Arch. M.-É., vol. 298, p
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On ne pouvait cependant rester sous le coup de ces calomnies : afin de les réfuter victorieusement, Letondal pria M. de Guignes, agent du roi à Canton, de rédi- £er son opinion sous forme de procès-verbal,
Cette pièce, datée du 6 novembre 1789, rend pleine Justice aux missionnaires, en voici le textes :
«Arrivé en Chine en 1784, j'ai été témoin de la persécution. Le commerce n’en a point souffert, et s'il devient de plus en plus difficile, il ne faut l'attribuer qu'à l'avidité des mandarins. L'entrée des missionnaires ne peut nuire au négoce européen, puisqu'elle se fait furtivement et qu'en outre les missionnaires ne partent point de Canton, mais de Macao, et avec toutes les précautions imaginables. Les procureurs sont intéressés les premiers à en prendre, puisqu'ils s'exposeraient s'ils étaient reconnus par les Chinois, pour introducteurs d'étrangers dans l'empire. Le commerce portugais n'ayant pas été gêné davantage, malgré la connaissance que les mandarins avaient que M. Tsat, prêtre chinois, était à Macao et qu'il s'était sauvé de ce port, on ne peut attribuer à aucune crainte, pour les affaires mercantiles, les diffieultés qu'a faites l'ancien gouverneur de Mendoza. Etait-1l possible qu'un Portugais pût s'opposer à l'entrée de missionnaires dans un pays vaste, où il manquait des prêtres de sa nation? J'attribue les mauvaises volontés
{. Du diocèse de Mende, parti en 1788, mort le 13 mars 1793. 2. Du diocèse de Metz, parti en 1788, mort le 7 novembre 1822, 3. Du diocèse de Vannes, parti en 1788, mort le 22 juin 1814. 4. De l'ancien diocèse de Ghàlons-s,-Saône, parti en 11788.