LXXIX. — Tour Magne de Nhnes
Nous observons, à l'occasion de ce traité, que c'est là le plus ancien monument que nous connoissons où il soit tait mention de la tour Magne de Nimes, qui servoit alors de forteresse à la ville, de même que l'ancien amphithéâtre ou les Arènes. Nous joignons ici le plan de ce qui reste de cette tour, qui est regardée avec justice par les connoisseurs comme un précieux morceau de l'antiquité. Elle étoit bâtie sur la plus haute des collines qui environnoient la ville riçNimesS* qui se joignoient à ses murs. Plusieurs modernes' ont parlé de ctr ancien édifice, qui est aujourd'hui à demi ruiné £<. qui n'a plus que neuf toises S< deux pieds de hauteur, sans qu'on sache l'époque précise de sa destruction. On peut voir dans leurs ouvrages la description qu'ils en font. On ne convient pas si c'est aux Gaulois ou aux Romains qu'on doit en attribuer la construction. On croit que cette tour étoit destinée, du temps des derniers, pour garder les finances de l'empire. On l'appeloit tour Magne, parce qu'elle étoit la plus grande, la mieux bâtie 5c la plus (''f,',''"*''!'élevée de celles qu'on avoit construito3 d'espace en espace autour des murailles de Nimes.
I.XXX. — Suite du voyage du roi d'Aragon &• du comte de Provence, son frère, dans la Province. — Le vicomte Roger reconno'tt leur sujeraineté 6" leur fait hommage.
Ennengarde, vicomtesse de Narbonne, 8c le comte Pierre de Lara, son «
i.eveu Se son héritier j)résomptif, allies du roi d'Aragon, l'accompagnèrent dans le voyage que ce prince fit dans la Province en 1179. N'ous avons, en effet, un acte^ du 17 octobre de cette année, suivant lequel le vicomte Roger augmenta les droits que Bcrenger de Puiserguier avoit coutume de pcrc.evoir pour le guidage sur le chemin depuis Béziers jusqu'à Narbonne, Se depuis
' C.T.ui;r, A.it'ï^u'it's Je K'imcs, i». 32 & sulv, — sourgiiier une c«rt,iina somme à prélsver sur I«
MontUucoi^, Antiquité cxpU^uée, supplément, t. ^, péage de Saint-Thibsry à Marseillan, que pej -
? 1^') & suiv. cevait alors un certain Cuiliem- Arnaud. Par le
• Cliitenu de Foix, carlulaire, caisse i">. — Voir second, le Ticotnie autorisa la mém» scigilciir à
cet acte au toir.e VIII, c. 337 8c suiv. Il y eut faire payer le pc^ige de Biziers à Narbonne en
dîiix actes pour cette affaire. Par le premier, Ro- monnaie de Melgueil au lieu de monnaie de Ec-
g;r de BOzicrs donna en fief à Bérenger de Puis- zicrs. [A. M.l
An 1 179
Saint-Thibéry jusqu'à Marseillan, 6t les lui donna en fief « en présence du « vénérable seigneur Alfonse, par la grâce de Dieu, roi d'Aragon, comte de <( Barcelone & marquis de Provence, de dame Ermengarde de Narbonne & (t du comte Pierre, qui, par ordre du seigneur Roger, furent témoins avec « Pierre-Raimond de Hautpoul, &.C. » Bérenger de Puiserguier fit son testa- <t ment' trois ans après.
Le roi d'Aragon Se le comte de Provence, son frère, se rendirent de Béziers à Carcassonne, où le vicomte Roger fit, le 2 novembre de l'an 1179, la déclaration suivante^ en faveur du premier : « Moi, Roger, vicomte de Béziers, « fils de dame Saura, reconnois devant vovis, mon seigneur Alfonse, par la <i grâce de Dieu roi d'Aragon, comte de Barcelone, marquis de Provence, « qu'étant encore enfant, & séduit par le conseil de quelques-uns de mes « courtisans, je me suis déclaré vassal du comte de Toulouse pour Carcas- « sonne 8c mes autres domaines, que je dois tenir, à l'exemple de mes prédé- « cesseurs, de vous, à qui de plus j'ai fait la guerre & que j'ai irrité par cette « conduite. Me reconnoissant coupable, je vous en demande pardon 81 je <i me remets en votre pouvoir, avec promesse d'observer fidèlement à l'avenir (( tous les traités dont nos pères sont convenus 8< d'en faire jurer l'observa- » tion par les babitans de Carcassonne S< de Limoux, 8c par les grands de « mon domaine. Je déclare aussi que, si je viens à mourir sans enfans, Rai- « mond-Trencavel, mon frère, en me succédant, sera tenu aux mêmes obli- « gâtions envers vous, tant pour le Carcasses, le Razès 8c le Lauragais que « pour les autres pays que je tiens en fief; 8c qu'en cas que le même Rai- « mond meure avant moi 8c que je décède sans postérité légitime, vous 8c vos « successeurs disposerez entièrement de tous ces dojnaines en faveur de celui (( de mes parens que vous voudrez cboisir. » L'auteur qui rapporte^ cet acte prétend que le vicomte y fit donation de tous les domaines au roi d'Aragon, en cas qu'il vînt à décéder sans enfans, 8c il a été suivi en dernier lieu par un bistorien'^ d'Espagne; mais cela n'est pas marqué &c il y est dit tout le contraire.
Nous avons plusieurs autres actes passés entre Alfonse II, roi d'Aragon, & le vicomte de Carcassonne, durant le séjour que le premier fit en cette ville, au mois de novembre de l'an 11 79 : 1° Roger, qui se qualifie vicomte de Béjiers & de Carcassonne, donne-'* à ce prince, en propre & en franc-alleu, le château &c la ville de Minerve avec tout ce qu'il possédoit dans le Minervois ou qu'il y posséderoit dans la suite ; donation qu'il fit au préjudice de l'autorité^ du roi Louis le Jeune, qui lui avoit accordé la suzeraineté sur ce pays. 2° Le roi d'Aragon donna'' à son tour, au vicomte Roger, la ville de Carcassonne 8c le Carcasses avec ses dépendances, le château de Laurac Se le Lauragais, la ville 8c tout le pays de Razès avec ses dépendances, 8c nommé-
' Cartulaire de l'abbaye d'Aniane.
' Mnrca Hispanica, c. iSyi.
3 IbU. c. 5i3.
' Ferr»ras, ad ann. 1179, n, .f.
^ Murex H'ispanica, c. 13721
^ Voyez tome VIII, Cluirtes, n, IX, c. îyp.
' Marco. Hiffin'ica, c, l'i-ji,
ment la ville de Limoux, le pays de Sault, le château de Termes & le pays de Termenois, & enfin le château de Minerve 6c. le Minervois, à condition qu'il les tiendroit en fiet sous sa suzeraineté 8c celle des rois, ses successeurs. Le vicomte accepta cette donation avec promesse d'être fidèle à AU'onse pour tous ces pays S<. pour tous ses autres domaines, envers tous 8<. contre tous, & de ne faire la guerre contre le comte de Toulouse &■ de Saint-Gilles, ou la paix avec ce prince que par son ordre 8<. des comtes de Barcelone, ses successeurs. 3" Roger' prêta en conséquence serment de fidélité au roi d'Aragon pour tous ces pays, en présence de Pierre-Raimond de Hautpoul, de Guillaume de Saint-Paul Se de plusieurs autres de ses barons. 4° Le roi fit faire ^ serment en son nom par Raimond de Villa-de-Muls, Bernard d'Alion, Dalmace de Creixel & deux autres de ses barons, au vicomte, qu'il n'entreprendroit rien contre sa personne & qu'il lui conserveroit ses domaines. Le roi ordonna ensuite à celui qui lui succèderoit dans le comté de Barcelone, soit mâle, soit femelle, de prêter un pareil serment au vicomte & à ses successeurs mâles ou j'emelles qui hériteroient de Carcassonne; « à moins, ajoute-t-il, tt que celui ou celle qui me succédera dans le comté de Barcelone ne fût roi « ou reine d'Aragon ; car alors il fera prêter ces sermens par les barons de sa (i cour. 0° Enfin AU'onse &c Roger promirent^ de s'entr'aider dans la guerre <i qu'ils avoient actuellement l'un 8c l'autre contre Raimond, comte de Tou- (i louse & de Saint-Gilles, 8v dans celles qu'ils auroient dans la suite avec (1 lui ou avec ses successeurs, 8v de ne taire aucun traité avec eux l'un sans « l'autre; avec ordre à leurs successeurs de se lier par une semblable pro- <■ messe. » Le roi fit jurer celle qu'il fit, 6- qu'il promit d'observer sur sa foi 6» sa croyance, au lieu de serment, par les mêmes barons qui avoient fait serment dans l'acte précédent; 8<. le vicomte promit d'obsen'er cet accord sur les saints Evangiles : nouvelle preuve que Roger n'étoit pas hérétique sur l'article du serment^.
Ce vicomte se rendit^ en même temps vassal de Raimond-Bérenger, comte de Provence, vicomte de Millau 8< de Gévaudan S<. frère du roi d'Aragon, pour les châteaux de Brusque, Delpont Se de Murasson, en Rp^ergue; « qu'il (I lui donna en propre 6- en j'ranc- alleu, Sv qu'il reprit ensuite de lui en fief. !■ Il lui en fit hommage avec promesse de les tenir de lui en fief S< des comtes K de Provence, ses successeurs, qui posséderoient la comté (ou plutôt la » vicomte) de Millau. Roger ajouta ([ue, supposé que les comtés de Pro- « vence 8; de Millau appartinssent dans la Suite à d'autres qu'au comte do « Barcelone, lui S<. ses successeurs ne tiendroient ces trois châteaux que de « ces derniers. » Le roi d'Aragon, durant son séjour k Carcassonne, y donna
' Marea Hlipan'iea, c. li-j'i. des Chartet, t. i , pp. t2j, 114, & dans les Mémoires
* liij. c. 1374. de la Société des lettfes & arts de Carcassonne, t. t,
• Hid, c. 1375. pp. 2^4 à 23j (article de M. Cros-M.-iyrevielle). ' Un serment analogue fut prêté en même temps [A. M.]
par les notables bourgeois de Carcassonne. On ' Voyez tome VIII, Chartes, n. XXX, ce. ijy,
trojvira cet act» dan» Teiilct, /.o/ftte; du Trésor 340.
An 1 179
KJ.oiigin.
~; ni HISTOIRE GÉNÉRALE DE LANGUEDOC. LIV. XI'/.
An 1 179 ■'
un diplôme en faveur de l'abbaye de La Grasse', c[u'il prit souî sa prolection avec Arnaud, son abbé, S<. tous les domaines qu'elle possédoit dans l'étendue de ses États; il leur permit de faire construire partout où ils voudroient des châteaux Se des forteresses.
LXXXI. — Couronnement de Philippe-Auguste qui succède au roi Louis le Jeune, son père. — Juifs de Toulouse.
Il paroît que la guerre que le comte de Toulouse eut à soutenir en 1179 contre ce prince S<. ses alliés, l'empêcha de se trouver au couronnement de Philippe, son neveu, que le roi Louis le Jeune, père de ce jeune prince, associa au trône, & qui fut couronné à Reims, le i" de novembre de la même année. Les anciens historiens^ assurent cependant que Louis délibéra là-dessus, à Paris, avec tous les archevêques , les évêques, les allés L- les barons de tout le royaume; que cette cérémonie fut fixée au i5 d'août, mais qu'elle fut différée ensuite au 1" de novembre, à cause d'un accident qui arriva h. Philippe; & qu'enfin ce prince fut couronné à Reims, en présence des archevêques, des évêques 6- de tous les princes du royaume, que le roi Louis y avoit assemblés. On ajoute que c'est là la^ première cérém.onie où on ait vu avec ordre i' détail les pairs de France. En effet, le roi Louis le Jeune la rét^la lui-même- & ordonna qu'à l'avenir ce cérémonial seroit observé au couronnement des rois de France; mais aucun auteur ne fait mention en particulier du comte de Toulouse, & nous n'avons aucun monument qui prouve qu'il ait assisté au sacre de Philippe-Auguste. Quoi qu'il en soit, ce jeune roi, qui n'avoit alors que quatorze ans, succéda à la couronne après la mort du roi Louis le Jeune, son père, arrivée le 18 de septembre de l'année suivante. On a déjà remarqué que ce dernier, qu'on loue beaucoup pour sa piété, fut le premier de nos rois de la troisième race qui fit valoir son autorité dans la Province.
Philippe, au commencement de son règne, chassa tous les juifs du domaine royal; mais ces peuples se maintinrent dans les villes soumises aux grands vassaux de la couronne, entre autres à Toulouse, comme il paroît par une sentence'* rendue, au mois de mai de l'an 1181, par Fulcrand, évêque de cette ville, Se divers ecclésiastiques, ses assesseurs, au sujet du différend qui s'étoit élevé entre le sacristain de l'église de Saint-Etienne Si les juifs de Toulouse, touchant les quarante-quatre livres de cire qu'ils étoient tenus de
' Archives de l'abbaye de La Grasse. — Dom Se l'exempte d'une partie des leiides que l'on per-
Vaissetc a confondu deux actes différents de ce cevait dans ses Etats. [A. M.]
prince. On peut les voir dans Maliul [Cartulctire Je ' Rigord, Gesta Phillppi Àugusti, p. 4 & seq —
C.Trcassonne, t. 2, pp. 206, 2.')7), & tome V, ce. 1662, Rogerius de Ilovsden, Annales An^licani, ad ann.
l6!;.3. Par le premier, du i3 octobre 1172, le roi 1179.
d'Aragon permit à La Grasse de faire fortifier la ' Histoire gcncalogijue des grands officiers, t. 5,
ville de KivesalteSj par le tecond , qui est daté p. ?t.
de novembre 1 179, & donné a Pirpisnan (8t non à ' Catel , Mhnoires is l'histoire du Ldngucdoe,
Carcasscnnc;, il prend l'abbaye sous :a protection p. 893 & si;!v.
An 1 180
HISTOIRE GÉNÉRALE DE LANGUEDOC. LIV. XIX. q3
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lui fournir tous les ans le vendredi -saint. Le sacristain assuroit que ces livres dévoient être du poids commun de Toulouse f £<. les juifs qui furent condamnés prétendoient au contraire qu'elles dévoient être seulement du poids de vingt sols la livre, qu'on appeloit livre prime.
LXXXII. — Suite de la guerre entre le roi d'Aragon 6- le comte de Toulouse. — Mort de Raimond-Bérenger, comte de Provence j vicomte de Gévaudan, Oc, — S anche, son frère, lui succède,
La guerre continua dans la Province pendant les années 1180 & 1181 .''-;',-,°'''f^'!V:
r^ * , t. iU , p. 3^
entre Raimond, comte de Toulouse, d'un côté, & Alfonse, roi d'Aragon, & ses alliés de l'autre, sans que nous en sachions le détail; sinon qu'Alfonse assiégea' le château de Fourques, situé sur le Rhône, à deux lieues au-dessous de Beaucaire, qui appartenoit au comte. Raimond étoit, à ce qu'il paroît, dans le pays au mois d'août de l'an 1180, & il confirma^ alors, en faveur de l'abbaye de Saint-André sur le Rhône, la donation d'une partie du château de Pujault, que Isnard de Gargaia avoit faite à ce monastère en y prenant l'h.abit religieux. Le roi d'Aragon & le comte de Provence portèrent peutêtre, en 1180, leurs armes dans le Rouergue; car le comte de Toulouse passa un accord-', le i^"' d'octobre de cette année, avec l'abbé d'Aurillac, aa camp devant Capdenac, lieu situé sur les frontières du Rouergue & du Querci.
Cette guerre fut funeste à Raimond-Bérenger, comte ou marquis de Provence. Adémar'', fils de Sicard, seigneur de Murviel, qui tenoit sans doute le parti du comte de Toulouse, ayant marché en 1181 à la tête d'un certain An 1181 nombre de chevaliers, se mit en embuscade, le surprit aux environs de Montpellier 81 le tua, le jour de Pâques 5 d'avril, avec Gui de Séverac qui l'accompagnoit.
On prétend' que celui-ci étoit parent du comte de Provence, sous prétexte qu'il est marqué dans un ancien auteur*^ que Gilbert, beau-père de Raimond-Bérenger III, comte de Barcelone, eut sept filles, dont chacune épousa divers seigneurs, entre autres le vicomte de Fcnouillèdes, Hugues de Baux, Gui de Séverac, &c. On suppose'' en môme temps que ces filles de Gilbert étoient nées d'une même femme qu'il avoit épousée, dit-on, avant son mariage avec Gerberge, héritière de Provence, 8c qu'il ne se maria avec cette dernière qu'en secondes noces; mais l'auteur sur lequel on se fonde ne le dit pas; il met au contraire au nombre de ces filles Étiennette, femme d'Hugues de Baux, laquelle étoit née certainement du mariage de Gilbert avec l'héritière
'TomeVni, Chartes, n. XXVIII, c. 333 à 335. ' ^:t\nze. Histoire gènéalogi<iue de la maison d'An.
' D'Achéry, Spicilegium, t. 8, p. i jp. vergne, t. i , p. 194.
' GaUia Christiana, t. 2, p. 9Ô.J. " Gaufridus, prior V'osiensis, p. 3^4.
* G;iiifridiis, prior Vosiensis, Labbe, p. 32^. — ' Baliize, Histoire gcnéulo^ijue df la maison d'Av.-
Chronicon Massiliense, danshabbs, Biiliolhcca nova vergne, t. 1 , p. 194, mss. t. I, p. 341.
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de Provence. Il n'y a d'ailleurs aucun fond à taire sur cet auteur' qui donne pour grand-pcrc paternel à ce Gilbert un prétendu Raimond, surnommé Tête-d'Etoupes, vicomte de Carlad, Si qui confond la généalogie des comtes de Barcelone avec celle des vicomtes de Millau- dont étoit Gilbert; en sorte qu'il fait descendre par mâles Alfonse II, roi d'Aragon, de ce prétendu Raimond Tête-d'Etoupes, vicomte de Carlad.
Raimond-Bérenger, comte de Provence^, fut apporté après sa mort dans l'Ile de Maguelonne &. inhumé dans la cathédrale de Saint-Pierre. Ce prince, dont on fait un grand éloge S< qu'on nous représente comme extrêmement aimable, étant décédé sans enfans, Alfonse, son frère, roi d'Aragon, lui succéda dans le comté de Provence Se dans les vicomtes de Millau & de Gévaudan qu'il lui avoit donnés en apanage pour ^ les posséder sous sa suzeraineté. Alfonse en disposa peu de temps après en faveur de Sanche, son autre frère, qui se qualifia depuis comte de Provence, comme il paroît par divers monumens"^. Au reste, nous ne relèverons pas ici l'erreur de quelques modernes qui ont prétendu que ce fut Bertrand de Baux qui fut tué le jour de Pâques de l'an ii8i par [Adémar fils de] Sicard de Murviel : d'autres^ l'ont fait avant nous.