Arch, M.-É., vol, 218, p. 173. Dalée du 27 août
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CLes prêtres français demandent ces missions de la Cochinchine let du Tonkin, parce que dans leur forme actuelle, elles ont été commencées et entretenues jusqu'à présent, grâce à la libéralité des Rois trè tiens et de nombreux fidèles de F l'an 1660, partaient pour c
s chréance, En effet, en es régions les premiers Vicaires apostoliques et les missionnaires. Louis XIV leur fouruit les vaisseaux et paya les frais de leur voyage et de leur nourriture. En 1662, ce même roi assigna aux Vicaires apostoliques et aux missionnaires une pension annuelle et perpétuelle tout en annexant aux susdites missions les revenus de deux bé
léfices ecclésiastiques.
En 1664, le clergé fr:
incais, à l'exemple de son roi très chrétien, consacra une pension annuelle pour favoriser ces mêmes missions. En outre, plusieurs seigneurs français soutinrent par leur générosité cette œuvre si précieuse. Parmices bienfaiteurs etces bienfaitrices, Madame la duchesse d’Aiguillon ne doit pas tenir le dernier rang. C'est elle qui, outre des dons nombreux et riches, fonda une rente perpétuelle pour le Vicariat apostolique du Tonkin.
«Louis XV, suivant les exemples de son bisaïeul et prédécesseur Louis XIV, se montra son émule par ses pieuses libéralités envers les susdites Missions, il a accordé jusqu'à ce jour, sur son trésor particulier, ladite pension, à gardé sous sa protection les missions et les
missionnaires, et après avoir réformé et changé la Compagnie des marchands des Indes, créée et confirmée par Louis XIV, qui était obligée de transporter les mission naires dans les Indes orientales, il a autorisé le passage des missionnaires sur ses navires et à ses frais.
« En 1750, le sérénissime duc d'Orléans augmenta de ses biens les rentes des susdites Missions. Enfin, passant
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sous silence le nom de plusieurs autres bienfaiteurs de ces Missions, nous terminons en ajoutant que les missionnaires français ont constitué ces Missions et les administrent depuis très longtemps.
« C'est appuyés sur ces motifs que nous osons humblement solliciter cette grâce de Votre Sainteté. »
Le Supérieur et les directeurs du Séminaire de Paris.
Le cardinal de Bernis soutint chaleureusement la demande de la Société. De leur côté, les Franciscains portugais, qui étaient en Cochinchine, et les Dominicains espagnols, qui évangélisaient le Tonkin oriental, avaient présenté au Souverain Pontife des suppliques analogues.
Les gouvernements de Portugal et d’Espagne intervinrent. La Propagande pria d’abord les Dominicains et les Missions-Étrangères de veiller à l’administration des paroisses des Jésuites, puis elle examina longuement l'affaire, et le 20 mai 1786, elle décida que ces districts seraient partagés entre les Dominicains et « les prêtres du Séminaire des Missions-Étrangères au zèle, à la piété et à la doctrine desquelselle avait une entière confiance. »
En Cochinchine, tous les districts que la Société avait demandés lui furent assignés. Il eût du reste été difficile de les partager avec les religieux portugais, qui étaient à peine deux ou trois et administraient quelques paroisses de la Basse-Cochinchine, tandis que ces districts étaient situés dans le nord.
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La suppression de la Compagnie de Jésus fit également proposer à la Société, la mission de Pondichéry ou comme on disait alors du Carnate ou des Malabares.
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Le gouvernement de Louis XVI, plus occupé des intérêts religieux que le précédent, commença en même temps à Rome et à Paris les premières négociations relatives à cette affaire. M. de Sartine, ministre de la marine, écrivit au cardinal de Bernis que le roi désirant dans les possessions françaises des Indes une Soclété légalement reconnue, aucune autre ne lui semblait plus apte à l'évangélisation de ce pays que les Missions- Étrangères.
« Quoique Sa Majesté n'eût aucun sujet de plainte contre les anciens missionnaires, disait-ill, Elle a jugé que depuis l’extinetion de la Société des Jésuites, leurs missions ne pouvaient plus avoir d’existence lé parce qu'un tel établissement ne peut se concevoir sans dépendre d’un Ordre ou Congrégation approuvée dans le royaume, sans y avoir des supérieurs comptables envers le gouvernement des opérations et de la conduite des missionnaires, une maison commune, un centre de réunion et de conseil, un asile pour les infirmes. »
Le même jour, le ministre appela chez lui Mgr Davoust, lui développa le projet du roi et lui demanda si la Société était disposée à le seconder, Davoust ne pouvait seul résoudre la question qui devait, d'après le règlement, être portée devant tous les supérieurs de la Société, c'est-à-dire devant les évêques, les supérieurs des missions et le conseil des directeurs.
Au Séminaire, qui avait déjà refusé la Perse et Pékin. Uavis général fut qu'il était impossible d ‘accepter cette succession trop onéreuse, On fit part de cette réponse à M. de Sartine, qui né consentit pas à la transmettre au roi et chargea un des employés de son ministère M. de Boyne de continuer les pourparlers.
Celui-ci écouta avec bienveillance les objections, ne
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