Du Hävre-de-Grûce, parti en 1775, mort le 8 février
2. La Société des Missions-Étrangères pendant la guerre du Tonkin, p. 13, :
Au Tonkin, les mêmes combats se livraient au milieu des mêmes misères, Le pays était dans la plus complète anarchie, Des complots formés contre le Chua Trinhsum, avaient d'abord été déjoués, mais à sa mort, en 1778, une révolte militaire porta Trinbh-giai au pouvoir à l'exclusion de Trinh-can désigné par son père. Les Tay-son, vainqueurs en Cochinchine, envahirent le Tonkin, et, sous le commandement de Hué, s'emparèrent de Ha-nôi.
Le vainqueur frappa les Trinh, mais respecta le roi Lè-hien-tong. Celui-ci, d’ailleurs, ne traita pas le général Tay-son en ennemi, il lui décerna les titres aussi vagues que sonores : de commandeur en chef, de défenseur du trône légitime, et lui accorda en mariage une princesse de sa famille.
Grâce à cette politique ou à la bienveillance naturelle de Hué, Lé-hien-tong mourut en paix dans le palais de ses ancôtres, à l’âge de 70 ans !, après avoir nommé son successeur, Lé-chieu-thong?, dont le règne court et malheureux devait aboutir à un désastre complet.
Mgr Reydellet traçait le plus triste tableau de l'état de sa mission pendant ces guerres bien plus semblables à des brigandages organisés sur une large échelle, qu'à des expéditions militaires :
« Nous n'avons plus ni communautés, ni collèges, ni maisons, ni résidences, ni églises, tout est abattu. Plusieurs de nos prêtres du pays sont cachés, l'évêque, les prêtres, les catéchistes sont recherchés; il y a grande récompense pour quiconque pourra les prendre; il n'en
4, En 1785,