VIT
Les Vicariats apostoliques de la Cochinchine et du Tonkin avaient, à la même époque, bien des malheurs à déplorer, ils étaient en proie à des guerres civiles qui ion sur le christianisme, un grand
eurent une notable act ince, ne furent pas sans influence
retentissement en Fri sur notre politique coloniale et enfin ne cessèrent que grâce à l'initiation d'un des évêques de la Société des Missions-Étrangères.
En 1765, sur son lit de mort, le Chua de Cochinchine, Vo-Vuong 1, déshérita son fils ainé et désigna pour lui succéder un autre de ses fils Dué-tong ?, né d'une femme de second rang. Un ambitieux vu gaire, Phuoc, sans autres talents que ceux de l'intrigue, prit en main le pouvoir, s'empara de l'héritier légitime qui mourut en prison et gouverna sous le nom du nouveau prince. Sa conduite hautaine et vexatoire provoqua un mécontentement général; une étincelle jaillit et alluma le feu de la guerre civile. Dans la province du Binh-dinh, deux frères Nhac et Hué et un de leurs parents, Lu, profitèrent de l'impopularité de Phuoc pour lever l'étendard de la révolte. À la tête d'une bande de voleurs grossie des séditieux, ils s'emparèrent de la ville de Qui-nhon. Sur leurs étendards, ils avaient mis cette inscription : Tàvson, montagnards de l'Ouest, et c'est pour cette raison qu'eux et leurs partisans furent désignés par ce non et que leur révolte le porte également.
Dans l'espoir de se délivrer de la tyrannie du régent et de chasser les Tay-son, des mandarins cochinchinois demandèrent du secours au roi du Tonkin, et