‹ Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificatives (volume 5)Chapitre 187 sur 342 · XLVII. — Marie meurt à Rome en odeur de sainteté · texte numérisé non relu

XLVII. — Marie meurt à Rome en odeur de sainteté

Cette princesse fut attaquée de la fièvre peu de jours après, &c se voyant dangereusement malade, elle fit son testament^ le 20 d'avril suivant. Elle institua pour son héritier l'infant Jacques, son fils, & lui substitua Mathilde 8t Pétronille, ses filles, qu'elle avoit eues de Bernard, comte de Comminges, son second mari ; elle confirma un autre testament qu'elle avoit fait auparavant, en tous les articles qu'elle ne changeoit pas dans celui-ci : elle choisit sa sépulture dans l'église de Saint-Pierre de Rome, à laquelle elle fit des legs, dp même qu'à celles de Saint-Jean-de-Latran, de Sainte-Marie-Majeure 8t de Saint-Paul; avec ordre que la dépense de ses funérailles ne passât pas trente livres Provençales. RWe légua à l'abbaye d'Aniane les pêcheries de Frontignan 8t ses dépendances, que le seigneur de Montpellier, son père, tenoit en fief de ce monastère; le château de Miravaux, au monastère de Saint-Félix, &C. Elle donna pouvoir au pape Innocent 111 de changer ce qu'il jugeroit à propos dans ce testament, 8<. mit son fils, ses filles, ses biens & toute sa famille sous la protection de ce pontife 8c de l'Église romaine. Elle mourut peu de jours après à Rome 3, Se fut inhumée dans l'église de Saint-Pierre, auprès de sainte Pétronille, ainsi qu'elle l'avoit ordonné. Il est certain^ en effet, qu'elle décéda à Rome au mois"* d'avril de l'an I2i3 8t non de Tan 12 19, comme l'a avancé mal à propos un historien^ d'Aragon, qui a trompé ceux qui ont écrit après lui^. Au reste, cet historien déclare avoir vu deux testamens de cette reine, l'un de l'an 1209 &c l'autre de l'an 121 1, dans lesquels elle substitue ses filles à son fils, 8c à celles-là Raimond-Gaucelin, seigneur de Lunel, 8c ses enfans, 8c à leur défaut Raimond, 8c ensuite Arnaud de Roquefeuil frères, 81 enfin ses autres parens les plus proches, sans faire

' Sur cette affaire, cf. Germain, Histoire de ' Thalamus de MontpeUicr. [Édit. de la Société

Montpellier, t. i, pp. 47 à .'il. — Cet ériidit fait archéologique de Montpellier, p. 23; ce document

remarquer que de cette lettre d'Innocent III, il dit le 19 avril.] résulte que le roi d'Aragon n'avait pas encore '' Ihid.

payé ses dettes aux habitants de Montpellier peu 'Zuritn, Anales de la corona de Aragon. 1. 2,

avant sa mort. [A. M.] c. 72.

' D'Achéry, Spiçilcgium, t. 7, p. 168 & scq, " Ferrera?, ad ann, 1219, n. 6.

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aucune mention de ses frères Si de ses sœurs du second lit. Tous les historiens' font un grand éloge de Marie de Montpellier, reine d'Aragon, surtout pour sa piété. Jacques, roi d'Aragon, son fils, en parle de la manière suivante dans ses mémoires : « La* reine Marie ma mère étoit une des meilleures « dames du monde. Elle craignoit & honoroit Dieu, 8c j'en povirrois dire « beaucoup de bien. Elle Fut généralement aimée, & Dieu lui fit tant de « grâces qu'elle est appelée à Rome & partout ailleurs la sainte reine. Plu- « sieurs malades ont été guéris en buvant du vin ou de l'eau dans lesquels (( on avait trempé de la pierre de son tombeau. Elle est inhumée à Rome « dans l'église de Saint-Pierre, auprès de sainte Pétronille, fille de ce saint. » Un ancien^ auteur témoigne encore que Dieu opéra dive'-s miracles par les mérites de cette princesse.

XLVIII. — Louis, fils du roi Philippe-Auguste, se croise contre les albigeois,

il- puis abandonne son dessein.

Les ambassadeurs d'Aragon à la cour de Philippe-Auguste furent plus heureux sur l'autre article de leurs instructions, qui étoit de détourner les peuples de se croiser contre les hérétiques de la Province, £<. ils trouvèrent les circonstances très-favorables. En effet, Philippe, qui avoit enfin consenti que le prince Louis, son fils, prît la croix, & qui avoit fixé le jour de son départ pour l'octave de Pâques, dans un grand parlement qu'il avoit tenu à Paris le premier jour de Carême, changea bientôt après de sentiment, & obligea ce jeune prince avec les chevaliers qui avoient résolu de le suivre, h remettre l'expédition à une autre année, pour ne pas se priver de leur secours durant la guerre & les autres affaires qu'il avoit sur les bras. D'un autre'* côté, le pape qui, sur le rapport des ambassadeurs du roi d'Aragon, croyoit l'affaire des hérétiques de la Province entièrement finie, envoya le cardinal Robert de Courçon, Anglois de nation, son légat en France, & le chargea d'exhorter les peuples à se croiser pour la Terre-Sainte; en sorte que t.m' "p'Ts les évèques de Toulouse 8c de Carcassonne, qui étoient allés en France aussitôt après le concile de Lavaur, tant pour prêcher la croisade contre les al!)igeois, que pour contrecarrer les ambassadeurs d'Aragon, ne purent engager que fort peu de monde, nonobstant les grands mouvemens qu'ils se donnèrent. Quant au roi"* d'Aragon, ce prince qui étoit encore à Toulouse le 7 de février, laissa en partant de cette ville plusieurs de ses chevaliers aux deux comtes, Si fit un voyage à Perpignan, d'où il envoya prier Simon de Montfort de se rendre à Narbonne pour y conférer ensemble.

■ Gesta eomitum Bxrc'inonensîutn, c. 24. ' Pierre de Vaux-Cernay, c. 66 & suiv. — Zu-

• Chronica o commentari del rey en Jacme^ c. 6. rlta. Anales de la corona de Aragon, 1. 2, c. 63.

(Noiiv. éd. e. 7, p. 14.] — [Cf. M.Germain, His- — Mss. Coliert, n. 1067. [Donation faite par le

toire de Montpellier, t. i, pp. 260, 261.] comte de Toulouse à Aimeri de Castelnau; l'acte

' Gesta eomitum Barcinonensium, c. 74. se retrouve dans Teulet, t. 1, p. 388, d'après J.

•• Pierre de Vaux-Cernay, c. 68. 33o, n. i3.]

An lii i

XLIX. — Simon de Mo'itfort &• Pierre, roi d'Aragon, se défient.

Simon étoit alors vraisemblablement à Lavaur; car y il demeura quelque temps après la séparation du concile, & il y donna deux chartes' le 21 & le 24 de janvier. 11 répondit^ à l'invitation du roi Pierre, & se rendit à Narbonne au jour marqué; mais n'y trouvant pas ce prince, ik voyant qu'un grand nombre de routiers, d'Aragonois St de Toulousains s'y étoient rassemblés, il crut qu'on lui avoit dressé un piège, & se retira au plus tôt. Quelques jours après le roi d'Aragon l'envoya défier dans les formes. Se détacha cependant un corps de Catalans pour ravager ses terres. Simon députa Lambert de Turei, chevalier sage & discret, pour s'informer de la propre bouche de ce prince, si le défi étoit véritable, lui déclarer qu'il ne croyoit pas avoir forfait en rien contre lui, l'assurer qu'il étoit prêt à s'acquitter de tous les devoirs de vassal, 8c lui offrir, en cas qu'il se plaignît de ce qu'il avoit pris les terres des hérétiques par les ordres du pape & le secours des croisés, de s'en rapporter au jugement de la cour romaine, ou de celle de l'archevêque de Narbonne, légat du Saint-Siège. Simon chargea en même temps son envo^é de rendre une lettre au roi, supposé que ce prince persistât dans son défi; dans lequel il ne lui rendoit aucun salut, le déficit à son tour, & lui déclaroit qu'il ne lui devoit à l'avenir aucun service, & qu'il étoit prêt à se défendre contre lui, de même que contre les autres ennemis de l'Église. I/ambert s'étant présenté devant le roi Pierre, exécuta fidèlement sa commission, 8< lut devant toute la cour la lettre de Simon. Cette lecture enflamma la colère du roi Se de ses courtisans, Se ce prince ayant ordonné à l'envoyé de se retirer 8< qu'on veillât sur sa personne, il assembla son conseil. Quelques-uns furent d'avis qu'il devoit citer Simon, pour le sommer en qualité de son seigneur, de lui rendre le service auquel il étoit tenu envers lui; Se en cas qu'il manquât d'obéir, de faire mourir Lambert de Turei. Le lendemain cet envoyé parut de nouveau à la cour, répéta fièrement ce qu'il avoit dit la veille, Se offrit de se battre en duel contre quiconque oseroit soutenir que le comte Simon avoit offensé le roi injustement Se lui avoit manqué de fidélité ; personne ne se présenta pour l'accepter. Se Lambert fut renvoyé sans aucun mal, à la prière de quelques chevaliers aragonois de sa connoissance

L. — Pierre termine les dijjèrends qui s'étaient élevés entre l'évêque de Viviers

& le comte de Valentinois.

Pierre, roi d'Aragon, ayant résolu de faire la guerre à Simon de Montfort, donna ses ordres pour lever des troupes. Se fit un voyage vers le Rhône : il

■ Archives de l'église d'Albi. — Manuscrits de ces événements ne sont point racontés parGiuUem

Coliert, n. 2275. [Voyez notre catalogue, n"« 05 de Tudèle, ou pU,tôt par son continuateur ano-

& (><>■] nyme, qui passe brusquement au récit de la prise

' Pierre de Vaux-Cernay, c. 66 & suiv. — Tous de Pujol & de la bataille de Muret. (A. M.)

T ' An iziî

se rendit à Viviers', & termina comme arbitre, avec Hugues de Baux, prince

d'Orange & vicomte de Marseille, les différends qui s'étoient élevés entre

Burnon, évêque de Viviers, 8c Aymar de Poitiers, comte de Valentinois, au

sujet de divers domaines que ce dernier refusoit de reconnoître tenir en fief de

l'autre, à quoi il fut condamné. Pierre partit bientôt après pour la Catalogne

61 l'Aragon, où il assembla son armée pendant le mois de mai^ & les suivans.

LI. — Les députés du concile de Lavaur préviennent le pape contre le comte 6- les habitans de Toulouse iy leurs alliés,

L'évêque de Comminges, maître Thédise & les autres députés du concile de Lavaur, étant arrivés^ cependant à Rome vers la fin d'avril, trouvèrent l'esprit du pape extrêmement aigri contre Simon de Montfort par les intrigues des ambassadeurs d'Aragon, qui avoient dépeint ce général comme un usurpateur. Se avoient indisposé contre lui la plupart des prélats de la cour romaine. Ils eurent beaucoup de peine à faire changer leurs idées là-dessus; mais comme ils étoient appuyés des lettres de presque tous les évêques du pays, qui avoient un intérêt personnel à traverser la justification du comte de Toulouse, Si qu'ils avoient des liaisons très-intimes avec Montfort, ennemi capital de ce prince, ils tournèrent enfin entièrement l'esprit du pape, qui écrivit une lettre fort vive au roi d'Aragon le 21 mai I2i3. Innocent'^, après ("ifi "!,'".!% avoir préparé ce prince à la correction, en lui témoignant combien les honneurs qu'il lui avoit rendus par dessus tous les princes chrétiens dévoient le porter à la reconnoissance, lui fait de sanglans reproches d'avoir pris, contre la défense du légat, la protection des Toulousains, excommuniés, dit-il, 8t interdits à cause que plusieurs d'entre eux sont ou hérétiques manifestes, ou crovans 8t fauteurs des hérétiques. Il lui marque ensuite, qu'ayant fait venir en sa présence l'évêque de Segorve St maître Colomb, ses ambassadeurs, avec les envoyés des légats 8c de Simon de Montfort; qu'après les avoir écoutés les uns Se les autres, 8c avoir lu plusieurs lettres qui lui avoient été adressées, il lui enjoignoit d'abandonner sans délai les Toulousains Si leurs associés, nonobstant toutes les promesses qu'il pourroit leur avoir faites. « Que si, « ajoute-t-il, ils souhaitent retourner à l'unité, comme vos ambassadeurs nous « l'ont assuré, nous commettons l'évêque de Toulouse pour réconcilier à « l'Église ceux qui voudront revenir sincèrement; mais nous lui ordonnons K en même temps d'exterminer de cette ville tous ceux qui persisteront dans « leurs erreurs, 8c de confisquer leurs biens. Nous sommes également surpris « 81 fâché de ce que vous nous avez arraché un rescrit apostolique sur un « faux exposé, pour faire restituer aux comtes de Comminges 81 de Foix 8c à

' Colimlîi, Vivnrienses ep'iscopi, p. îîi. a été reproduite par Pierre de Vaux-Cernay, c. 66.

* Ziirita, AaaUi de U corona de Aragon, I. 2, Dans l'édition des lettres d'Innocent III par Bac. /)3. luze, cette pièce est datée du 2 juin I2l3. Ci,

* Pierre de Vaux-Cernay, ce. 66 & 70. Potthast, n. 4741. [A. M.]

' Innocent. Ill 1. 16, Epin. 48. — Ccue lettre

« Gaston de Béarn leurs domaines, puisqu'ils sont excommuniés pour plu- « sieurs grands crimes, & pour la protection qu'ils accordent aux hérétiques 5 « mais parce qu'un pareil rescrit ne sauroit subsister, nous le révoquons '.( comme subreptice. Si ces comtes veulent se réconcilier à l'Eglise, ainsi « qu'ils le disent, nous mandons à l'archevêque de Narbonne, légat du Saintc Sié-^e, de recevoir non-seulement leur caution juratoire, parce qu'ils ont « transgressé leurs sermens, mais encore toute autre caution qu'il jugera « nécessaire d'exiger, & de leur donner ensuite l'absolution. » Le pape promet au roi d'Aragon d'envoyer sur les lieux un cardinal légat a latere, suivant ses désirs, & de choisir un personnage sage, prudent Si équitable, qui rende une exacte justice à tous ceux qui la demanderont. En attendant, il ordonne à ce prince de convenir une trêve avec Simon de Montfort, & de la o-arder fidèlement, excepté à l'égard des hérétiques, avec ordre à ce dernier de lui rendre tous les services auxquels il étoit obligé pour les terres qu'il tenoit de lui en fief. Enfin il déclare que si les Toulousains & les comtes leurs protecteurs persistent dans leurs erreurs, il fera publier une nouvelle croisade contre eux & contre leurs défenseurs : il l'exhorte à obéir exactement à ces ordres « afin, dit-il, que vous ne m'obligiez pas à vous punir, en cas de « désobéissance, quelque amitié que j'aie pour vous. Si vous vous opposez à « la consommation d'une œuvre si sainte, dans laquelle la cause de Dieu 8c « celle de l'Église se trouvent également intéressées, surtout en matière de « foi , les exemples anciens & nouveaux pourront vous instruire du péril « auquel vous vous exposez. » Le pape écrivit d'un autre côté à Simon de Montfort, à l'archevêque de Narbonne 81 à l'évêque de Toulouse pour les charger de l'exécution de ses ordres touchant cette lettre, 81 renvoya deux jours après au ' légat a latere qui devoit se rendre dans la Province, la discussion des demandes que faisoit Raimond Pelet, lequel étoit allé à Rome pour y soutenir les droits qu'il y prétendoit sur le comté de Melgueil, au nom de son àieule, 8c qui offroit de prendre ce comté en fief de l'Église romaine, sous vm cens annuel.

LIL — Simon de Montfort reçoit un nouveau renfort de croisés, 6» continue

ses expéditions.

Manassés, évêque d'Orléans^, 8c Guillaume, évêque d'Auxerre, son frère, voyant que l'ardeur pour se croiser contre les hérétiques de la Province étoit extrêmement ralentie depuis que le pape avoit en quelque manière révoqué cette croisade, & sachant que Simon de Montfort étoit presque abandonné, prirent la résolution de marcher à son secours^. Ils ramassèrent plusieurs

' Innocent. III 1. \6, Epist. 55. — [Potthast, ' Au premier mai I2t3, Simon devait être à

n. 4734; la lettre est du 28 mai I2i5.] Béziers; du moins, à cette date, il se reconnut

' Pierre de Vaux-Cernay, c. 69 & suiv. — Guil- redevable envers Bertrand, évêque de cette ville, de

laume de Puylaurens, c. 20. — Voyez tome VIII, cent marcs d'argent, qu'il lui devait pour sa part

ce. 92, 93. des échoites de sa ville épiscopale. En payement

HISTOIRE GENERALE DE LANGUEDOC. LIV. XXII. aiq —; T"

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chevaliers Se arrivèrent à Carcassonne, d'où Simon les mena vers Muret. Ce général ht ensuite le dégât dans tous les environs de Toulouse, ravagea les moissons qui étoient déjà prêtes à couper, & se rendit maître de dix-sept petits châteaux du pays : il les rasa tous, à la réserve de celui de Pujol, situé à deux lieues de Toulouse vers le sud-est', où il laissa en garnison trois chevaliers : Pierre de Sissi, Simon de Lisesnes 8<. Robert de Sartes, ou selon d'autres d'Isarces, avec quelque infanterie.

LUI. — Amaiiri, fils de Simon, reçoit la ceinture militaire. — La noblesse de Gascogne le reconnaît pour son seigneur.

Après cette expédition, Simon se rendit à Castelnaudary, où il avoit con- ÉJ-origin. . ii. I I • •!• • - A • t. in, p. -il-.

voque une grande assemblée pour donner la ceinture militaire a Amaun, son

fils. Gui, son frère, qui assiégeoit alors le château de Puycelsi en Albigeois, leva le siège pour assister à cette cérémonie, qui se fit le jour de Saint-Jean- Baptiste, hors la ville, 8c sous des tentes, à cause que Castelnau n'étoit pas assez grand pour contenir tous ceux qui s'assemblèrent à cette occasion. L'évêque d'Orléans ayant célébré pontificalement la messe dans une grande tente, qu'on avoit dressée exprès, assisté de l'évêque d'Auxerre, donna cette ceinture au jeune Amauri, qui fut conduit à l'autel par le comte, son père, 8c la comtesse, sa mère, 8c qui demanda d'être fait chevalier pour le service de Jésus-Christ en présence d'une foule d'ecclésiastiques 8c de gentilshommes. Quelques jours après, Simon s'étant avancé vers Toulouse, où il fit quelques prisonniers, se rendit à Muret suivi d'une grande partie de la noblesse de Gascogne, qu'il y avoit convoquée, pour rendre hommage à Amauri, son fils. Il le conduisit ensuite dans cette province, lui fit prendre possession des domaines qu'il y avoit acquis 8c y continua la guerre*.

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