‹ Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificatives (volume 2)Chapitre 125 sur 227 · tome V, Chroniques, n. V. Cann. Adalberonls, p. 264 & seq · texte numérisé non relu

tome V, Chroniques, n. V. Cann. Adalberonls, p. 264 & seq

' ActaSanct. ordinis S. Benedicti, saec. 5, p. 77. ^ Marca Hispanica, p. 940 & seq. — Cap'ituJaires,

' Voyez tome V, Chartes & Diplômes, n. CXXXI, t. 2, p. i5 1 5-i522.

7*^ & 8'' chartes citées sous ce numéro. ' Voyez tome V, Chartes & Diplômes, n. CXXXI,

J^o"^- la 5'' charte citée sous ce numéro.

HISTOIRE GÉNÉRALE DE LANGUEDOC. LIV. XIII. ■'oo ~Z

" / An 990

laume &. de Sancia, sa femme, de plusieurs alleux situés dans le comté d'Urgel &c la vallée de Castelbon, le 8 d'octobre de la troisième année du règne de Hugues le Grand, roi ou duc des François. C'est de ce Guillaume, vicomte de Castelbon, que descendoit Esclarmonde , héritière de cette vicomte qui comprenoit une partie du diocèse d'Urgel 5 elle l'apporta au commencement du treizième siècle dans la maison de Roger-Bernard , comte de Foix , son mari.

Le besoin où se trouvoit le comte de Barcelone d'un prompt secours contre les Sarrasins , l'engagea sans doute à se soumettre des premiers à Hugues, à la protection duquel il eut en effet recours pour se soutenir contre ces infidèles, sur lesquels il reprit enfin sa capitale. Il nous reste une ' lettre de Hugues à Borrel, dans laquelle il lui promet de se mettre bientôt en marche pour aller à son secours. Il lui mande en même temps de venir au-devant de lui dès qu'il auroit appris son arrivée en Aquitaine à la tête de son armée, tant pour lui donner des assurances de sa fidélité, que pour servir de guide à ses troupes ; nous ignorons si le roi Hugues entreprit cette expédition.

XXIII. — Second testament d' Adélaïde , vicomtesse douairière de Narbonne. Origine de Vabbaye de (Quarante.

Ce prince étoit aussi reconnu dans le diocèse de Narbonne la troisième année de son règne, suivant la date du second^ testament que fit alors Adélaïde, vicomtesse de cette ville , qui nomme pour ses exécuteurs testamentaires Ermengaud, archevêque, & Raimond , vicomte de Narbonne, ses fils , avec trois seigneurs, ses vassaux. La cathédrale de Narbonne, l'abbaye de Saint- Paul de la même ville, celles de Saint-Pons, de la Grasse, de Saint-Chinian Si. de Villemagne eurent part à ses pieuses libéralités. Elle donna entre autres à la dernière un alleu qu'elle avoit acheté à Salatian de l'archevêque Annon, qui est le même qu'Annon, archevêque d'Arles. Cela peut faire conjecturer que ce prélat étoit originaire de la Province, car le lieu de Salatian paroît n'être pas différent de Salazac, dans le diocèse d'Uzès 8<. la viguerie de Bagnols j ce qu'on peut confirmer par le don que fit^ le même archevêque vers l'an 986, en faveur de Bernard , évêque de Nimes, d'un alleu situé dans le comté d'Uzès.

Adélaïde donna "^ un autre alleu, qu'elle avoit acquis à Oveillan de l'évêque Éd. origin. Arnaud Se des chanoines de Saint-Félix de Girone, à l'église de Sainte-Marie de Quarante, à condition que les chanoines qui la desservoient en jouiroient en commun sous l'administration d'un prêtre nommé Aigulfe. Il y avoit donc alors des chanoines à Quarante, & même, à ce qu'il paroît, longtemps auparavant 5 car il est fait mention de cette église dans le testament ^ de Raimond 1,

' Gerbert, £pist. 112. " ''Voyez tome V, Chartes & Diplômes, nu-

' Voyez tome V, Chartes & Diplômes, n. CXXIX. méro CXXIX.

Gallla Christiana, t. i, p. 55i. ^ /^,-,^. „, CXVil &. CXIV.

An ppc

comte de Rouergue, de l'an 961, 8c dans d'autres actes du dixième siècle. Ces chanoines embrassèrent la règle de S. Augustin au onzième, & ils étoient gouvernés par un abbé en 1087, suivant un testament qui est aux archives de cette abbaye, par lequel un nommé Guillaume Aribert s'y « donne pour « chanoine entre les mains de Riquin, abbé, fait héritier Pierre Aribert, son (c fils. Se donne dix sols de Béliers à Marie, sa filleule. )> Cette abbaye qui subsiste encore aujourd'hui est située dans le diocèse de Narbonne, à trois lieues de cette ville vers le nord , Se elle est desservie par les chanoines réguliers de la congrégation de Sainte-Geneviève.

Adélaïde, vicomtesse de Narbonne, fit plusieurs autres legs pieux pour son père 8c sa mère, pour Matfred, son mari, ses fils, ses sœurs, ses parens 8c ses vassaux. Elle donne au vicomte Raimond, sonfilsy la vicomte de Narbonne ou de Narhonnois, avec ses dépendances & ses fiefs ^ 8c à Ricarde, sa belle-fille, femme du même vicomte, son fils, plusieurs alleux qu'elle substitue à leur fils Ermengaud j preuve certaine qu'il arrivoit, du moins quelquefois, dans la Province, que les femmes des comtes 8c des vicomtes conservoient après la mort de leurs maris l'administration des comtés ou vicomtes qu'ils avoient possédés, 8c cela longtemps après la majorité de leurs fils 5 car on a déjà vu que Matfred, vicomte de Narbonne 8c mari d'Adélaïde, mourut vers l'an 966. Ainsi Raimond, son fils, qui lui succéda, étoit déjà avancé en âge en 9905 d'ailleurs Ermengaud, frère de ce dernier, fut élu archevêque de Narbonne en 977. On a lieu de croire que la vicomtesse Adélaïde, qui devoit être déjà fort âgée dans le temps de ce dernier testament, n'y survécut pas longtemps.

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