tome VIII, c. 42. de l'éveque Foulques; cette mission n'eut d'ail
' Voyez tome VIII, c. 46. [GuiUem de Tudèle, leur» aucun résultat. Ters 1020-1025.] C'est l'Anonym» (tome VIII de cette histoire,
' GuiUem deTudèle, vers 1026-1037, mentionne c. 46) qui, comprenant mal un rers du poète, a
bien un voyage fait en Agenais vers cette époque, introduit le comte de Montfort dans cette af-
mais il nedit pas que Simon de Monifort y ait pris faire. [A. M.]
An- 1210
An
Enfin maître Thédise étant arrivé à Toulouse s'aboucha avec l'abbé de Cîteaux, pour ne rien faire sans son ordre, & on reprit ensuite la conférence touchant la purgation canonique du comte de Toulouse. Maître Thédise, dit un historien du temps ' « étoit un homme circonspect Si prévoyant, qui « n'avoit rien tant à cœur que d'éluder, sous des prétextes plausibles, la (c demande que faisoit le comte d'être reçu à se justifier; il voyoit que si on « le lui permettoit, il lui seroit aisé de s'excuser sur de fausses allégations ou « par la ruse, & que la religion seroit par là entièrement perdue dans le pa)S. « Tandis qu'il pensoit aux moyens de parvenir à ses fins, Dieu lui suggéra (I un expédient pour se tirer de l'embarras où il se trouvoit. Le pape mar- « quoit dans sa lettre qu'il vouloit que le comte exécutât les ordres qu'il avoit " reçus touchant l'expulsion des hérétiques de ses Etats &. la révocation des « nouveaux péages; or, il y avoit de la négligence de sa part dans l'exécu- » tion de ces ordres. Cependant Thédise Se l'évêque de Riez, pour ne pas « paroître opprimer le comte, lui fixèrent un certain jour pour se trouver, « trois mois après^, à Saint-Gilles, avec promesse d'y recevoir, en présence « d'une assemblée d'archevêques, d'évêques 8<. d'autres prélats, qu'ils y convo- « cjuèrent, les pieuves de son innocence touchant le crime d'hérésie & le « meurtre du légat Pierre de Castelnau. » Ils lui ordonnèrent^, en attent.Vii.°p.'^i9\ dant de chasser les hérétiques 8c les routiers de ses domaines St d'exécuter entièrement tous les autres articles qu'il s'étoit engagé d'accomplir par divers sermens; afin, disent-ils dans une lettre qu'ils écrivirent au pape dans la suite, que, s'il négligeait l'exécution de toutes ces choses, il ne put parvenir à se justifier sur les deux antres.
Thédise "* vint aussi à Toulouse pour donner l'absolution aux habitans de cette ville, suivant la commission qu'il en avoit reçue du pape; mais Foulques, leur évêque, l'avoit déjà prévenu, 8<. il leur avoit donné cette absolution après qu'ils lui eurent promis par serment d'obéir aux ordres de l'Église, £< qu'ils lui eurent donné dix des principaux citoyens en otage pour la sûreté de leurs promesses. On prétend'' que le comte Raimond, qui agissoit de bonne foi Se qui comptoit sur celle des légats, leur livra alors, à la persuasion du même Foulques, qui le trahissoit, le château Narbonnois, c'est-àdire son propre palais, & que l'abbé de Cîteaux, qui trompoit ce prince par une feinte amitié, y mit une bonne garnison; mais ce fait nous paroît douteux; car nous verrons plus bas que Raimond étoit encore maître du château Narbonnois au mois de décembre de l'an 1210. Quoi qu'il en soit, ce prince, après avoir pris jour avec les légats pour sa purgation canonique, passa un accord à Moissac^, le samedi 26 de juin, avec Raimond, abbé de ce monas-
' Pierre de Vaux-Cernay, c. 39. Tudèle, vers 1007- 1019. Le fait n'est point indi-
» Voyez tome VII, Note XVI, n°* m & siiiv., que par Pierre de Vaux-Cernay, & quoiqu'il soit
pp. 46, 47. difficile de le rejeter, puisqu'il est rappoité par
' Innocent* III 1. 16, Epist. Sji un auteur contemporain généralement fidèle, il
^ Pierre de Vaux-Cernay, c, 3<), est absolument inexplicable. (A. M.] ' Voyez tome VIII, ce. 44, ^ii. — Guillem de * Archives de l'abbaye de Moissac.
tère, touchant la justice Se les droits seigneuriaux de la ville que le comte possédoit en qualité d'abbé chevalier, en présence d'Adhémar, abbé de Montauban, Raimond de Récald ', sénéchal de Toulouse, Hugues Delfau^, sénéchal d'Agenois, &c. Raimond partit ensuite pour la Provence.