur l'isthme en face de Beauséjour, et le fort Edouard à Pisiquid. Toutes ces

“nouvelles places étaient bien garnies d'hommes et de munitions.

L'Acadie était alors divisée en six paroisses : Port- Royal, la Rivière-aux-Canards, le G and-Pré, Pisiquid “(aujourd'hui Windsor, Cobequid (aujourd'hui Truro) et …Beaubassin aussi appelé Cheguenicktouk, sans compter es importantes stations de : Chipoudy, Peticoudiac, lemramcook sur la rive occidentale

de la baie de

‘undy. Les missions sauvages étaient au nombre de trois : Maligaouèche dans l'ile du Cap-Breton, à 23 ieues de Louisbourg ayant pour dépendance Natkitgoieiche, Malpek dans l'ile Saint-Jean avec cinq ou six illages, et Chigabenakady avec Tagamigouèche et

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LA

f HISTOIRE GÉNÉRALE DE LA SOCIÉTÉ

Les missionnaires de ce temps ont un nom illustre sou dans l'histoire de l’Acadie. C’étaient Maillard, le plus E mor ancien. le plus sage et le plus savant d'entre eux ; Girard, 0 d'aff parti du Séminaire des Missions-Étrangères en 1740, il bien évangélisa l'Acadie de 1742 à 1752; Jean Manach, né cn eux, Bretagne, parti de Paris en 1750, il fit ses premiers tra- des ] vaux à Louisbourg; Leloutre, né à Morlaix et envoyé en FE Le

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Amérique en 1737, Breton par la race, il l'était aussi par son caractère tenace et vigoureux; à voir l'opposition qu'il fait aux Anglais, on croirait qu'il veut continuer les luttes séculaires de ses compatriotes et venger leurs malheurs: le sang des hommes d'armes qui suivirent Beaumanoir ou Duguesclin sembie couler dans ses veines; patriote ardent, saint prêtre et apôtre zélé, il donne sa mesure dès les premiers jours de son arrivée et permet à Maillard de porter sur lui ce jugement! :

« Tout va bien pour le nouveau missionnaire. Il est en

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état de faire valoir le talent évangélique partout où il avoit trouvera des Mikmacks: il ne parle pas encore correcte- Du tement; mais il tient la clef des principales conjugai- autor! sons. Ainsi l'usage luy rendra la parole assurée; il est Re du reste parfait Mikmack à l'église, parce qu’il sait, lit Mrcpar et chante parfaitement bien toutes nos prières. » 4 Jonqt Et ailleurs : ù Al «Je ne saurais vous dire avec quelle application il à "encol étudié leur langue pendant tout le temps que nous i ava avons été ensemble à Maligaouèche au Cap-Breton; le pal son attache était telle qu'il ne m'a pas été possible “loutre de regarder dans aueun autre livre que dans les cahiers non, ( de mikmack, pour répondre, autant que mon petit Aus savoir me donnait l'aisance, à toutes les questions prit ce qu'il me faisait journalièrement; je n'ai pu obtenir de l'an autre chose de lui que deux heures de temps après pu tou ‘souvel

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