HISTOIRE GÉNÉRALE DE LA SOCIÉTI
que les habitants de ces pays eussen is les yeux de mauvais exemples dont ils faisaient flèche contre le
christianisme, ils parlaient aux prédicoteurs de l'Evan- intin ile dans des termes analogues à ceux que citait un mis- de 1
sionnaire au commencement du xix° siècle! ; | chris
« Vous dites que votre religion est la seule bonne et la vent seule véritable, la seule qui conduise l'homme au salut: écou nais voyez ceux de vos compatriotes qui vivent parmi de lu nous, et qui ont été élevés dans la religion que ‘ous Le nous prêchez. Quoique chrétiens, ils se livrent publique- chrét ment et sans scrupule à des désordres, que nous, païens, se pl oserions à peine commettre en secret, Quel avantage pond peut-il done y avoir à embrasser une religion qui a si tacle
î peu d'influence sur la conduite et le réglement des Ne À mœurs de ceux qui la professent, et qui viennent d’un vous
i pays où elle est seule professée? » #nore | Le rang social de ceux qui, ordinairement, se (prètr | convertissent est également un obstacle. Les ber- man
sucre
gers sont venus les premiers autour de la crèche, ce
hr sont encore eux qui viennent reconnaitre le Dieu de de gra
fi. l'Eucharistie. Les grands et les riches ont peine à s'age- donc ( nouiller sur le même parvis, à adorer le même Dieu, à SOIT pc il | obéir aux mêmes commandements que les petits et les sons Ée ie humbles. Ils ont peine à croire qu'ils peuvent embrasser lou m Li la même religion sans déchoir. On citerait sur cet arti- Qu'est
cle nombre de faits curieux et typiques, nous nous poser :
| contenterons d’un seul?. Aux Indes, pendant qu'un mis- L'ex | sionnaire faisait l'administration d'une des petites sta- | païenn tions de son district, il voyait chaque soir le chef du BR déchéa
village païen se présenter à lui avec de petits pré- hs Que
sents, selon l'étiquette du pays, et engager une con- la natu
christie
versation de quelques instants. Quand une certaine I 2 | valent “40 chrétie 1. Annales de la Propagation de la Foi, 1826, p. 3. Ë païens