‹ Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificatives (volume 5)Chapitre 101 sur 342 · LXXII. — Progrès des hérétiques dans la Province · texte numérisé non relu

LXXII. — Progrès des hérétiques dans la Province

Le comte de Toulouse, peu de temps après le couronnement de l'empereur Frédéric à Arles, fut obligé de se rendre dans sa capitale pour y recevoir divers prélats qui y allèrent combattre les hcnriciens dont les erreurs s'étoient renouvelées dans le pays S<. qui y taisoient beaucoup de ravages. C'est ce qu'il nous faut reprendre de plus haut.

Ces sectaires, nonobstant leur condamnation au concile de Lombers, en ii65, se perpétuèrent dans la Province, principalement dans les environs de Toulouse, y firent de nouveaux prosélytes 81 ^ s'étendirent dans les pays voisins. Enfin l'erreur fit des progrès si étonnans qu'elle gagna la plupart des ecclésiastiques Se de la noblesse du haut Languedoc Se d'une partie du bas. Raimond, comte de Toulouse, prince zélé pour la foi, résolut de remédier à un si grand mal ; Se comme il n'ignoroit pas les services importans que saint Bernard, abbé de Clairvaux, &. ses religieux avoient rendus trente ans auparavant au comte Alfonse, son père, pour ramener ceux de ses sujets qui s'étoient laissés séduire, il crut ne pouvoir mieux faire que de s'adresser au chapitre général de Cîteaux, assemblé au mois de septembre de l'an 1177. 11 écrivit pour cela une lettre dans lacjuelle il expose les efforts que faisoient les hérétiques dans ses États pour détruire la religion, Se prie les religieux de cet ordre de venir promptement à son secours. « Cette hérésie a tellement « prévalu, ajoute-t-il, qu'elle a mis la division entre le mari Se la femme, le « père Se le fils, la belle-mère Se la belle-fille. Ceux qui sont revêtus du « sacerdoce se sont laissés corromprej les églises sont abandonnées S< tombent

' BoUandistes, 14 avril, p. iC>-j. 'Gervasiiis Dorobeinensis, Chroiiuoit, ad ann.

' Bouche, La chorogr^phic ou description Je la 1177, p- 1441 & seq. Provence, t. 2, p. i63.

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« en ruine; on refuse d'administrer le baptême; l'eucharistie est en exécrat. H°'pf.'i7, « tion Si. la pénitence méprisée. On ne veut pas croire la création de l'homme « & la résurrection de la chair; en un mot tous les sacremens sont anéantis, « S' on introduit deux principes. Pour moi, continue-t-il, qui suis armé des « deux glaives, & qui fais gloire d'être établi en cela le vengeur & le ministre « de la colère de Dieu, je cherche en vain le moyen de mettre fin à de si « grands maux, & je reconnois que je ne suis pas assez fort pour y réussir, « parce que les plus notables de mes sujets ont été séduits & ont entraîné « avec eux une grande partie du peuple; en sorte que je n'ose ni ne puis « rien entreprendre. J'implore donc avec humilité votre secours, vos conseils « Si vos prières pour extirper cette hérésie. Son venin est si violent, & l'en- « durcissement de ceux qui sont séduits est si grand, qu'il n'y a que Dieu « qui puisse le vaincre par la force de son bras. Comme le glaive spirituel « est absolument inutile, il est nécessaire d'employer le matériel ; c'est pour- « quoi j'agis auprès du roi de France pour l'engager à venir sur les lieux, « persuadé que sa présence pourra contribuer beaucoup à déraciner l'hérésie. « Dès qu'il sera arrivé, je le conduirai moi-même dans les villes, les châteaux « Se les villages; je lui ferai connoître les hérétiques. Se je le seconderai de « toutes mes forces, jusqu'à l'effusion de mon propre sang, pour exterminer (c les ennemis de Jésus-Christ. » Ainsi parloit ce prince que quelques auteurs passionnés ou mal informés ont accusé d'avoir manqué de zèle contre les hérétiques.

LXXIII. — Le cardinal de Saint-Chrysogone est envoyé légat à Toulouse, avec plusieurs évêques, pour y combattre les hérétiques. — Succès de sa mission.

Il paroît que le comte de Toulouse implora aussi le secours de Henri, roi d'Angleterre, pour réprimer ceux de ses sujets qui avoient embrassé l'erreur. Nous savons' du moins que les rois d'Angleterre Se de France, après avoir fait la paix, résolurent de venir en personne à Toulouse, en 11 78, pour en chasser les sectaires ; mais ayant réfléchi ^ qu'ils feroient beaucoup plus utilement d'envoyer sur les lieux des personnes savantes pour instruire & ramener les peuples, 8t ayant communiqué leur dessein au pape Alexandre III, qui l'approuva, ils chargèrent de cette commission Pierre, cardinal-prêtre du titre de Saint-Chrysogone, légat en France, Guarin, archevêque de Bourges, auparavant religieux de Citeaux 8c abbé de Pontigni, Réginald, évêque de Bath, en Angleterre, Jean de Belles-Mains, évêque de Poitiers, Henri, abbé lie Clairvaux, 8c plusieurs autres ecclésiastiques de mérite; avec ordre d'excommunier tous ceux qui ne voudroient pas se rendre à leurs exhortations. Nous verrons dans la suite que Géraud de la Barthe, archevêque d'Auch, Géraud,

' Kogeni\s de Eoveien,Anr.alcs Anglicani, p. ^2j ° Voyez tome VII, Wore V, pp. ii 314.

& Deq. — Hobertus de Monte, Chronicon.

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évêqiie de Cahors, Se Gosselin', évêque de Toulouse, se joignirent à ces prélats, soit qu'ils l'aient fait par zèle £t de leur propre mouvement, soit qu'ils eussent été nommés par les deux rois. Ces princes enjoignirent en même* temps à Raimond, comte de Toulouse, à Raimond, vicomte de Turenne, à Raimond de Castelnau Si à divers seigneurs de donner main-forte Si tous les secours nécessaires au légat & à ses associés, 81 de chasser du pays tous les hérétiques.

Ces prélats se rendirent d'abord à 1 oulouse, ville extrêmement peuplée, ajoute l'historien 3 du temps qui nous a laissé le détail de cette mission, 81 qu'on disoit l'asile & le centre de l'hérésie. Ils trouvèrent en arrivant que ce bruit n'étoit que trop bien tonde, & que le clergé Se le peuple étoient également infectés. Ils l'éprouvèrent surtout dans leur entrée, car ils furent reçus avec de grandes huéesj 8c par toutes les rues 8<. les places où ils passèrent on les montroit au doigt 81 on les appeloit hautement apostats, hypocrites , hérétiques, &c. Le légat 8c ses associés se reposèrent pendant quelques jours, ensuite l'un d'entre eux prêcha publiquement 8c établit si solidement dans son discours les articles de la foi catholique, que les hérétiques, ou n'osèrent plus paroître, ou dissimulant leurs erreurs, se vantèrent de croire tous ces articles. Le légat, voyant qu'il ne pouvoit engager les sectaires à se montrer pour les convaincre en public, prit le parti d'en faire une recherche afin de les obliger par force à se représenter &. à abjurer leurs erreurs. Il fit promettre par serment à l'évêqile de Toulouse, à une partie du clergé, aux consuls, 8c à tous les citoyens dont la foi n'étoit pas suspecte, de lui déclarer par écrit tous les hérétiques 8c leurs fauteurs dont ils avoient connoissance. Entre ceux qui furent dénoncés étoit un laïque des plus notables de la ville, nommé Pierre Mauran, qu'on regardoit comme le chef de la secte. C'étoit un homme '^'^•oriRin. riche, accrédité 8c avancé en âge, 8c si extravagant qu'il se disoit saint Jean l'Évangéliste. Il possédoit entre autres deux châteaux, l'un dans la ville 8c l'autre au dehors : il y tenoit des assemblées nocturnes, où il prêchoit, revêtu d'une espèce de dalmatique. Son autorité étoit si grande qu'il avoit entraîné dans l'hérésie une grande partie du peuple. Il divulguoit hautement ses erreurs avant l'arrivée des commissaires; mais à peine furent-ils dans le pavs qu'il feignit d'être bon catholique. Le légat, qui le regardoit comme l'arcboutantdes sectaires, résolut de commencer par lui; 8c le comte de Toulouse, qui donna toute sorte de secours aux missionnaires, le fit citer par des appariteurs. Cet homme, enlié de ses richesses, 8c comptant d'ailleurs les principaux de la ville pour ses parens ou ses amis, refusa de comparoître. Le lendemain le comte l'ayant mandé l'engagea, partie par caresses, partie par menaces, à se représenter 8c l'amena lui-même devant le légat 8c ses collègues. L'un d'eux l'interrogea Se lui dit : Pierre, vos concitoyens vous accusent d'avoir abandonné la vraie foi pour embrasser l'hérésie arienne, 8c d'être

' Voyez tome VII, Note I, p. 2, 3. ' Roger! us deHoveden, Annales Anglican!, -p. izy

' Rogeriusde Hoyeien, Annales Anglicani, p. 827 & seq. & seq.

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tombé ou d'avoir entraîné les autres clans une infinité d'erreurs. Mauran, jetant alors un profond soupir, soutint que cela étoit faux. On le pressa de l'affirmer par serment, mais il le refusa, sous prétexte qu'il étoit homme d'honneur 8t de considération 81 qu'on devoit s'en rapporter à sa seule parole. Les commissaires persistèrent néanmoins à demander son serment, 8<. il promit enfin de le donner, de crainte de passer pour hérétique s'il le refusoit ; car ces sectaires condamnoient le serment. On apporta aussitôt les saintes reliques avec cérémonie, & on entonna l'hymne du Saint-Esprit. Mauran pâlit alors & devint tout interdit : il jura cependant & promit de répondre sur tous les articles de la foi. On l'interrogea ensuite sur le sacrement de l'autel, & on lui demanda ce qu'il croyoit là-dessus. Il déclara que le pain consacré par le ministère du prêtre n'étoit pas le corps de Jésus-Christ. Les missionnaires n'en demandèrent pas davantage : ils se levèrent & ne purent s'empêcher de répandre des larmes, tant de lui avoir entendu proférer ce blasphème que par compassion pour lui; Si, après l'avoir déclaré hérétique, ils le livrèrent au comte qui le fit renfermer dans les prisons publiques, sous la caution de ses parens : ses biens furent confisqués & on ordonna de démolir ses châteaux.

Le bruit de cette condamnation s'étant répandu dans Toulouse, toute la ville changea bientôt de face, & les catholiques encouragés reprirent le dessus. Pierre, se voyant de son côté à la veille d'une mort prochaine & dépouillé de tous ses domaines, rentra en lui-même, demanda à faire satisfaction 81 promit de se convertir. Il se présenta nu, en caleçon, devant tout le peuple, Si, s'étant prosterné aux pieds du légat & de ses collègues, il leur demanda pardon, reconnut ses erreurs, les abjura, embrassa la foi catholique & promit par serment, sous caution, au comte, aux chevaliers & aux principaux habitans de Toulouse, qu'il se soumettroit à tous les ordres du légat & qu'il les exécuteroit fidèlement. On avertit ensuite le peuple de se rendre le lendemain dans l'église de Saint-Sernin pour y être témoin de la pénitence de Pierre Mauran. Le concours fut si grand dans cette église que ce ne fut pas sans peine que le légat trouva place pour célébrer la messe. Pierre y entra par la grande porte, nu &c sans chaussure, conduit d'un côté par l'évêque de Toulouse, Se de l'autre par l'abbé de Saint-Sernin, qui avoient été le prendre clans la prison, 81 qui ne cessèrent de le fustiger avec une poignée de verges dans les rues Si les places publiques, jusques aux degrés de l'autel. Il lui fallut percer, pour y arriver, une foule de peuple. Il se prosterna aussitôt aux pieds du légat 81, ayant demandé pardon, il abjura de nouveau ses erreurs 81 se soumit à la pénitence qu'on lui imposa. On confisqua ses biens,

81 on lui ordonna de partir dans quarante jours pour Jérusalem S<. d'v demeurer pendant trois ans au service des pauvres, avec promesse, s'il revenoit après ce terme, de lui rendre ses biens, excepté les châteaux qu'on ordonna de raser en mémoire de sa prévarication. En attendant son départ il fut condamné à visiter tous les jours diverses églises de Toulouse, nu-pieds, &i en prenant la discipline sur les épaules nues. Il fut condamné de plus à

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une amende de cinq cents livres pesant d arp-cnt envers le comte de Tou- bj.onaiii. , • - • 11- 1 • 1- .-, . . , '• ii'.p- !<)•

louse, son seigneur, a restituer les biens des églises quil avoit usurpes, a

tendre les usures qu'il avoit exigées Se à réparer les dommages qu'il avoit

causés aux pauvres : il promit par serment d'exécuter toutes ces choses.

LXXIV. - — Le légat envole l'évéque de Bath iS- l'ahlé de Claïrvaux en Albigeois, — Le vicomte Roger est excommunié.

Le légat résolut ensuite d'excommunier tous les hérétiques qui avoient été dénoncés & ceux qui étoient soupçonnés de les favoriser. L'abbé de Clairvaux lui demanda alors permission de se retirer pour se rendre au chapitre général de son ordre qui devoit se tenir au mois de septembre : le légat la lui accorda, à condition qu'il iroit auparavant en Albigeois, avec l'évéque de Bath, pour exhorter Roger de Béjiers, prince du pays', à rendre la liberté à l'évéque d'Albi, qu'il avoit mis en prison sous la garde des hérétiques. Si pour lui enjoindre de chasser ces sectaires de ses domaines, conformément à ses ordres. L'évéque de Bath 8c l'abbé de Clairvaux, suivis du vicomte de Turenne £< de Raimond de Castelnau, qui leur prêtoient main-forte, se rendirent peu de temps après en Albigeois, où l'hérésie avoit un de ses principaux sièges. Roger, informé de leurs approches, se retira à l'extrémité du pays, dans des lieux inaccessibles, de crainte d'être obligé d'entrer en conférence Se de succomber. Les deux prélats arrivèrent cependant à Castres^, l'une des plus fortes places du pays, où la femme de R.oger avoit établi sa demeure avec ses domestiques Se un corps de troupes pour la garder. Quoique tous les habitai'iS de cette ville S<. des environs eussent embrassé l'hérésie ou la favorisassent, ils n'osèrent pas toutefois contredire les deux missionnaires, qui combattirent publiquement leurs erreurs S< déclarèrent Roger traître, héréti([ue Se parjure pour avoir violé la sûreté qu'il avoit promise à l'évéque d'Albi. Ces prélats excommunièrent ensuite ce vicomte &• le déférent, au nom de Jésus- Christ, de la part du pape Se des rois de Fiance 8e d'Angleterre, en présence de sa femme Se de ses chevaliers; c'est-k-dire qu'ils lui déclarèrent la guerre.

On voit par ce récit, que nous avons rapporté fidèlement d'après les actes ^ des missionnaires mêmes, que Roger II, vicomte de Béziers, de Carcassonne, d'Albi Se de Razès, favorisoit alors ouvertement les hérétiques, s'il n'avoic embrassé leurs erreurs; mais il paroît qu'on pourroit le justifier, du moins sur ce dernier article. En effet, ces sectaires se faisoient un point capital de ne jamais jurer, Se ils avoient conçu une haine si implacable contre les ecclésiastiques ([u'ils ne faisoient aucun scrupule de les noircir par les calomnies les plus atroces &. d'usurper leurs domaines. Or nous avons divers monuinens, depuis l'an iiyo jusqu'en 1182, de la libéralité de Roger envers les église»; Se ils prouvent en même temps qu'il ne taisoit aucune difficulté de

' Voyez tome \'II, Note V, n. i, p. i i. 'Rogerius de Ucviden, Annale; Ar.gîi.-.-.nl, p. lay

» lia. p. li. Z<. se!).

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jurer. 11 donna', au mois de juin de l'an 11 70, la permission à la cathédrale de Carcassonnc d'avoir un four dans le faubourg de Saint-Vincent de cette ville £< défendit qu'il y en eût un autre dans ce faubourg, excepté celui de Ber-' nard de Canet. Il marc|ua qu'il faisoit cette concession pour l'amour du Dieu tout-puissant, £• de la bienheureuse vierge Marie, sa mère, pour les âmes du seigneur R. Trencavel, son père, de Roger de Béjiers, son oncle, 6- de tous les fidèles trépassés, 6- pour la rémission de ses péchés. Il confirma cet acte Cil II 77, S<. fit une donation, au mois de juin^ de l'an 1170, au monastère de Saint-Sauveur de Carcassonne. 11 accorda^, le 29 décembre suivant, à l'abbaye de Grandselve, une exemption de leude & de péage dans toutes ses terres, tant pour son âme que pour celle de Raimond-Trencavel, son père. Il confirma'*, en 1172, les donations que ce dernier & Roger, son oncle, avoient faites en faveur de l'abbaye de Salvanez, en Pvouergue. Enfin, sans parler ici de plusieurs autres actes, Adélaïde, sa femme, laquelle avoit fait une donation en ^ iiya à cette même abbaye, promit de la protéger, par serment prêté sur les saints Evangiles, à^ Burlas, en Albigeois, le jour de la nativité de la Vierge de l'an 1180. Elle confirma en même temps toutes les donations que Roger, vicomte de Bé-^iers, son mari, avoit faites à ce monastère, St les conventions de ce vicomte avec Raimond, abbé de Salvanez, qu'il avoit juré d'observer. Adélaïde se qualifie comtesse dans cette charte, de même que dans plusieurs autres monumens, quoique Roger, son époux, ne prît que la Éd. origin. qualité de vicomte, à cause qu'elle étoit de race comtale Se fille de Raimond V, comte de Toulouse, 5c de Constance, sœur du roi Louis le Jeune. F.lie suivoit en cela l'usage de son siècle. Enfin « Roger, vicomte de Béziers, (( 5c Raimond-Trencavel, son frère, permirent '^ au mois de novembre de (1 l'an 1182, à la cathédrale de Béziers Se à Bernard, évêque de cette ville, « pour la rémission de leurs péchés Se pour l'âme de Raimond-Trencavel, (i leur père, de faire toute sorte d'acquisitions de leurs feudataires dans tout « l'évêché de Béziers, £<c. »

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