X. Il est certain que l'assemblée de
' Daniel, Histoire de France, t. i, p. 640. " Annal. Berlin, p. 191. — Annal, Fuld. p. 546. ' Nithard, 1. i , p. 362.
"• Daniel, Hisloire de France, t. 1 , p. 640. * Astronome, p. 3 16. — Nithard, 1. i,p. 362.— • Annal. Berlin, p. 191.
<• Le Cointe, ad ann. 837, n. zi.
Note
Kiersi, dont nous venons déparier, se tint au mois de septembre après le colloque du Trentin & avant la mort de Pépin. Elle doit appartenir, par conséquent, au mois de septembre de 838. Ce prince ne dut donc décéder au plus tôt que vers la fin de cette dernière année.
XI. Quelques auteurs ', trompés par la chronologie arbitraire qu'on a ajoutée à la marge de la Vie de l'empereur Louis le Débonnaire composée par l'Astronome, f©nt mourir Pépin au commencement de l'an 838 j d'autres mettent sa mort un peu plus tard. Pour nous, nous la fixons avec les Annales de Saint-Bertin au mois de décembre de l'an 838 ou au plus tôt, avec celles de Fulde, au mois de novembre précédent. En voici de nouvelles preuves :
1° Le P. le Cointe" ne fixe la mort de Pépin au commencement de l'an 838 que parce que ce prince étant déjà décédé dans le temps de la diète de Worms qui suivit celle de Kiersi , il prétend que la première se tint au mois de mai de l'an 838, mais la suite nous fera voir que ce fut en 8395
2° L'Annaliste de Saint-Bertin ' rapporte immédiatement avant la mort de Pépin une éclipse de lune qui arriva le 5 du mois de décembre. Or, cette éclipse ne peut convenir qu'au 5 du mois de décembre de l'an 838, puisque cette planète étoit^ ce jour-là dans son plein & non pas l'année précédente;
3° Nous savons certainement par deux chartes de Pépin que ce prince vivoit encore au mois de septembre de l'an 838. Il donna la première en faveur^ de l'abbaye de Corméri en Touraine, située à la gauche de la Loire, &, par conséquent, dans le royaume d'Aquitaine. Cette charte est datée du dernier du mois d'août, indiction I, la vingt-cinquième année de l'empire de Louis & la vingt-quatrième du règne de Pépin, ce qui ne peut convenir qu'à l'an 833. La seconde %
' Le Cointe, ad ann. 838, n. i.
' Uid.
' Annil. Berlin, p. 193.
^ Vecchietti, Tabl, ma), ad ann. 838.
^ Mabillon, ad ann. 838, n. 1 Martène, t. i
*■ Voyez aux Preuves de ce volume, n. LUI,
que nous avons prise sur l'original, est datée du 3 du mois de septembre de la même indiction & des mêmes années de règne. Il est donc incontestable que Pépin n'étoit pas décédé, du moins avant le 3 du mois de septembre de l'an 838, & l'Astronome, le seul ancien historien qu'on pourroit opposer, ne dit rien de contraire à cette époque, comme le P. Mabillon' l'a fait voir 5
4° Nous avons encore une preuve de l'époque de la mort de ce prince dans la supputation des années du règne de Pépin II, son fils, que ce dernier comptoit seulement depuis la fin de l'an 838. C'est ce qu'on voit entre autres par une de ses chartes datée" du 26 du mois de juin, indiction X, la neuvième de son règne, ce qui répond à l'an 847. Si Pépin II eût compté les années de son règne depuis le 18 du mois de janvier de l'an 838, comme le prétend ' le P. le Cointe, il auroit dû dater cette charte de la dixième & non pas de la neuvième de son règne; par conséquent, il n'en comptoit le commencement que depuis la fin de l'an 838. Une autre charte'' du même prince est datée du iB du mois de février, indiction XI, la dixième année de son règne, ce qui répond à l'an 848. Si Pépin II avoit commencé de régner le 18 de janvier, il auroit dû compter alors la on'{ième & non pas la dixième année de son règne. Une troisième charte' de ce prince donnée en faveur de l'abbaye de Manlieu, en Auvergne, est datée du 4 d'octobre , indiction X, la huitième de son règne., ce qui répond au 4 d'octobre de l'an 846, en comptant l'indiction depuis le commencement de septembre; mais ce calcul ne peut convenir en prenant le règne de Pépin le Jeune depuis le commencement de l'an 838. Enfin, le P. Mabillon* fait mention d'une quatrième charte de ce prince donnée le 27 da mois de mai, la neuvième de son règne, indic-
Charte de Pépin I, roi d'Aquitaine, en faveur <?e l'abhaye de la. Grasse.
' Mabillon, ad ann. 838, n. 1.
' Ib'id. 847, n. 5.
^ Le Cointe, ad ann. 838 n. i.
■* Gallia Christiana, nov. éd. t. 2, p. 5i3.
' Ibid. p. 119.
* Mabillon, ad ann. 847, n. 5i.
Note
Note
dénies le croient. Outre le témoignage des Annales de Saint-Bertin ' qui font commencer cette assemblée à la mi-août de l'an 838, nous avons encore celui des Gestes * d'Aldric, évêq-ue du Mans, qui font voir qu'elle étoit actuellement assemblée le 6 du mois de septembre de l'an 838 & les jours suivants.
XII. Nous n'ignorons pas que le P. le Cointe ', pour se débarrasser d'une si grande autorité, suppose sans preuve qu'il faut lire dans ces Gestes l'an 837, ^^ li^u de l'an 838 & qu'il renverse d'ailleurs à sa fantaisie toutes les autres notes chrono- 74.8. Pépin à la fiii de l'année 838, & au 18 du logiques pour les appliquer à l'an 837. Il
Ed.orig t. I.
tion X, ou l'an 847. Or si Pépin avoit commencé de régner au mois de janvier de l'an 838 , il auroit dû dater alors de la dixième &. non de la neuvième année de son règne.
Le P. le Cointe', pour prouver son sentiment sur l'époque de la mort de Pépin I, cite les notes chronologiques de deux chartes de Pépin II, son fils, rapportées par Besly. L'une est datée' du 11 du mois de janvier^ indiction XI, la dixième année du règne de ce prince^ c'est-à-dire de l'an 848. Mais ces notes s'accordent également en fixant le commencement du règne du jeune
mois de janvier précédent. Dans la seconde', ce prince date du 18 de janvier, indiction VIII, la huitième année de son règne, ce qui reviendroit à l'an 846 & prouveroit que Pépin I dut mourir avant le i" janvier 838. Mais outre que cette date est contraire à celle des autres chartes que nous avons déjà citées & qui, se trouvant en plus grand nombre, doivent prévaloir, il est certain d'ailleurs qu'elle n'est pas exacte, puisque le 18 de janvier de l'an 845 Pépin II n'étoit pas encore paisible possesseur du royaume d'Aquitaine, & que nous n'avons des chartes de ce prince que
prétend : 1° que la vingt-cinquieme année de l'empire de Louis le Débonnaire qui y est marquée, doit se prendre depuis le premier du mois de septembre de l'an 8i3, que selon lui ce prince fut associé à l'empire par l'empereur Charlemagne son père, & se contredisant lui-même, il dit ailleurs"*, au sujet d'une autre charte, datée de Kiersi avec les mêmes notes, qu'il faut lire la vingt-quatrième & non la vingtcinquième de l'empire de Louis le Débonnaire. Mais quand, pour accommoder la date de ces deux chartes à l'opinion de ce critique, on devroit compter
depuis la cession que lui fit de ce royaume les années de Louis le Débonnaire depuis'
le roi Charles le Chauve, son oncle, au son association à l'empire & non depuis la
commencement du mois de juin de l'an mort de Charlemagne, contre l'usage ordi-
845''. Ainsi ce diplôme est plutôt du 18 naire, il paroît au moins que la cérémonie
janvier de l'an 846, où Pépin étoit en effet de cette association, n'ayant été faite au
dans la huitième année de son règne. Peut- plus tôt que vers la fin du mois de septem-
ètre que Besly ayant vu l'indiction IX aura bre* de l'an 8x3, Louis ne pouvoit compter
par mégarde omis un chiffre & changé le IX les années de son empire que depuis ce
du chiffre romain en 8 de chiffre arabe; temps-là & non auparavant; 2° le P. le
5" Il est certain que Pépin I assista à Cointe' prétend que l'indiction I, qui est
l'assemblée de Kiersi-sur-Oise où Charles marquée dans les mêmes Gestes, doit être
le Chauve, son frère, fut déclaré une se- comptée depuis le commencement du mois conde fois roi de Neustrie. Or cette diète se tint au mois de septembre de l'an 838 & non pas au mois de septembre de l'année précédente % comme la plupart de nos mo-
' Le Cointe, ad ann. 838, n. 1 .
Besly, Histoire des rois de Guienne, p. 28. ' Ibid. ibid.
* Annal. Berlin, p. 201 & seq. — Mabillon, ad ann. 845, n. 22.
* Le Cointe, ad ann. 83;, n. 28, &c.
' Annal. Berlin, p. 201 & suiv. — M.ibillon, ad ann. 846, n. 22.
' Gesta Aldrici , dans Baluze, Miscellan. t. 3, c. 37, p. 94j c. 5o, p. i32 8c seq.
' Le Cointe, ad ann. 837, n. 37 & seq.
< Ihid. n. 39.
^ Ibid. n. 39.
^ Chronique de Moissac, p. 146. — Astronome, p. 294. — Thegan, c. 6.
' Le Cointe, ad ann. 837, n. 3o.
Note
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC
de septembre , & cela sur le faux sys- peratorîs, îndictione duodecima. Actum Att'itème qu'il s'est fait", que Louis le Débon- nîaco palado, &c. Il est évident que cette naire a toujours employé l'indiction grec- date ne peut convenir qu'au 2 du mois de que dans ses cbartes & que les princes, ses décembre de l'an 884, ainsi que le marque enfans, sont les premiers qui se sont le savant M. Baluze. Il s'ensuit de là qu'à servis indifféremment de cette indiction & la fin de la même année 884, & après le de la romaine qu'il appelle royale, laquelle premier de septembre, l'empereur Louis le commençoit au premier de janvier. Le P. le Débonnaire employoit l'indiction com- Cointe a été suivi dans ce système par le mune ou romaine, & qu'il ne comptoit les P. Pagi'j mais il est aisé de faire voir que années de son empire que depuis la mort ces deux célèbres annalistes se trompent de l'empereur Charlemagne son père. & que Louis le Débonnaire a usé indiffé- ■ Il ne faut donc rien changer dans la date remment de l'une & l'autre indiction, de d'une autre charte ■ du même empereur même que ses enfans, ou plutôt qu'il s'est donnée à Kiersi le 7 du mois de septembre, servi, comme eux, plus communément de indiction I, la vingt-cinquième année de son l'indiction romaine qui commençoit au empire, dont nous avons déjà parlé, & qui premier de janvier, que de l'impériale ou prouve manifestement que cette assemblée de la grecque qu'on comptoit depuis le se tint au mois de septembre de l'an 838. Et premier de septembre. c'est mal-à-propos que le P. le Cointe " altère XIII. Nous pourrions citer là-dessus plu- cette date, à son ordinaire, pour l'accommosieurs chartes qui prouvent en même temps der selon son système à l'an 887, prétendant que Louis le Débonnaire comptoit tou- qu'il faut lire la vingt-quatrième année de jours les années de son empire depuis la Louis & non la vingt-cinquième , sous prémort de l'empereur Charlemagne son père : texte que toutes les chartes de Louis qui sont nous nous contentons de les indiquer^ rapportées dans les Gestes d'Aldric, évêque pour nous arrêter à une preuve qui est du Mans, & qui sont du mois de septembre sans réplique. Il est constant, & le père avec l'indiction i, doivent être rapportées le Cointe n'en disconvient point, qu'au à l'an 887, ce qui est une pétition de prinmois de décembre"* de l'an 833, Louis le cipe. Il est constant d'ailleurs qu'il y a Débonnaire, après avoir été honteusement plusieurs autres chartes de cet empereur dépouillé de l'empire, étoit actuellement rapportées dans les mêmes Gestes ^ où l'inprisonnier de Lothaire, à Aix-la-Chapelle, diction romaine est évidemment employée & qu'il n'exerçoit alors aucune autorité après le i"" de septembre, & où les anjiées dans le royaume. Cela supposé, le P. le de l'empire de ce prince ne se comptent Cointe ne sauroit rapporter à ce temps-là que depuis la mort de Charlemagne. C'est la date d'une charte de cet empereur qui, ce qu'on voit, entre autres, dans un diplôme suivant son système, devroit avoir été don- de Louis le Débonnaire donné en faveur née par ce prince au palais d'Attigni, le de l'église du Mans & daté de Poitiers, second du mois de décembre de l'an 833, & le 16'' du mois de novembre, la vingt-sixième qui est ainsi datée : Z)<afa' quarto nonas année de son empire, indiction 11, Or cette decembris, anno Christo propicio vicesimo charte appartient certainement à l'an 889, primo imperii domni Lodovici serenissimi im- puisque nous savons' qu'il étoit alors à
Poitiers, & que l'année précédente il ne
, T /- • . j ^o ^ s'y trouvoit pas dans le même temps. C'est
' Le Comte, ad ann. 840, n. 6i. ^ '^ ^^ ^o,.
" Pagi, ad ann. 840, n. 3, & 843, n. 12.
3 Marca Hhpanka, p. 767.— Capitulaires, t. 2, ■ Gesfi AUncl, dans Baluze, MlsccUan. t. 3
append. p. 1406, 1407, 1426. — Mabillon, ad c. Sy, p. 94. '
ann. 836, n. 46; ad ann. 837, n. 83; ad ann. ' Le Cointe, ad ann. 837, n. 3o.
839, n. 14, &c.— De Re diplomatica, l. 2, c. 24, & ^ Gesta Aldrlci, dans Baluze, MisciUan. t. 3,
=-^^' "• '3- p. 32,99, io3, &c,
■• Le Cointe, adann. 833, n. 55 &se(j. * Ibid. c. -ji , -p. ij3.
^Marca Hlspunica, p. 773. ' 5 j^^d. Berlin, p. 193 & secj.
Note
Kd.orîg.
NctTK
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC
donc un second exemple qui prouve ma- reur Louis le Débonnaire se réconcilia
nifestement que Louis le Débonnaire se avec Lothaire & fit un nouveau partage de
servoit dans ses chartes de l'indiction ro- ses Etats, doit appartenir ' à l'an 839 con-
maine ou royale, comme il plaît au P. le formément à la chronologie des Annales*
Cointe de l'appeler, & qu'il comptoit les de Saint-Bertin & de Fulde. Nous avons
années de son empire depuis la mort de encore d'autres preuves qui démontrent
Charlemagne, & non depuis son associa- que cette dernière diète s'assembla en 839 :
tion à l'empire, comme le veut" cet auteur, 1° H est certain' que l'empereur étoit
puisqu'il auroit dû dater cette dernière encore à Aix-la-Chapelle le 3o du mois
charte de la vingt-septième année Si non de la d'avril de l'an 838, & que cette année le
v/ng-Nj/xzème de son empire, ce qui n'est pas jour de Pâques tomba le 14 du même
ainsi. Ce critique est obligé encore de ren- mois. Or il est marqué dans l'Astronome*
verser ici toute la chronologie de cette que l'empereur partit pour la diète de
charte pour l'accommoder à ses idées con- Worms aussitôt après cette solennité:
tre la foi des actes & sans aucune autorité, Fenit ergo juxta Condictum ad Wormaciam
au lieu qu'on l'explique très-aisément sans post Paschae solemnitatem, &c. Ce fut donc
y rien changer. ^11 8393
XIV. Pour ne laisser rien à désirer sur 2° Cette diète ne lut tenue qu'après^ la
cette matière, nous préviendrons une ob- révolte de Louis, roi de Bavière, & que
jection. On pourroit dire qu'il paroît par l'empereur, son père, ayant passé le Rhin à
plusieurs' chartes du roi Charles le Chauve Mayence, au commencement de l'année, il
que ce prince comptait quelquefois les l'eut chassé de Francfort, où il séjourna
années de son règne depuis la fin de l'an ensuite quelque temps, ce qui n'arriva qu'au
837. Or, comme il fut déclaré roi deNeustrie à la diète de Kier^i, on pourroit conclure de là que cette diète fut tenue en 837. Mais Charles ne fut que confirmé alors dans la possession de ce royaume qui lui avoit été déjà donné à l'assemblée d'Aix-la- Chapelle tenue à la fin de l'an 837, comme nous l'avons déjà montré; ce qui suffit pour expliquer le calcul des années du règne de ce prince depuis l'an 837.
XV. Nous observerons au sujet de l'assemblée de Kiersi dont nous venons de parler, que le P. Daniel ' se trompe lors-
commencement de l'an 839". Nous avons d'ailleurs' des preuves que Louis le Débonnaire étoit à Francfort le 18 du mois de février de l'an 839, au lieu que si l'on s'arrètoit à la suite des faits rapportés par l'Astronome % ce prince auroit dû être pour lors à Aix-la-Chapelle;
3" Il est certain que Nithard, auteur contemporain & préférable à l'Astronome, rapporte cette assemblée de Worms à l'an 839, car il parle immédiatement après du départ de l'empereur pour la diète de Châlons-sur-Saône qui fut tenue au mois
qu'il avance que Louis, roi de Bavière, s'y de septembre de la même année 839, de trouva en personne, & que Pépin n'y as- l'aveu de tous nos historiens. Quàpropter^ sista pas, car c'est tout le contraire*. Cet historien a confondu, sans doute, cette diète avec la précédente d'Aix-la-Chapelle, où Pépin n'assista que par ses députés.
XVI. L'époque de la diète de Kiersi & celle de la mort de Pépin que nous venons d'établir prouvent que la diète tenue à "Worms, au mois de mai ou de juin, qui tut postérieure, & durant laquelle l'empe-
' Le Cointe, ad ann. 839, n. 5 & seq.
" Mabillon, ad ann. 856, n. i3 & seq.
' Daniel, Histoire de France, t. i, p. 640 & suiv.
* Nithard, 1. 1 , p. 3o2. — Astronome, p. 3 1 j.
' Marca Hispanica, p. 3 18.
* Annal. Berlin, p. 195 & seq. — Annal. Fuld. p. 547.
^ Gesta Aldrici , dans Baluze, Miscellan. t. 3 , c. 47, p. 126. — Le Cointe, ad ann. 838, n. 82, p. I 17 & seq.
■•Astronome, p. 3 16.
' Nithard, 1. i, p. 862 Sisuiv.
^ Annal. Berlin, p. 194.
' Voyez aux Preuves de ce volume, sous le numéro LIV, Charle de Louis le Débonnaire en faveur de quelques Juifs de la Septimanie.
* Astronome, p. 3 16 & suiy.
9 Nithard, I. 1, p. 363.
Note
NOTES SUR L'HISTOIRE DE LANGUEDOC
his îta, ut praefatum est, cum Lothnrio perfectisj collecta manu valida per Cavillonem Clarummontem... petit, &c.
XVII. Nous relèverons ici, par occasion, une faute du P. Ange', augustin déchaussé, qui applique, après d'Hauteserre', à Pépin I, ce que l'Annaliste de Metz' rapporte
en 822 ', & par là hors d'état d'entrer dans la cléricature sous l'épiscopat de ce prélat. Il est vrai que suivant l'Annaliste de Metz, le père de Pépin voyant qu'il ne pouvoit le dévouer à l'Eglise, lui laissa dans la suite la province d'Aquitaine, & que nous ne trouvons pas que Pépin I ait disposé de ses
de Pépin II son fils; savoir que son père Etats avant sa mort : mais cela doit s'envoulut le faire tonsurer lorsqu'il étoit en- tendre que Pépin II, son fils, lui succéda core enfant & le mettre sous la discipline dans le royaume d'Aquitaine, dont il posde Drogon, évêque de Metz, jon oncle ; mais séda, en effet, une grande partie, que Lothaire, oncle paternel de ce jeune
prince, voyant qu'il étoit très-bien fait, s'y — —
opposa. Voici les paroles de l'annaliste qui ne laissent aucune équivoque quand on les examine attentivement : Fuit vero iste Pippinus filius Pippini filii Ludovici imperatoris. De quo ferunt quod cum PATER, dum adhuc puerulus esset, voluerit ad clericatus officium promovere, ac Drogoni episcopo Met- TENSI AVUNCULO SUO commendare erudiendum liberalibus simul 5* ecclesiasticis disciplinis ; sed paternis vocibus Lotharius ejusdem pueri PATRUUS obvians, non permisit eum attondi, sed vi abstraxit de manu patris : erat enim isdem puer, ut aiunt, ingentis pulchritudînis. Cui postmodum pater Aquitaniam tantum provinciam concessit ; sed non ei in pros