IX. — Le comte de Toulouse lève le siège de Castelnau
Le lendemain"^ le comte de Foix envoya des courriers dans tous les châteaux des environs, où il fit publier qu'il avoit défait les croisés. Plusieurs ajoutoient même que Simon avoit été fait prisonnier, qu'on l'avoit écorché tout vif, & ensuite pendu. Sur ce faux bruit, divers châteaux se soumirent au comte de Toulouse, qui continua le siège de Castelnau jusqu'à ce que Simon, voyant que le secours qu'il avoit reçu n'étoit pas suffisant, prit le parti d'aller lui-même assembler de nouvelles troupes. Ce général se rendit d'abord à Narbonne, où il rencontra un corps de croisés françois qui étoient arrivés depuis peu sous la conduite d'Alain de Rouci, chevalier de mérite. Le comte
'Voyez toine VIII, ce. 80, 81. — [Voyez le jusqu'au soir, aura commis une de ces erreurs
poëme, vers 2217 & suiv.] dont il est coutumier. [A. M.]
= L'attaque des croisés contre le camp du comte ' Pierre de Vaux-Cernay, c. id
de Toulouse est placée par Guillem de Tudèle ■" Pierre de Vaux-Cernay, c. 53. -^ Voyez
(vers 2241-2252) immédiatement après la première tome VIII, ce. Sr, 82. — (Guillem de Tudèle,
bataille; les deux témoignages sont d'accord ; le vers j2^o & suiv.] —Guillaume de Puylaurens,
chroniqueur en prose, en retardant le combat c. ly.
HISTOIRE GÉNÉRALE DE LANGUEDOC. LIV. XXII. oyà "7"
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de Toulouse, informé de la marche de ces croisés S<. du dessein qu'ils avoient formé de venir le forcer dans ses retranchemens, assembla son conseil : on y résolut d'un commun accord de décamper, n'y ayant d'ailleurs aucune espérance de forcer la place. Après avoir donc fait mettre le feu à ses machines, il partit &i se rendit à Puylaurens.