LI. — Comtes de Rode
II est parlé dans ces vies du comte de Rode-:^ comme d'un des seigneurs de son temps qui favorisèrent le plus la poésie provençale. Ce comte, qui se nommoit Hugues 8c qui tut le second comte de Rodez de son nom, avoit succédé, avant l'an iiôg, à Hugues I, son père. Il établit^, vers l'an 1161, conjointement avec Hugues, évêque de Rodez, son frère, la paix dans le diocèse de Rodez, dont il régla les conditions, du conseil des abbés, des prévôts, des archidiacres Se des barons du pays; Se c'est ce qui a donné l'origine au droit de commun de paix qu'on lève encore dans le Rouergue. Il épousa"^ Agnès, fille de Guillaume VIII, comte d'Auvergne, 8c en eut cinq fils, comme il paroît par son testament^, daté du 8 d'octobre de l'an 1 176. Par cet acte il choisit sa sépulture dans l'abbaye de Bonneval, en Rouergue. Il donne le comté de Rodez 8c tous ses domaines jusqu'au Tarn, à Hugues, son fils aîné. Il lègue à Gilbert, son second fils, le pays ou vicomte de Creissel 8c tous ses biens situés au delà du Tarn, à condition qu'il tiendroit le tout en fief de son aîné, avec substitution de l'un à l'autre. Il destine deux autres de ses fils à l'état religieux, savoir : Bernard, le troisième, dans l'abbaye de Loc-Dieu de l'ordre de Cîteaux, 8c Henri, le quatrième, dans celle de Conques. Il confie le cinquième, nommé Guillaume, aux soins du prévôt, oncle de ce dernier, avec cinq cents sols de pension annuelle sur le Carladois, 8c ordonne qu'en
* Zii t iï.i, A iiaUs Je la corons Je Aragon, l. 2, c. 47. * GaUia Chnstiana , nov. éd. t. 1 , Instrum. p. 5l .
* Vo/cï tDir.o VU, iVelf X, n"' V & vi, pp. 26,27. ' Voyez tome ^U, Note XII, pp. 3j à 33.
' Ms». n. 7 22j. ' Mariène, Vcterum SS. ampliaima colUclie, t. I,
* liid. 81 n. 769J. — [Roch:gude, Parnasse, ç. 897 & sc<j. pp. 3j & ^i; Mjhn, p, ui & Juiv.]