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dressant à Mgr Pottier!, intimez ces règles en votre nom à vos missionnaires, afin qu'ils les observent exactement et'avec zèle; mais si vous jugez qu'à raison des temps et des personnes, ces règles ne peuvent aucunement être observées, il vaudrait micux dissoudre cette société de Vierges chrétiennes que d'exposer la religion elle-même à quelque grave danger, Vous examinerez avec votre prudence accoutumée ce qu'il convient de faire en ces conjonctures, »
La largeur de vues de l'évèque, la saine approbation qu'il portait sur les choses et les hommes, son tact parfait dans le commandement étaient aussi propres à régulariser les travaux des institutrices, que l’activité et l'initiative de M. Moÿe étaient capables de les faire naître,
Dès lors, les écoles de filles se créérent peu à peu dans les villes et dans les campagnes. Mgr de Saint-Martin, coadjuteur et successeur de Mgr Pottier, qui ne les avait pas immédiatement appréciées à leur juste valeur, revint de cette première impression, et écrivit à M. Dufresse ? :
« Multipliez les écoles de garcons; mais où trouver de bons maitres? Si l’honoraire est compétent, il y a espérance, Faites contribuer en général à cette bonne œuvre, Je manque dans ma partie d’écoliers et de bons maitres. Amenez-nous en de vos côtés, faites des fondations pour cela. Conservez par-dessus tout les écoles de filles; Dieu les bénit évidemment si elles sont instituées selon les règles de M. Moÿe interprétées par la Sacrée Congrégation. Je vous les recommande comme la prunelle de mon œil. Instituez-en
partout, À cet égard, j'ai été trop indifférent, et même