‹ Histoire générale de la Société des missions-étrangères [microforme]Chapitre 96 sur 248 · Arch. M.-É · texte numérisé non relu

Arch. M.-É

vol. 298, p. 539, :

qu'on à eues pour M. Letondal à la même cause que celles qu'on à toujours témoignées aux F 'ANnÇAIS à Macao, même envers les vaisseaux de Sa Majesté, et depuis envers des navires marchands, même cette année, tel le vaisseau le Hoyse de l'ile de France. »

M. de Montigny et M. Desmoulins, agents généraux de la Compagnie à Canton, firent des déclarationsanalozues.

Ces lettres vengeaient le passé, elle: +: ‘rantissaient pas l'avenir; envoyées à Paris, quel e. produiraient-

elles? et simêmeel les donnaient lieu à des ordres sévères du gouvernement portugais, ces ordres seraient-ils exécutés? Letondal montra dans cette affaire un coup d'œil Juste et une grande connaissance des hommes. Les métropoles, le Portugal et la France, étaient loin, mais les colonies étaient proches. Or, à la tête de quelques-unes d'entre ielles, il y avait des officiers francais, à qui le procureur avait déjà eu l’occasion de rendre service et qui ne redoutaient pas trop d'engager le drapeau de notre pays.

Il exposa la situation à d'Entrecasteaux et reçut de lui une lettre pleine de fermeté dont il pouvait faire usage comme d'une arme défensive.

S'il était possible, y était-il dit 1, que le gouverneur portugais fût capable de refuser de recevoir à Macao des missionnaires munis d'ordres du roi pour Sy rendre, il serait important que ce refus incroyable füt constaté de la manière la plus authentique, afin que la cour de France pût dénoncer un fait aussi extraordinaire à la cour de Portugal, et demander la punition de ce £ouverneur, » Je me garderai bien, ajoute M. Letondal, de produire cette pièce en temps de paix ; mais si j'avais à soutenir des assauts pareils à ceux de l’année dernière, je la montrerais, et il est à croire qu'elle serait le

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