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semble à aucun des missionnaires que nous avons rencontrés jusqu'ici, à aucun de ceux dont nous aurons l'occasion de parler, I] dédaigne tous les moyens humains ; il est favorisé de visions merveilleuses et plongé dans une oraison Presque continuelle : par le genre de ses vertus, il rappelle les grands contemplatifs, et par la beauté de ses actions, les plus intrépides apôtres et les plus saints confesseurs de la foi.
Il arriva en Chine en 1767. Cette même année, le 24 janvier, Pottier était nommé évêque d'Agathopolis, et Vicaire apostolique du Su-tchuen ; il ne fut sacré que deux ans et demi plus tard, le 10 Septembre 1769, et encore dut-il parcourir les deux cent cinquante lieues qui le séparaient de son consécrateur, le Vicaire apostolique du Chen-si, Son épiscopat commença par une tristesse : l'emprisonnement de Gleyo, arrèté le 11 juin 1769 et Livré au mandarin de Yun-tchang 1, ville de troisième ordre, à l'ouest de Tchong-kin. Cette arrestation Causa une vive sensation dans le Pays, elle eut la même cause que celle de Mgr Pottier'en 1760 : la poursuite des sociétés secrètes qui travaillaient, Prétendait-on, au ren- Yersement de la dynastie fartare-mandehoue.
Nous ne savons au Juste Jusqu'à quel point est vraie cette accusation qui se répèteencore aujourd'hui, Entous cas, la dynastie tartare-mandchoue vit encore, Les mandarins, par ignorance Où par malice, placaient toujours lareligion chrétienne au nombredes sectesdangereuses, et la poursuivaient sans ordres exprès de leurs supérieurs, quelquefois dans l'espoir de rendre service à l'État, plus souvent dese signalerpar des actes de zèle, où d’extorquer de l'argent aux néophytes. I] parait bien cependant que les mandarins de Yun-tchang étaient convaincus d’avoir mis la #ain sur le chef des Pe-lien-kiao, car ils