‹ Histoire générale de la Société des missions-étrangères [microforme]Chapitre 45 sur 248 · Arch. M.-É., vol. 31, p · texte numérisé non relu

Arch. M.-É., vol. 31, p

les résolut point, mais il fit entendre à Mgr Davoust que le gouvernement était absolument décidé à passer outre, et que les négociations avec Rome et les pourparlers avec la cour de Portugal étaient à peu près terminés.

Dans de telles conjonctures, il n’y avait plus qu’à s'incliner; cependant pour éviter des difficultés subséquentes que leur connaissance des Missions et des sentiments des Portugais leur faisaient craindre, les directeurs déclarèrent qu'ils n’accepteraient la proposition qu'aux conditions suivantes :

«1° La mission aurait pour supérieur un évêque Vicaire apostolique, afin qu'elle fût sur le même pied que les autres missions de la Société.

« 20 Le Séminaire ne serait obligé d'y envoyer dans le moment présent que quatre à cinq missionnaires d’Europe.

«3° Les Jésuites qui étaient encore dans le Carnate n’en sortiraient point et continueraient d’y travailler, de concert avec les prêtres des Missions-Étrangères, et cela contre l'avis de la cour du Portugal qui demandait leur rappel en France.

«4° On pourrait élever des indigènes pour en former un clergé national, «ce qui, disait Mgr Davoust en rappelant les luttes du passé, ne sera pas possible tant que nous n'aurons pas un Vicaire apostolique français de notre maison : car nous ne consentirons Jamais à former des prêtres pour un évêque étranger, L'exemple seul des vexations exercées en Cochinchine par Mgr de Nabuce contre nos missionnaires d'Europe et nos élèves annamites suffit pour nous délivrer à jamais de cette

tentation, »

«5° Enfin, même si toutesces conditions étaient agréées, il en restait une dernière, la principale, sans laquelle

1, Arch. M.-É., vol. 31, p. 349.

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toutes les négociations ne pourraient aboutir : les autres Vicariats de la Société devaient donner leur consentement à l'acceptation de cette nouvelle mission.

Le gouvernement répondit qu'il ferait près de la cour romaine toutes les démarches nécessaires pour satisfaire les désirs des directeurs.

Au mois de mars 1776, des lettres patentes signées de Louis XVI et contresignées par M. de Sartine déclarèrent la remise des missions des Jésuites dans l'Inde à la Société des Missions-Étrangères. Voici la partie de la teneur de ces lettres qui indique les ditions de ce changement! :

« La dissolution de la Compagnie

“aisons et les con-

et Société des

Jésuites dans notre royaume pays, terres et séigneuries

de notre obéissance, nous obligeant de pourvoir à la desserte des missions qui ont été établies dans les Indes, par les libéralités de Louis quatorze, et en vertu de la permission portée par ses lettres patentes, en forme d’édit, données à Versailles au mois de mars mil six cent quatre-vingt-quinze :

« Nous avons pensé que nous ne pouvions confier un Établissement aussi utile pour la religion et aussi avantageux à nos sujets, en de meilleures mains qu’en celles des prêtres du Corps de l'association pour les Missions- É trangères. À ces causes et autres, de l'avis de notre Conseil et de notre certaine science, pleine puissance et autorité royale, nous avons ordonné et, par ces présentes signées de notre main, ordonnons, voulons et nous plait ce qu'y suit :

Arr, {er

Les missions qu’entretenait la Société éteinte des Jésuites en divers endroits des Indes orientales, et

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