Arch. M.-É., vol. 689, p
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une théologie pratique et substantielle et par-dessus tout la piété et le zèle.
Le Su-tchuen avait un seul sé observaient un règlement différent, selon qu'ils étaient humanistes o1 théologiens, Abandonnée et reprise plusieurs fois per M. de la Balluère et par Mgr de Martiliat, cette maison avait été réinstallée en 1762 par M. Pottier qui en avait chargé le véné indigène André Ly. Celui-ci, ble de vaquer à l'administ ation des vastes districts de la province, avait accepté avec joie l'offre de consacrer ses derniers jours à cette belle œuvre. 11 se retira à quelque distance de Tchen-tou, sur lagne déserte, emmenant av les instruire; il mit à cette tâche une grande assiduité et vit bientôt s'accroitre le nombre de ses élèves.
Ce petit établissement fut détruit en 1770, quatre ans avant la mort du P. André Ly, par la persécution qui avait causé l'arrestation de M. Gievo,
Un autre fut commencé à Tao-pa, à une journée et demie de Tchong-kin, par M. Moÿe dont l'activité embrassait tous les labeuzs :
fut celui de Long-ki.
Au sortir de sa prison, M. Gleyo é frontières du Yun-nan, ets'é
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Mgr Pottier, considérant cette station isolée comme très propre à l'installation d'une maison d'édncation, pria M. Gleyo de faire quelques constructions, Jui envoya des élèves et bientôt un prêtre très pieux, très docte ct très doux, qui fut je grand promoteur du clergé indigène au Su-tchuen, M. Hamel.
À la suite d'une perquisition, le séminaire fut transfér
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mission actuelle du Su-tchuen méridional.
Le Tonkin comptait de le Bo-chinh au
ux petits séminaires : l'un dans sud du Vicariat et l'autre tantôt
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la province de Ninh-binh et tantôt dans celle de Namdinh où était également situé le grand séminaire. Ces trois séminaires renfermaient en général cent cinquante à deux cents élèves.
La Cochinchine n'eut longtemps pas d'autre grand séminaire que celui de Juthia, eile eut son petit séminaire soit à Phu-cam près de Hué, soit à Faifo et ensuite à Di-loan, puis à Phuong-ru.
La mission de Pondichéry se servit d'abord du collège général tant qu'il resta dans la petite île de Virampatnam, et plus tard lorsqu'il fut établi à Pulo-pinang, elle en créa un pour elle-même.
[ y avait donc cinq petits séminaires et quatre grands renfermant environ 400 élèves et fournissant chaque année cinq, six et même dix prêtres.
Les missions possédaient encore d'autres maisons d'éducation, petites écoles tenues par les prêtres indigènes qui instruisaient les futurs élèves des petits séminaires ou par des maitres chrétiens qui enseignaient la littérature de leur pays et la doctrine catholique. Les plus nombreuses étaient pour les garcons; bien rares étaient les écoles de filles, et encore étaient-elles plutôt des succursales de catéchuménats. On trouvait cependant, surtout en Indo-chine, un certain nombre de Jeunes filles et de femmes capables de lire les livres annamites imprimés en caractères latins. C'était une exception et également une dérogation aux mœurs orientales; les missions de Chine n'avaient eu pendant longtemps aucune école de filles.
En Extrême-Orient, en effet, les écoles sont très nombreuses et l'instruction primaire très répandue ; mais ce bienfait n’est assuré qu'aux garçons; généralement les filles ne reçoivent pas d'instruction. Il résulte de ect état de choses que les chrétiennes sont beaucoup moins instruites sur les vérités religieuses qu'elles le pourraient
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Or, sans le concours des femmes, pensaient les missionnaires, il est à craindre que la foi n'aille s'affaiblissant de génération en génération, ou tout au moins que l'éducation offre bien des lacunes.
Au Su-tchuen, cette pensée avait fortement frappé M. Moÿe,
En 1779, un jour qu'il réfléchissait sur ce sujet et priait en demandant le secours des lumières divines, il eut une vision et entendit une voix lui dire : « Ayez un grand zèle pour l'éducation de la jeunesse, » Dès ce moment, ses pensées se fixèrent, et lor cette même année
M. Gleyo dans 1
sque vers la fin de , il alla pour la première fois visiter a partie méridionale du Su-tchuen, son projet d'établir des écoles de filles était arrêté.
[s'en ouvrit x son saint ami qui en fut effravé et refus: de l'aider dans cette entreprise. Le projet était en effet hérissé de difficultés capables d'arrêter plus d'un missionnaire, Tous les éléments de succès manquaient à la fois; pas d'écoles, pas de maitresses, des élèves partout dispersées et qu'il était presque impossible de réunir, comme on le fait en Europe; et plus que cela, la nouveauté du fait contraire aux coutumes chinoises, Sans se laisser décourager par l'opinion de l'ami sur lequel il comptait le plus fermement, M. Moÿe tenta quelques essais, il envoya plusieurs vierges dont il connaissait la haute vertu enseigner la religion à des enfants d'excellentes
Ces modestes essais réussirent, M. Gleyo finit par se
L rallier, Le Vicaire apostolique, Mgr Pottier, laissa faire. | M. Moÿe envoya
à ce dernier F ‘ancoise Jèn qui, par ait la plus entière
La religieuse se concilia bientot l'estime et l’affec
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de tous. D'autres suivirent son exemple, deux sœurs Monique et Lucie Sèn, leur tante Madeleine Sèn, et Catherine Lo furent les premières parmi ces âmes d'élite, Plein d'espoiret de confiance, le missionnaire ouvrit alors de nouvelles écoles à Tehang-keou, à Che-kia-tong et dans plusieurs autres villes ou villages.
« Il voyait déjà, écrit son biographe!, les élèves des
ierges institutrices dans un avenir prochain, comme sœurs, devenir les anges gardiens de leurs frères, comme épouses s'acquitter d'un pieux apostolat près de leur époux, comme mères s'asscoir en reines au milieu de leurs enfants et faire de leurs foyers autant de centres d’où rayonnerait la vie chrétienne. » Ce rêve enchanteur n'est pas encore réalisé, et personne ne peut prévoir l'époque de son accomplissement, mais il est bon que ceux qui tentent une œuvre difficile aient au cœur l'espoir d'un bien immense ; cet espoir est une force, et si le bien désiré s'opère, ne fût-ce que partiellement, c'en est assez pour augmenter l’éclat de la gloire de Dieu, édifier les âmes, accroitre la vertu du monde et entourer d'une auréole plus brillante le nom des initiateurs,
Son projet expérimenté et agréé, M. Moÿe voulut en assurer la perpétuité par l'établissement d'un couvent, où dix à quinze vierges chrétiennes seraient tour à tour formées à leur rôle de maîtresses d'école. I le fonda dans le district de M. Gleyo, sur les frontières du Yun-nan et par conséquent plus éloigné de la surveillance des mandarins.
Installé d'abord à Long-ki, puis à Lolan-keou, ce couvent fut définitivement fixé à Lo-ko-sen. Le missionnaire alla lui-même initier ces futures institutrices à l'œuvre qu'il voulait d'elles. La méthode d'enseignement qu'il