Arch. M.-É., vol. 168, p
9, Du diocèse d'Aire, vicaire général de Langres, directeur en 1735, supérieur de 1750 à 1153 et de 1775 à 1783, mort le 16 février 1789.
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Jets des Missions sur le même sujet, et proteste de la sincérité des directeurs, lorsqu'ils offrent aux Vicaires apostoliques de terminer le réglement selon les vœux de tous ; et surtout elle pose cetle question principale :
« Pour travailler à ce règlement, il faut convenir d'abord de quelle manière on veut faire Corps ensemble, »
Le supérieur ne voit que deux manières possibles : La première, sur les bases du règlement de 1700, consiste dans une association commune composée de cinq parties distinctes : les quatre missions et le Séminaire; la seconde constitue le Séminaire de Paris comme centre d'une communauté à laquelle seraient incorporés les Vicaires apostoliques et les missionnaires selon le mode des Sulpiciens qui, même dans les provinces, sont tou- Jours considérés comme des membres particuliers de la communauté établie à Paris.
Il est évident que M. Burgucricu avait beaucoup de bonne volonté, mais étranger pendant longtemps à la Société, il n'avait pas bien saisi son mode d'organisation primitive, le mieux adapté à son but et à ses travaux ; autrement il n'eût pas proposé ce second mode,
En 1760, les Missions envoyèrent de nouveaux procureurs, afin de reprendre les études d'ensemble et de faire ‘apporter le premier décret, Les missions d'Amérique se Joignirent à celles d'Extrème-Orient, et l'affaire reparut devant le Parlement, qui, par un arrèt de 1764. confirma celui de 17511, Cette solution ne pouvait évidemment mettre toutle monde d'accord. Les directeurs et les procureurs des Missions pensèrent que mieux valait traiter leurs affaires autrement. Grâce à Mgr Davoust, évèque de Céram, député par le Tonkin occidental. qui déploya dans l'étude de ces délicates questions une habileté, une prudence, une persévérance au-dessus de tout £ Arch. M.É,, vol. 168, p. 180,
éloge, les uns et les autres se rencontrèrent dans un milieu créé par des concessions mutuelles. Un compromis qui était le résultat des efforts communs, et tout ce qu'on pouvait désirer à cette époque, fut unanimement adopté, Cet accord fut porté devant le conseil du roi en 1773, et il en résulta les Lettres patentes de Louis XV, confirmées deux ans plus tard, au mois de mai 1775, par Louis XVT et dont voici le texte! :
« De l'avis de notre conseil, qui a vu ladite délibération du vingt-deux février mil sept cent soixante-treize, dont expédition est ci-attachée sous le contre-scel de uotre chancellerie, et de notre grâce spéciale, pleine puissance et autorité royale, nous avons approuvé et confirmé, et par ces présentes, signées de notre main, approuvons et confirmors l'établissement du Séminaire des Missions-Étrangères, fait eu notre bonne ville de 'aris, en vertu des Lettres patentes données au mois de Juillet mil six cent soixante-trois; et les expliquant et interprétant, même y ajoutant en tant que besoin, nous approuvons etautorisons l'association qui existait dès lors entre les premiers missionnaires et les premiers directeurs, et qui n’a cessé d'exister entre leurs successeurs ; ce faisant, érigeons et réunissons en un Corps d’association pour les Missions-Ét ‘angères, tant les évêques, Vicaires apostoliques et autres missionnaires français, envoyés du Séminaire dans les Missions, que les directeurs dudit Séminaire et ceux qui succéderont aux uns et aux autres. Voulons que ledit Corps d'association jouisse dans notre royaume de tous les droits civils et ordinaires, dont y jouissent les autres Corps et Communautés légalement établis. »
La décision royale ne changeait en rien les Lettres patentes, données par Louis XIV, elle ne faisait qu'en
1. Règlement de la Soc. des M.-É, Pièces officielles ; 2° partie, p. 48.
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développer le point principal; elle ne modifiait pas l'organisation de la Société, elle l'expliquait seulement en termes précis, IL était dès lors acquis sans conteste que la Société se composait d'autant de Corps majeurs et indépendants, qu'elle comptait de missions, plus le séminaire de Paris, qui leur était assimilé pour les droits, La supériorité ne résidait donc dans aucun de ces Corps pris en particulier, mais dans leur réunion,
Ces discussions n'avaient pas, comme on pourrait le croire, affaibli l'estime dont la Société des Missions- Étrangères jouissait à Rome et en France: on comprenait.très bien que les cœurs peuvent être unis et les opinions opposées, les mains se ‘approcher pour un même labeur, et l'intelligence garder ses préférences pour des formes diverses d'organisation. Il est visible d'ailleurs, par les travaux accomplis en Extrême-Orient et par l'aide que le Séminaire de Paris leur donne, que l'intérêt supérieur des âmes prime cesdifférences d’ tion et réunit tous les prêtres de 1 même élan de charité.
Aussi, même à cette époque, Rome et le Gouvernement français augmentent les contrées déjà si vastes confiées aux Missions-Ét ‘angères,.
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Au commencement de l'année 1773, la Propagande songea à mettre de nouveaux Vicariats entre les mains de la Société dont elle appréciait les progrès, l'obéissance au Saint-Siège, l’organisation en rapport direct avec la constitution des Églises. et elle lui offrit la Perse, appuyant sa proposition sur l'espoir qu'elle avait de voir cette mission reprendre une vie plus active
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grâce à cette nouvelle direction, sur les liens qui
avaient uni le Séminaire et plusieurs évêques de Babylone, entre autres Bernard de Sainte-Thérèse et Picquet, et sur l'envoi, dans le passé, de prêtres des Missions- Étrangères dans cette partie de la Turquie d'Asie.
L'offre était séduisante, car c'est toujours une joie et un honneur pour les plus jeunes de marcher sur les traces des ainés, et de renouer les liens d'une tradition brisée, mais la pénurie des ressources, le petit nombre des missionnaires, la différence de régime et d'action que réclame l’apostolat en Perse et en Extrème-Orient engagèrent la Société à décliner la proposition.
Après la suppression de la compagnie de Jésus en 1773, la Société reçut l'offre de la mission de Pékin dont elle ne crut pas pouvoir assumer la charge: elle était pins désireuse d'avoir les districts administrés par les Jésuites en Cochinchine et au Tonkin, où elle trouvait la possibilité de travailler sur un terrain qu'elle connaissait bien, d'agrandir et de fortifier les missions que déjà elle possédait dans le royaume annamite. Au non de la Société, le Séminaire de Paris demanda done. par l'intermédaire du cardinal de Bernis, ambassadeur de France à Rome, la cession de ces districts et écrivit au Souverain Pontife la supplique suivante! :
« Très Saint Père,
«Les Vicaires apostoliques, les missionnaires français et les directeurs du Séminaire des Missions-Étrangères de Paris, très bumblement prosternés aux pieds de Votre Béatitnde, vous supplient de vouloir bien daigner leur accorder les missions que les religieux de la Compagnie de Jésus occupaient dans tout le Vicariat de la Cochinchine et dans le royaume du Tonkin, puisque les sup-