‹ Histoire générale de la Société des missions-étrangères [microforme]Chapitre 9 sur 248 · Arch. M.-É., vol · texte numérisé non relu

Arch. M.-É., vol

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DES MISSIONS-ÉTRANGÈRES 29 avec les Abyssins, avaient presque entièrement éteint chez eux les lumicres de la foi, et ne leur avaient laissé qu'une idée confuse de Jésus-Christ, et de quelquesuns de nos mystères,

Saint François Xavier en baptisa une gr pendant son séjour: sussi leur fidélité à sarder ce que la tradition a pu leur conserver des instructions que ce saint leur donna, marque la grande vénér avaient pour lui,

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ation qu'ils « Ils demandent sans cesse des missionnaires, et se plaignent avec raison de ce qu'étant rachetés du sang de Jésus-Christ comme les autres peuples, ils ne participent pas aux mêmes faveurs, Ceux qui ont fait quelque séjour à Socotora leur ont souvent entendu dire :

« Eh! Pourquoi nous a-t-on abandonnés? Est-ce parce que notre ile ne produit point les richesses que cherche l'avidité des Européens?

CEstce qu'il n'y à plus personne en Europe comme le £rand-père qui passa ici du temps de nos ancôtres, qui ne cherchait que le salut des âmes et méprisait tous les biens de ce monde?

« Est-ce que les missionnaires ont peur de mourir de fuim avec nous? qu'il en vienne quelqu'un, nous partaterons avec lui notre nourriture, et nous ferons e ail ne lui manque rien; nous vendrons notre

Son et notre aloès, pour lui ac

n sorte sang-deheter ce que la nature avare nous refuse, et notre Soumission à ses volontés dédommagera abondamment de son exil,

«Le R, P. Michel-Ange, récollet piémontais, avait été témoin des plaintes de Cés pauvres insulaires, et il S était déterminé à aller linir ses jours avec eux. Il était venu à Pondichéry en demander la permission à Monsieur Dumas à qui la cour de Rome l'avait renvoyé, I] l'avait obtenue, et il s'était embarqué dans un vaisseau français qui devait toucher à Socotor: * Ch allant à Moka,

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mais Dieu se contenta de sa bonne volonté, le vaisseau las, pirates cruels, Ge saint reli-

fut pris par les Bonce ut le bonheur de voir couronner

uieux fut massacré et e son zèle par une espèce de martyre.

« Depuis ce temps, aucun missionnaire n’a tenté de p nétrer dans cette ile, et malgré l'horreur que ces insulaires ont pour l'Alcoran, il est fort à craindre que les Arabes, qui se sont rendus maitres de tous les ports, ne l'introduisent dans la suite. Et pour lors quel compte Dieu ne demanderait-il pas à ses ministres d'avoir laissé ww leur négligence une chrétienté si considé-

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perdre pi rable.

« Nous aurions bien souhaité pouvoir porter quelques secours à ces pauvres gens. M. Méyère, en particulier, forte inclination pour se consacrer à cette mais notre vocation nous appelait autre vions aux Tonkinois, et c'eût été de les abandonner, dans la vue

sentait une bonne œuvre ; part; nous nous de prendre le change que apparente d’un plus grand b'en. »

Louis et Méyère finissaient cette partie de leur journal, comme ils l'avaient commencé, en exprimant l'espéleur narration toucherait le cœur « de ceux

‘ance que la vocation pour les œuvres aban-

qui se sentent de données ».

L'espoir des missionnaires se ré rès. Une personne de foi très vive, Madame de Rupelde l’année 1755, rendre visite à M.

du Séminaire des Missions-Étranavait été très émue du

alisa quelques années

ap monde 1, vint un jour de Lalanne, supérieur res et lui ouvrit son âme. Elle it de MM. Louis et Méyère sur Socotora « surtout

réc aisons et pendant ses actions de gràces »,

pendant ses Or et elle se sentait extrèmement portée à procurer à ces

1, Recourt, maison de l'Artois, d'où sont sortis les châtelains de Lens, les seigneurs de Licques, de Rupelmonde, de Camblain, de la Comté des Auteux, de Risbroack et du Sart.

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