‹ Histoire générale de Languedoc, avec des notes et les pièces justificatives (volume 3)Chapitre 132 sur 234 · LX. — Comtes deRajés · texte numérisé non relu

LX. — Comtes deRajés

, Eudes, comte de Razès, survécut à ce qu'il paroît k Roger I, comte <le Carcassonne, son frère aînéj nous vpyons en effet qu'il vivoit encpre,/^ 7 de mai de la vingt &» unième année du règne du roi Robert, ou de l'an 1017. Il doooa^^ alors pour la rémission de ses péchés, de son fils Arnaud &i de. totts$e$parens,

* Voyez tome IV, "Note XXVI, n. .^ & suiv, ^ Catel, Mémoires de Vhist, du Languedoc, p. 629.

* Voyez tome V, Chartes 8c Diplômes, xui- 'Voyez tome V, Charte» & ' Dipi^mcs^ numéro CXLV. méroLXXVIH. ..:.-..

* Voyez ci-dessus, n. LV, p. 240, « Ibid. n. CXLIX.

aux chanoines de Saint-Paul de Narbonne, un alleu qu'il avoit à Védeillan dans le diocèse de cette ville, avec Téglise, les dîmes, les prémices, le cimetière 6» tout Vhonneur ecclésiastique ^ dont il se réserva l'usufruit. Arnaud, son fils, lui succéda dans le comté de Razès.

LXL — Mort de Raimond /, comte de Carcassonne. — Plaid tenu à Béy.ers.

Maison d^Andw^e,

Raimond, fils aîné de Roger I, comte de Carcassonne, avoit déjà eu ce comté en partage, mais il n'en jouit pas longtemps puisqu'il mourut quelque temps avant son père, ou du moins qu'il lui survécut fort peu, ainsi qu'on vient de le dire. Il laissa * deux fils en bas âge, Guillaume & Pierre, de Garsinde sa femme, vicomtesse de Béziers 8c d'Agde, laquelle se remaria bientôt après avec Bernard, seigneur d'Anduze, veuf lui-même d'Ermengarde. Les deux fils de Raimond, comte de Carcassonne, demeurèrent par là, ce semble, conformément au testament de Roger I, leur aïeul, sous la tutelle de leurs oncles, le comte Bernard & Pierre, évêque de Girone.

La même Garsinde avoit déjà épousé en secondes noces Bernard d'Anduze dès l'an ioi3. Elle disputoit* alors à Senegonde, sa sœur puînée, le village de Palais dans le diocèse d'Agde & s'en étoit même emparée, sous prétexte que Guillaume, vicomte de Béziers 8c d'Agde, leur père, le lui avoit donné. Nous avons vu cependant que ce vicomte en avoit disposé par son testament^ en faveur de Senegonde. Aussi cette dernière, accompagnée de Richard premier du nom, vicomte de Millau, son mari, se rendit-elle à Béziers pour y soutenir son droit dans une assemblée qui se tint le 28 de juillet de Vannée ioi3, la dixhuitième du règne du roi Robert, dans l'église cathédrale de cette ville, 8c à laquelle se trouvèrent, outre plusieurs seigneurs séculiers, Etienne 8c Gualcaron, abbés, dont le premier étoit sans doute abbé de Saint-Aphrodise, 8c l'autre de Saint-Jacques de Béziers. Bernard, marquis, s'y rendit aussi avec la comtesse Garsinde, sa femme^ sœur de Senegonde. Le vicomte Richard demanda d'abord, au nom de cette dernière, d'être rétabli dans la possession du village de Palais. Garsinde produisit de son côté des témoins qui attestoient que le vicomte Guillaume, son père, le lui avoit donné. Les juges demandèrent au vicomte s'il n'avoit pas quelque charte à produire pour appuyer ses prétentions; il répondit qu'il n'en avoit d'autre que l'acte de partage que le vicomte Guillaume avoit fait en faveur de la même Senegonde, sa femme, dans le temps qu'il entreprit le voyage de Rome. Les raisons des parties étant à peu près égales, les juges leur proposèrent un accommodement, qui fut accepté de part 8c d'autre. Garsinde compta la somme de deux cents sols à Senegonde, sa sœur, 8c demeura ainsi dans la paisible possession du lieu de Palais. La première 8c Bernard, son mari, ayant fait ensuite rebâtir l'église de ce village, la firent^

' Voyez tome IV, Note XXII, n. i6. ' IhU, n. CXXVIII.

* Voyez tome V, Chartes & Diplômes, n. CXLVI. * Ihid, n. CLVI, 2' charte citée soui ce numéro.

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