Arch, M.-É., vol. 298, p
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sujet d'une profonde méditation pour le gouverneur de Macao. »
La Société des Missions-Étrangères avait assez souvent essayé de rendre service à la France, pour qu'elle eût le droit de demander cet acte de bienveillance.
Toujours en effet, et en s'occupant principalement des choses du ciel, elle n'oubliait pas celles de la terre, gardait une vive reconnaissance à la France qui renforçait ses rangs et soutenait ses œuvres, et elle s'empressait de prouver ses sentiments dès que les circonstances étaient favorables, mais encore voulait-elle que l'intérêt supérieur des âmes fût uni à celui de la patrie. Mgr Pallu, Mgr Laneau, Mgr Bennetat et bien d'autres avaient donné ces exemples de patriotisme et de zèle religieux. Un grand évêque se préparait à les imiter.
Nous avons raconté plus haut les troubles de la Cochinchine, nés de la révolte et des victoires des Tay-son, les relations de Mgr Pigneau de Behaine avec le Chua légitime, Nguyèn-anh. Rien n'était changé; car la persévérance du prince à combattre et les secours qu'il avait obtenus des Siamois avaient laissé intacte la fortune des Tay-son.
Ces longues et sanglantes guerres avaient eu du retentissement en dehors des frontières d'Annam. Les Portugais de Macao, les Hollandais de Batavia, les Anglais de l'Inde avaient fait des ofires de services au vaincu, puisque les vaincus sont les seuls qui achètent très cher les services. La France n'avait rien proposé, et sans doute elle ne voulait rien en Indo-Chine, abandonnant même ce qu’elle possédait ailleurs.
Mgr Pigneau de Behaine, obligé de quitter la Cochin-
chine, avait rencontré Nguvên-anh, fi dans un tot du golfe de Siam et intentions des puissances ét ‘angères ; il offrit prince le secou s de la France. Cet Mgr Pigneau étut-elle r
nérent Mer d'Ad
qu'elle était,
Les Tay-son, maitres de la Haute-Cochinchine, hostiles au catholicisme, et avaie édits de persécution.
«Nous voulons, disaient-ils, que tout consacrées au culte de Da-to (Jésus) soient détruites et employées à l'édification des er
Les mandarins
P. Odemilla.
«La religion des Tay-son est de n'en pas avoir, écrivait Mgr Labartette, coadjuteur de Mgr de Be ne dure longtemps, nous aurons bien de la peine à échapper de leurs mains. »
Le prince détroné n'était pas chrétien, mais il tr les catholiques avec bienveillance, il se pectueux de leurs pratiques, il se f, nos dogmes et semblait les
Le Vicaire apostolique devait évidemment sentir de sympathie pour le prince favo que pour les persécuteurs. D'autre part, il devait se du côté de la France et contre les autres seulement parce qu'il était Franc
leur règ
igitif comme lui, avait été instruit des
te grave démarche de aisonnable? était-elle apostolique? était-elle conforme aux instructions L'amour de la patrie n'aveugl sionnaire, et ne compromettaitlisateur? Cette question s’est p‘ n'est pas sans intérêt d'examiner
de Rome ?
ait-il pas l'évêque misil pas son rôle d'évangé- »sée bien des fois, et il les motifs qui détermi- ‘an. Jetons done un regard sur la situation religieuse et politique telle qu'il la vit et telle
nt publié plusieurs es les maisons
indes pagodes. »
avaient jeté en prison et fait battre de
verges plusieurs missionnaires, ils avaient mis à mort le
montrait resuisait expliquer admirer avec sincérité.
able au christianisme
nations, non ais, Mais parce qu'une
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