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DES MISSIONS-ÉTRANGÈRES 177 nous verrons même des évèqu
es refuser de laisser leurs chrétiens s'enrôler d
ans les rangs des ennemis des dynasties régnantes et persécutric(
l'orgueil national, mais un orgueil profondément enra.-
ciné qui, en plusieurs pays, dépasse toute mesure, La Chine en est un exemple :
. Ajoutons à ce préjugé
« Fier! de son antiquité, de
ses institutions séculaires, de la sagesse de ses lois, fier
aussi de son prestige auprès des nations voisines, vassales ou tributaires de la dynastie, le peuple chinois estime que le monopole de la civilisation lui appartient et Juge fatal à ses mœurs comme à son unité tout contact avec les étrangers, De la sa longue résistance à ouvrir ses ports aux Européens: de là la sourde et Systématique opposition qu'il fait à leur influence,
«Cette susceptibilité d'amour-propre national prend surtout ombrage du catholicisme. La raison en est facile à comprendre. Si le S#ouvernement chinois ne craint plus guère aujourd'hui l'affluence des commerçants européens, c’est que, cantonnés duns quelques g du littoral, ils se contentent d'envoyer le ses dans l'intérieur du pays sans y p
‘andes villes urs marchandiaraitre eux-mêmes et sans Y propager de doctrines. La religion catholique, au contraire, a ses missionnaires répandus dans toutes les provinces; partout elle exerce une influence directe les esprits et sur les cœurs, re croyances
su
ctfiant ou condamnant les
erronées du peuple. abolissant dans
les usages traditionnels ce qui est conti
aire à ses lois, réformant la famille, redressant les idées, se mêlant en un mot à tout ce qui fait la vie de la nation. Cette intervenon continuelle du christianisme et de la puissance de
son action, voilà ce qui épouvante la classe des lettrés,