LXIV. — Plaid tenu dans le Querci par ce comte
Nous apprenons d'ailleurs que Raimond, comte de Rouergue, mari de cette f^^{ °"«*Jprincesse, vivoit encore en 960 } car il n'est pas* différent du comte Raimond qui, le i3 de juillet de cette année, tint un plaid dans l'église de Saint- Sernîn en Querci, pays qu'il possédoit par indivis avec Guillaume Taillefer, comte de Toulouse, son cousin. Suivant cet acte*, deux seigneurs ne pouvant s'accorder sur la possession d'une église & de quelques autres biens, eurent recours au tribunal du comte Raimond qui tenoit alors ses assises, &c qui leur permit de vider leur querelle par un combat singulier, ^/în que Dieu fît connaître de quel côté étoit le bon droit. Chacun ayant choisi son tenant, & les deux champions étant entrés en lice à la deuxième heure du jour, ils combattirent jusqu'au soleil couché sans que l'un ou l'autre eût l'avantage. Le comte, du consentement des parties, adjugea alors le domaine contesté à l'abbaye de Beaulieu, dans le bas Limousin, à laquelle il avoit appartenu auparavant.
Il est parlé du même comte Raimond^ &du comte Hugues qui, à ce qu'il paroît, étoit son frère, dans l'acte de fondation^ faite à peu près vers ce temps-là du monastère de Fons, en Querci, dont ces deux comtes possédoient le domaine, du moins en partie, suivant le même acte.