‹ Histoire générale de Languedoc, avec des notes et les pièces justificatives (volume 3)Chapitre 157 sur 234 · XXII. — Mo · texte numérisé non relu

XXII. — Mo

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lort de HugueSy comte de Rouergue 6» marquis de Gotkie. — Berthe^ ; fille^ femme de Robert II, comte d'Auvergne, lui succède.

Béranger II, vicomte de Millau, fut présent le 23 de février de Tan io5i, à une donation que Hugues, comte de Rouergue. $i la comtesse Richarde, sa mère, firent V alors à l'abbaye de Conques pour le salut de leurs âmes & de cejlê du comte Raimond, mari de cette princesse. Hugues fait mention de ses

Éd. origin. enfans CTi général dans cet acte qui est souscrit par la comtesse Foy 5c la comtesse Berthe. Cette dernière* étoit fille & héritière présomptive de ce prince, qui n'avoit pas d enfans mâles. Elle avoit épousé le comte Robert, fils de Guillaume V, comte d'Auvergne, qui souscrivit avant elle au même acte. L'autre étoit mère de Berthe Se femme du comte Hugues.

"xnTô^^ Ce prince, qui outre le comté de Rouergue posséda aussi celui de pévaudan avec le marquisat de Gothie, le comté particulier de Narbonne, &c., vivoît^ encore en io53. Nous n'avons plus depuis aucun monument où il soit fait mention de lui. Après sa mort, Berthe, sa fille, lui succéda dans tous ses domaines, ce qui fit ^ que Robert, mari de cette princesse, se qualifia dans la suite comte de Rouergue & de Gévaudan. On prétend ^ qu'elle étoit fille unique j mais outre qu'on vient de voir que le comte Hugues, son père, avoit plusieurs enfans, c'est-à-dire plusieurs filles en io5i, & qu'il suffit qu'elle ait été l'aînée pour recueillir sa succession, nous avons d'ailleurs quelque fondement de croire que Foy, femme de Bernard, fils de Béranger, vicomte de Narbonne, étoit fille du même comte Hugues & de la comtesse Foy. Ce qu'il y a de vrai, c'est que cette dernTèreSc la comtesse Richarde, sa belle-mère, survécurent à ce prince & qu^elles eurent part à l'administration ^ des comtés de Rouergue & de Gévaudan/&. des autres domaines de cette branche de la maison de Toulouse. Comme Robert se qualifioît "^ comte de Rouergue dès Tan loSç, & que Guillaume V, comte d'Auvergne^, son père & son prédécesseur dans ce dernier comté, ne mourut que longtemps après, nous inférons de là : i® que Hugues, comte de Rouergue, son beau-père, étoit certainement décédé en loSç ; 20 que Robert se qualifia comte de Rouergue depuis la mort de ce dernier jusques à celle du comte d'Auvergne, son père, pour se distinguer de celui-ci.

* Voyez tome V, Chartes & Diplômes , nu- * Voyer tome IV, Note VIIl, n. 3o & suiv. méro CXCVII. ' Baluze, Histoire génial, de la maison d'Auver^

* Voyez xome IV, Note VIII, n. .3o & suiv. 7— gne, t. i, p. 48 & suiv. ^Baluze, Histoire génial, dç la maison d'Auvergne, • Ihid, t. 2; p. Ô2.

t. I, p. 48 & suiv. ' lèld,

* Voyez tome V, Chartes & Diplômes, n. CCIII. • Ibid, t. 1, p. 56.

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XXIII. — Pons, eamte de Toulouse^ domine sur le Vêlai. — Évêques du Fuy.

PonSy comte de Toulouse, dominoit sur le Vêlai du vivant de Hugues, comte de Rouergue, son cousin. C'est ce qui paroît par ce qui se passa au sujet d^ Télection d'un évêque du Puy après la mort d'Etienne de Mercceur,

Ce dernier, qui se qualifioit évêque de Velaiy assista le 4 de janvier de Tan io53 ',.avec Guillaume d'Albi, Hildebert deCévaudan, Pierre de Rodez & les autres évêques de la province de Bourges, à 1 élection d'Ictérius, évêque de Limoges, à laquelle il ne survécut pas longtemps, car nous verrons bientôt qu'il Étoit déjà décédé au mois de mars suivant ^. Il fut inhumé dans 1 église du mo-* nastère de la Voulte-sur-l'Allier en Auvergne, qu'il avoit fondé avec S, Odilon, abbé de Cluny, son oncle paternel j sous son épiscopat^, deux chanoines de sa cathédrale, Arbert &. Rostaing cédèrent, ert 1048, le désert de la Chaise-Dieu situé en Auvergne, sur les frontières du Vêlai, à S. Robert qui y jeta les fondemens de la célèbre abbaye de ce nom, dans laquelle le premier prit ensuite l'habit monastique*

Après la mort ^ d'Etienne, le clergé & le peuple du Vêlai jetèrent les yeux sur Pierre de Mercœur, son neveu, prévôt de la cathédrale, homme respectable par sa piété & ils l'élurent dans les formes canoniques pour son successeur» Pons, comte de Toulouse, à l'instigation de sa femme, s'opposa à cette élection & nomma de son autorité pour évêque du Puy, Bertrand, archidiacre de Mende^ de qui il avoit reçu une somme considérable- Les deux contendans s'étant rendus ensuite à la cour pour avoir l'agrément du roi Henri , ce prince, gagné à ce qu'on prétend par argent, se déclara en faveur de l'archidiacre de Mende. Les députés du clergé & du peuple du Vêlai, qui avoient accompagné Pierre de Mercœur pour faire valoir ses droits, crurent ne devoir pas céder en cette occasion à l'autorité temporelle. Ils consultèrent Léger, archevêque de Vienne, qui dans sa jeunesse avoit téé élevé parmi le clergé de l'église du Puy dont il étoit chanoine dans le temps de son élévation à l'épîscopat, & par son avis, ils eurent recours au pape Léon IX qu'ils allèrent trouver à Ravenne, où ils arrivèrent le i3 de mars de l'an io53. Ils rencontrèrent à la cour du pape Hugues, archevêque de Besançon^ Aymard, évêque de Sion, & Arnaud, évêque de Grenoble, qui employèrent leurs bons offices en Éiveur de Pierre de Mercœur j en sorte que Léon confirma son élection, le fit ordonner prêtre par Humbert, Éd. orîgm. cardinal du titre de Sainte-Rufine,^ & le sacra ensuite lui-même évêque 5.

* Ctn^^)ts, t. 9, p« 1068 81 si»iv. dans le dîoc^c du Puy. à. ^occasion de réiecticm de

* Voyez tome IV, ^offf XVIII, n. 8. Pierre de Mercœur, l'ouvrage de M. Francisque » Mabillon , ad ann. 1043, n. 5, & 1046, Mandet, intitulé : Histoire du Velay, tome 3,

n. 107, 8ic. p. 81. Pierre de Mercœur mourut à Gdnes en

* Voyez tome V, Chartes & Diplômes, nu- 1073 j il fut enterré dans Téglise du prieuré de la méro CXCIX. Voulte, en Auvergne, où son corps fut transporté.

■ Consultez, au sujet des troubles qui éclatèrent [£. M.]

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