Arch. M 2. Il
ion in passion, que j'eus confiance que ce temps-là viendrait,
peu en Mon Père, pour m'ouvrir davantage le cœur à espérer
Moi un en lui, voulut glorifier son saint Thrésor en moi, en m
ef d'é- montrant combien la miséricorde et la protection de ma e vis la très chère Mère m'était assurée pour m attirer invinci- Le ASSIS blement la sienne, Après avoir vu cela fort vivement. ; sainte la lumière me fut retiréet, » { tre fau- Que faut-il penser de la réalité de ces visions ? À con- pe in vète- sidérer les habitudes de prière, l'esprit d'oraison et de il | es reli- mortification, l'amour des souffrances qui se révèlent ol j'étais dans toute la vie de M. Glevo, il ne parait pas téméraire 1E w terre de le croire digne de ces grâces éclatantes. Sur le fait k. na per- lui-même, le plus intime ami du Aissionnaire, celui ë pandue qui à le mieux connu la tournure de son esprit, la valeur in coup de son jugement, la droiture de son cœur, M. Moÿe, un genoux très saint prêtre, aujourd'hui déclaré Vénérable, n'a eu Reine, aucun doute, et il a résumé en ces termes les raisons de nble en sa conviction ? :
té quel- « Les révélations de M. Gleyo sont vrayes, divines et eur que surnaturelles, puisqu'elles ont des caractères de divinité sait de et d'infailibilité qui ne peuvent convenir à l'erreur et au availler mensonge. 1° L'esprit de prophétie :il a été dit à M. Glevo me mis que sa tribulation serait longue. que Dieu le délivrerait, au bas qu'il ne retournerait point à Canton, qu'il resterait dans , que Je la mission du Su-tchuen, qu'il aurait encore la consola= * perdis tion de célébrer les divins mystères, que l'arrêt de mort ais plus porté contre lui ne serait pas exécuté, que ceux qui l’asir ainsi sisteraient ne seraient pas persécutés pour lui avoir e sentis donné aide et secours, qu'il ne serait pas inquiété au émir un sujet des autres prêtres et des catéchistes, toutes ces me revis choses et beaucoup d'autres qui lui ont été prédites se missant sont réalisées contre toute apparence humaine.
6, Alors
Ie me : 4. Arch. M.-E., vol. 501, p.109.
ce com- 2 Id. vol. 501, p. 293.
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« 20 La croix. — C’est dans la tribulation que Dieu se communique. Or, M. Gleyo n'était-il pas dans cet état douloureux qui attire les regards ct les grâces de Dieu ?
«3° La dévotion à la sainte Vierge. — Le récit fait par M. Gleyo de sa captivité et de ses révélations prouv" surabondamment combien cette dévotion était implantée dans son cœur.
«4 Les effetssalutaires que ces révélations produisaient
dans son cœur et dans ses mœurs, le changement admiable qu’elles ont opéré dans ses sentiments et sa conduite : correction de ses défauts, progrès dans toutes les vertus, patience, charité, conformité à la volonté de Dieu, esprit de prière, ete., des fruits si excellents ne peuvent venir que d’un bon principe. Ex fructibus eorum cognoscelis eos.
«5° Les révélations ne pouvaient venir du démon qui ignore l'avenir indépendant des causes naturelles, et qui porte le trouble, les ténèbres, et tend à inspirer le vice, à ruiner la vertu, à détruire la confiance en Dieu, et la dévotion à la sainte Vierge et aux saints: elles ne peuvent non plus provenir de l'imagination, car les visions étaient toutes opposées aux préjugés et à la facon de penser de M. Gleyo. Il est même arrivé qu'il ne comprenait pas le sens des paroles qui lui ont été dites, ou qu'il les entendait tout différemment et dans un sens contraire; preuve certaine qu'elles ne provenaient pas de ses réflexions ou de ses rêveries, mais d'un principe surnaturel.
«6°L’espritd'humilité et de docilité. — M. Gleyo n'a pas voulu s’en rapporter à son propre jugement, il a aussitôt soumis ses révélations à l'examen et au jugement de ceux que la Providence lui avait donnés pour directeurs, il a reconnu d'abord qu'il avait mal entendu certaines paroles. I n’a montré aucune opiniatreté, aucun orgueil, pas d’attachement à son sens. {1 à avoué lui-même qu'il
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était tombé dans les deux excès de présomption et de défiance. »
Appuyé sur toutes ces raisons, M. Moÿe conclut à la réalité des visions de M Gleyo. Le Vicaire apostolique et les autres missionnaires ne se sont pas prononcés sur cette délicate question; mais ils ont toujours tenu le confesseur de la foi pour un prêtre d’une extraordinaire vertu.
Pendant que le prisonnier passait sa vie entre les tortures que lui faisaient subir les hommes, et les consolations que Notre-Seigneur prodiguait à son âme, Mgr Pottier s'efforçcait d'obtenir sa liberté. Un instant, il espéra réussir moyennant une somme de 150 taëls d'argent promise au secrétaire d’un mandarin ; mais cet employé fut dirigé sur une autre sous-préfecture, et l’on dut renouer d'autres négociations. Mgr Pottier disposait alors de 2,000 francs. « Si cette somme ne suffit pas, écrivait-il à M. Alary, on vendra la nouvelle maison, et jusqu'aux habits des missionnaires. » Le captif dési- ‘ait moins vivement sa délivrance, heureux de souffrir pour Jésus-Christ il avait fermé son cœur à tous les désirs de liberté et de travail, désireux uniquement et toujours de se résigner à la volonté de la Providence.
Dieu lui-mème, semble-t-il, lui avait appris combien cette résignation lui est agréable et comment il la récompense.
« Dans mon cachot, raconte le prêtre 1, il me survint une croix que je n’envisageais qu'avec frayeur,
« J'eus pendant un mois de tels éblouissements que J'avais tout lieu de craindre de perdre la vue. La pensée