Vie de Mgr Dubar, Vicaire
apostolique du Tehe-ly Sud-Est, par le P. Leboucq, p. 338.
MISSIONS-ÉTRANGÈERES, — IL.
trop elairvoyants pour n'y pas reconnaitre le principe d'une immense révolution morale qui changera la face du pays. »
Les calomnies grossissent ces préjugés : elles sont de toute nature et se rencontrent dans tous pays, les plus absurdes sont les mieux acceptées, tantôt répandues par des hommes de bonne foi, tantôt inventées à plaisir par les bonzes, par les talapoins, par les lettrés, par les brahmes, par les mandarins, par tous ceux qui détestent le christianisme, méprisent les Européens, ou craignent que leur ascendant ne s'étende trop loin et n’enlève les adeptes qui les font eux-mêmes vivre.
« Pourquoi nous combattez-vous et voulez-vous nous chasser ? demandait un missionnaire à un Brahme.
— Parce que vous nous arrachez nos fidèles et que nous ne pouvons plus vivre, » répondit cyniquement celui-
Les placards anonymes, les libelles diffamatoires, les nouvelles colportées de village en village aceusent les missionnaires et les chrétiens de forfaits, de crimes contre nature, d’assassinats ; et tout cela se dit, s'imprime, se répète par des milliers de bouches. Les païens d'Occident lancaient ces mêmes accusations ily a dix-huit siècles, les païens d'Extrême-Orient n'ont rien inventé. Le démon se répète, et l'esprit humain dévoyé ne recule pas devant um perpétuel plagiat.
Un des graves délits qu'on impute aux catholiques en Chine et en Indo-Chine est de ne pas honorer les
ancêtres. En vain expose-t-on la doctrine de l'Église sur les défunts, en vain réeite-t-on des prières et faiton des cérémomies funébres publiques et solennelles, le côté sensible n'apparait pas suffisamment à ces hommes habitués à tout considérer sous l'aspect matériel. Ils ne voient ni viande ni argent offert aux dé-
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ils ne le sont pas du tout. Ces ancôtres sont encore un obstacle d'un
autre genre; ils n’ont
pas embrassé le catholicisme, donc concluent leurs descendants, nous ne Pouvons pas l’embrasser, nous devons rester dans la religion de nos pères.
Que l'on juge des tracasseries que et ces idées peuvent exciter, A tions g'éi ‘rales et officielles, que de vexations locales, que de luttes les nouveaux convertis doive dans l'ombre, luttes d'autant plus pénibles qu'elles sont de tous les instants. À peine &-t-on c de la conversion. que s'élève bateur., puis des ailleries, violences et des hostilités est pauvre, on lui refuse le trouver en défaut d dans l'acquittement de on lui intente un procès. Ce sont des persécutions mesquines sans doute, mais que leur continuité rend intolérables. On citerait difficilement une paroisse dont les membres n'aient Pas été, à leur entrée dans le catholicisme, aSsaillis par ces ennuis. En Chine, ces importunités sont aggravées par les agents des sociétés secrètes, Aux Indes, elles revêtent parfois un caractère plus sensible encore : le néophyte est chassé de peut entrer dans une autr taine continuelle, "us en ennemi.
ces calomnies défaut des persécu-
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ONnaissance un murmure désapprodes injures et enfin des ouvertes; si le catéchumène tout service, on cherche à ans le paiement des impôts et S Corvées: s'il est riche,
la caste, et il ne e, c’est une sorte de quaranqui laisse l’homme seul, traité par
Quand ils énumérent I les
es obstacles aux conversions, également les scandales Au xvne et au xvurt siècle, nt moins connus en Extrème-Orient , ils étaient cependant on les Indes, à Siam, à (
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