INTRODUCTION
C’est pour nous un devoir bien agréable que de reconnaître ici, dès le début, l’empressement avec lequel les savants des différentes parties de l’Italie nous ont facilité notre tâche et de leur en exprimer publiquement toute notre gratitude. Nous devons notamment remercier M. le marquis d’Adda, dont nous n avons jamais trouvé en défaut ni l’exquise érudition, ni l’inépuisable obligeance. Le représentant d’une autre famille [célèbre de Milan, M. le marquis Trivulce, n'a pas oublié que son aïeul avait servi notre pays, et il a gracieusement fait exécuter, pour cette publication, les photographies de ces superbes tapisseries de Vigevano, qui portent la fière inscription :
IOHANNES IACOBVS TRIWLTIVS... FRANCIE MARESCALCUS
Nous ne quitterons pas Milan sans remercier également le surintendant des Archives, M. C. Cantii, qui a bien voulu nous communiquer un certain nombre de notices. D’autres notices, non moins intéressantes, nous ont été fournies par M. le chevalier Q. Bigi, de Correggio, par M. Cittadella, bibliothécaire honoraire de la ville de Ferrare, par MM. Gaetano Milanesi, directeur des Archives d’Êtat de Florence, et Georges Campani, inspecteur de la galerie des Offices ; enfin par notre savant ami, M. le chevalier A. Bertolotti, secrétaire des Archives ci État de Rome. Les noms de ces érudits reviendront plus dune fois dans le cours de notre publication.
Z'Histoire de la tapisserie italienne sera divisée en deux parties : la première contiendra une étude générale sur le développement de cet art dans la Péninsule, sur ses rapports avec la peinture, sur son rôle dans la décoration et notamment dans les fêtes publiques; la seconde sera consacrée à l’histoire spéciale des différents ateliers ou fabriques qui ont pris naissance de l’autre côté des monts depuis le quinzième siècle jusqu à nos jours. On trouvera dans cette seconde partie la liste, aussi complète que possible, des artistes attachés à chacun de ces établissements, ainsi que celle des tapisseries exécutées par eux.
Eugène MÜNTZ.