LI. — Origine de l'université de Toulouse
Enfin nous trouvons dans le même traité l'établissement de l'université de Toulouse, par l'obligation que le comte Raimond contracta d'entretenir pendant dix ans, dans cette ville, des maîtres ou professeurs en théologie, en droit canon, en philosophie &i en grammaire. Car, après les dix ans, ces sciences continuèrent d'y être enseignées, &t on y ajouta dans la suite des professeurs en droit civil & en médecine j ce qui forma les quatre facultés dont cette université est aujourd'hui composée. On voit le nom des premiers maîtres qui professèrent k Toulouse, dans une quittance ' qu'ils donnèrent, au commencement de l'an iiSg, du payement de leur honoraire; quelquesuns d'eux, avec un grand nombre d'écoliers*, s'étoient retirés à Toulouse, en 122g, après avoir abandonné l'université de Paris, à cause des troubles qui s'y étoient élevés; ainsi celle de Toulouse tut florissante dès son origine, &t elle le devint encore plus bientôt après. Il semble cependant qu'on peut faire remonter cette origine plus haut que l'an 1229, puisque Alexandre'', qui mourut évêque de Chesler, en Angleterre, en 1288, avoit professé publiquement la théologie à Toulouse avant l'arrivée de saint Dominique dans le pays"*, & que le célèbre jurisconsulte frani^ois Accurse ^ y enseignoit publiquement le droit civil en 1227.
LU, — Raimond rend hommage au roi 6- se remet en prison jusqu'après l'exécution de quelques articles du traité.
Le comte Raimond, ayant reçu son absolution dans la cathédrale de Paris, fit'' hommage au roi pour tous les domaines qui lui étoient restés par le traité, conformément à un des articles. Le roi reçut cet hommage à condition que le comte les exécuteroit tous. « Sinon, dit ce prince, nous le remettons, K de son consentement, dans le même état qu'il étoit, par rapport à nous
' Tome VllI, chartes, n.CCXXV, ce. 1022, loîS. ♦Probablement à l'école c»pitiilaire de Snint-
' Raynaldi, an. i 229, n. 02 & suiv. .^ Du Bou- Etienne, qui devait exister avant la guerre des al-
lay, Hift. universitatis Parisiensis, t. 3, p. |32 bigeois. En 1 1 55, un certain Guillem était capiicoZ
81 suiv. de cette école Cf. tome V, c. i 187. [A. M.]
^ Trivet, Chronlcon. an. 1238, ap. d'Achéry, '' Du Soulay, ut supra.
Spicileeium, t. 8, p. 533. " Catel, Hist. des comtes de Tolose, p. 339 & suiv.
An 1229
« & au royaume, avant son hommage, Ictjuel sera regardé comme non avenu, €( &. nous pourrons faire courir sur lui & occuper les pays que nous lui u avons laissés par le traité de paix. » Le roi déclara de plus qu'il garderoit pendant dix ans les châteaux qui dévoient lui être remis pour la sûreté de l'Eglise 8c pour la sienne; en sorte que si Raimond n'observoit pas ses promesses, s'il causoit quelque dommage à l'Eglise durant cet intervalle, &. s'il refusoit de le réparer dans l'espace de quarante jours, il l'y forceroit dans celui de deux mois & remettroit alors ces châteaux à l'Eglise, qui en jouiroit jusqu'à ce qu'il eût fait une entière satisfaction, 8cc.
Raimond, par un autre acte', déclara qu'il s'étoit remis volontairement en prison à Paris, dans le Louvre, pour donner de plus grandes sûretés à l'Église ■if. <"•'«;":, 81 au roi, 6c qu'il y demeureroit jusqu'à ce qu'il eût fait remettre sa fille à Carcassonne, entre les mains des commissanes du roi, 8c qui! leur eût fait livrer cinq de ses châteaux, savoir : le château Narbonnois 8c ceux de Penne, en Agenois, la Roque de Peyrusse, Cordes 8c Verdun, « Ainsi, ajouta-t-il, « lorsqu'il apparoîtra au roi 8c au cardinal légat que j'aurai exécuté ces deux H articles, je m'en retournerai librement, de même que les citoyens de Tou- « louse qui sont demeurés en otage à la suite de la Cour, lorsque le roi sera « assuré qu'on aura rasé les cinq cens toises de murailles de la ville de Tou- « louse, les plus voisines du château Narbonnois, que le passage à ce château « sera libre 8c que les fossés seront comblés. « Ces deux actes, qui sont postérieurs au traité de paix, sont datés du mois d'avril 1228, 8c ils sont, par conséquent^, du i3 ou du 14 de ce mois, parce qu'on commençoit alors l'année le jour de Pâques, 8c que cette fête tomboit le i5 d'avril en 1229. On voit par là que le comte Raimond se remit en prison au Louvre aussitôt après avoir reçu son absolution.
LIIL — Ordonnance de saint Louis contre les hérétiques de la Province.
Saint Louis fit publier en même temps^ une ordonnance'* adressée^ à tous les barons 6- vass.iux, à tous ses sujets 8c à tous les baillis 8c bonnes villes des provinces d'Arles 8c de Narbonne, 8c des diocèses de Rodez, Cahors, Agen 8c Albi. 11 déclare que, voulant faire rendre à Dieu l'honneur 8c le culte qui lui sont dus, il ordonne ce qui suit : 1° Les églises 8<. les ecclésiastiques de ces pays jouiront des mêmes libertés 8c immunités dont jouit l'Église gallicane. 2° Parce que, ajoute-t-il, les hérétiques ont répandu depuis longtemps leur venin dans vos cantons, nous ordonnons, pour l'extirpation de l'hérésie, que ceux qui s'écartent de la foi catholique, quelque nom qu'on leur donne,
' Catel, Histoire des comtes de Tolose, p. 333. — suiv, — Lauriére, Ordonnances, t. I, p. 52. —
Guillaume de Puylaurens, c. 40. C'est ce qu'on .Tppelle l'ordonnance Cupientes, du
' Voyez tome VII, Note XXV, n"* 3 & 4, pp. 72 premier mot du pré.imbule; elle fut aussi envoyée
& y3. aux habitants d'Agde. Cf. tome V, c. iSzS,
■ liid, n. .";, p. 73. n. jcj. [A. M.]
^ Catel, Histoire des comtes Je Tolose, p. 340 & ' Mss. Je Coislin, n. 248.
HISTOIRE GÉNÉRALE DE LANGUEDOC. LIV. XXIV. 6a5
soient punis sans délai, dès qu'ils auront été condamnés par l'évêque diocésain ou par les autres ecclésiastiques qui en ont le pouvoir, avec défense à toute sorte de personnes de recevoir les hérétiques, de les défendre, de les favoriser, de les croire, 8cc. Ceux qui contreviendront à cette défense ne seront plus reçus à l'avenir en témoignage & promus aux honneurs & aux dignités; ils seront incapahles de succéder, & leurs biens seront confisqués, tant sur eux-mêmes que sur leur postérité. 3° Le roi ordonne aux barons du pays, à ses baillis 8<. à tous ses sujets de rechercher les hérétiques 81 de les dénoncer aux ecclésiastiques qui avoient pouvoir de les juger, pour en faire une prompte justice. 4° Pour accélérer cette recherche, le roi veut que ses baillis payent deux marcs d'argent pendant deux ans, Se dans la suite un marc pour cliacun des hérétiques dénoncés qui seront pris, avec ordre de les condamner 8< de les punir. 5° 11 ordonne ensuite de -chasser entièrement les routiers du pays pour y établir une paix plus assurée; d'éviter les excommuniés; de forcer par les peines temporelles, c'est-à-dire par la saisie de leurs biens, ceux qui seroient demeurés dans l'excommunication pendant un an, à rentrer dans l'unité de l'Église, avec défense de leur rendre leurs biens qu'après qu'ils auront reçu l'absolution. Il ordonne enfin de restituer les dîmes aux églises, sans que les laïques en puissent posséder davantage. 6° 11 enjoint aux barons, aux vassaux Se aux bonnes villes de faire serment d'observer tous ces articles entre les mains des baillis qui seront députés à cet effet 8c qui feront euxmêmes serment de veillera leur observation, un an après qu'ils auront été reçus dans leurs charges. « Nous voulons, dit le roi, que ces statuts soient « observés, en sorte que notre frère même jure de les garder 8c de les faire Il garder par ses sujets, lorsqu'il sera en possession du pays. »
LIV. — Origine de la seigneurie £• comté de Castres — Seigneurs de Castres
de la maison de Montfort.
Le roi, quelques jours après la conclusion de son traité avec le comte Raimond, inféoda' à Philippe de Montfort, fils de Gui St neveu du fameux Simon, sous le service de dix chevaliers, la partie de l'Albigeois située à la gauche du Tarn, excepté la ville d'Albi que ce prince se réserva, avec le droit de régale 8c les autres droits seigneuriaux qu'il avoit dans cette ville. Philippe lui fit en même temps hommage de ce pays par un acte daté de Paris, au mois d'avril de l'an 11 29, c'est-à-dire peu de jours après Pâques. « S'il « arrivoit, dit le roi, dans les lettres de cet hommage, que le comte Raimond « n'observât ^as la paix qui a été conclue entre l'Église, nous 8c lui; le pays « que nous avons donné à Philippe de Montfort nous reviendra, 8c il demeu- , ''if, "p^'j"' « rera notre vassal, comme son père l'a été du feu roi, notre père. Que si, « pour la sûreté de l'Église 8c la nôtre, nous gardions alors quelques-uns des « châteaux du domaine qui a appartenu au père de Philippe, nous serions
' Catel, Mémoirei pour l'histoire ie LangueJoc, p. 70J.
« obligés de lui en remlre la valeur clans le domaine qu'il tient de notre « libéralité au delà tle la rivière d'Albi, vers Carcassonne, 8<c. »
On trouve ici l'origine de la seigneurie de Castres, chef-lieu du pays qui fut inféodé à Philippe de Montfort ; seigneurie qui passa à ses descendans Se qui, dans la suite, fut érigée en comté; elle comprenoit tous les domaines qui avoient appartenu aux Trencavels en qualité de vicomtes d'Albi , dans la partie de l'Albigeois située à la gauche du Tarn, excepté la ville d'Albi. Il paroît que Simon' de Monttort avoit disposé de ce pays, après la conquête, en faveur de Gui, son frère, père de Philippe; mais les divers événemens de la guerre n'avoient pas permis à Gui d'en jouir paisiblement, 8c ce n'est proprement que depuis cette inféodation que cette branche de la maison de ' Montfort, qui s'établit dans le pays, y posséda un domaine si considérable. Philippe de Montfort, premier du nom, se qualifia depuis seigneur de Castres. Il s'engagea à Melgueil^, le 7 d'août de l'an 1239, envers Bernard (de Combret), évêque d'Albi, & le chapitre de sa cathédrale, de leur assigner dans cinq ans, sur ses domaines, excepté sur les châtellenies de Lombers 5< d'Ambialet, les vingt livres melgoriennes de rente que Simon, d'illustre mémoire, son oncle paternel, leur avoit données (en 121 2) avec ordre à son sénéchal de Lombers ou à celui qui tiendroit sa terre d'Albigeois de payer en attendant tous les ans cette rente.
LV. — Le comte Raimond exhorte le comte de Foix à faire sa paix.
Le comte de Toulouse s'étoit engagé envers Roger-Bernard, comte de Foix, à ne conclure ni paix ni trêve sans sa participation : il tint exactement parole 8c entama dans le pays, de concert avec Roger-Bernard, la négociation pour la paix. Lorsqu'il la conclut ensuite à Paris, il fit tout son possible pour moyenner celle de son allié; mais, n'ayant pu réussir, il s'obligea à le combattre s'il refusoit de se soumettre^, se saisit, en qualité de suzerain, des domaines du même comte jusqu'au Pas de la Barre, lesquels furent confisqués à son profit 81 il y établit des baillis pour les gouverner en son nom. Il lui écrivit cependant la lettre suivante, le 25 d'avril : « Raimond "^j par la grâce « de Dieu comte de Toulouse, à noble homme Roger- Bernard , comte de « Foix; jouissons des biens temporels, en telle sorte que nous ne perdions « pas les éternels. Étant venu en France pour conférer avec le cardinal « Romain, légat du Saint-Siège, 8t notre très-cher seigneur le roi de France, « nous nous sommes écarté par le conseil du comte de Champagne Se de nos « autres amis, des articles que nous vous avions montrés, noVis soumettant « absolument aux volontés du roi Se du cardinal. Et certes nous avons obtenu, « par la grâce de Dieu, des conditions bien plus avantageuses que nous ne « l'aurions osé espérer autrement. Nous avons beaucoup parlé avec eux de
' Voyez tome VII, A'otc XLIV, pp. 124, iiT). " Voyez tome VIII, Chartes, n. CXCIII, ce. poS
" Archives de l'évêché d'Albi. & 904.
' Guillnume de Piiylaiireiis, c. 40.
^ ' An 1229
« votre aftaire, Se nous y avons travaillé avec toute l'ardeur possible, comme « le sait très-bien le comte de Comminges, votre beau-frère; mais nous « n'avons pu terminer entièrement cette négociation à votre avantage. Néan- « moins, le cardinal envoie sur les lieux, à nos instantes, & principalement « pour votre affaire, notre vénérable &. cher père, Pierre de Colmieu, avec « un plein pouvoir. C'est un homme dont nous avons éprouvé la sagacité, la ti droiture, la religion, la douceur & la bonté dans toutes les occasions 5 c'est " pourquoi novis vous conseillons de faire tout votre possible pour le voir Se (i de détérer à ses avis. Si vous le faites de bonne grâce, nous ne doutons pas (c c(ue votre affaire ne parvienne à une bonne fin. » Le comte de Foix profita bientôt après de cet avis.
L,VI. — Le comte i'Astarac &• le vicomte de Narhonne font la paix
avec le roi.
Quant au jeune Trencavel, autre allié du comte de Toulouse, il n'en est rien dit dans toutes ces négociations. Se il perdit entièrement le patrimoine de ses ancêtres, sans c[u'il paroisse qu'il fût coupable d'autre crime que d'être fils d'un père proscrit. Centulle, comte d'Astarac Se Aymeri, vicomte de Narbonne, vassaux Se anciens alliés du même comte de Toulouse, furent traités plus humainement. Le premier trouva moyen de faire sa paix en abandonnant ce prince avant le traité de Paris. Le roi, pour l'attacher à ses intérêts, lui donna en fief' mille livres de rente, qu'il lui assigna sur des terres de l'Agenois, lorsqu'il auroit fait la conquête de ce pays sur le comte Raimond, 'in'"^'*'3io à condition que Centulle le serviroit dans la guerre d'Albigeois avec neuf autres chevaliers. Ensuite, le roi ayant laissé l'Agenois à Raimond par le traité de paix, il assigna à Centulle cent marcs d'argent de rente dans la sénéchaussée de Carcassonne, Se ce comte s'engagea seulement à le servir avec deux autres chevaliers pour cette rente. Enfin le roi pardonna à Aymeri, en considération des services Se à la prière* de Matthieu de Marly ou de Montmorenci, beau-frère de ce vicomte, qui avoit épousé en secondes noces Marguerite, sœur de ce seigneur. Le roi, voulant donc faire grâce k Aymeri, déclara, au mois d'avril de l'an 1229, que les fils que ce vicomte avoit de la sœur de Matthieu de Marly pourroient lui succéder; « en sorte, ajoute ce « prince, qu'ils me feront hommage de cette succession quand ils seront parti venus à un âge compétent ou bien quand je le jugerai à propos; à moins « que leur père ou eux ne commettent quelque action qui m'obligeât de les « priver de leurs domaines. »
'Voyez tome VIII, Chartes, n. CLXXXVII, 'Voyez tome VIII, Chartes, n. CLXXXVIII,
ce. 895, 896. ce. 897, 898.
An iizy ^4^ ■ HISTOIRE GÉNÉRALE DE LANGUEDOC. LIV. XXIV.
LVII. — Matthieu de Marly, lieutenant du roi dans la Province, L- Pierre de Colmieu, vice-légat, y reçoivent le serment des peuples.
Le roi nomma le môme ' Matthieu de Marly, qui étoit cousin germain de Matthieu de Montmorenci, connétable de France, pour accompagner, en qualité de son lieutenant {^tenens vices domini régis in partibus Alhigesiï) dans les pays d'Albigeois, Pierre de Colmieu, chapelain du pape^ 8<. vicelégat, afin d'y recevoir le serment des barons, des chevaliers Se des peuples pour l'observation de l'ordonnance qu'il venoit de rendre contre les hérétiques. Ces deux, commissaires s'étant rendus à Narbonne, le vicomte Aymeri, les habitans de cette ville & les chevaliers du Narbonnois, prêtèrent^ ce serment entre les mains du vice-légat, le i 7 de mai de l'an 1229, par ordre & en présence du même Matthieu de Marly, devant Pierre, archevêque de Narbonne Si son chapitre, dans une assemblée générale qui tut tenue pour cela dans la cour du vicomte.
LVllI. — Le comte Raimond sort de prison, — Le roi le fait chevalier, lut rend la vicomte de Millau 6- les autres fiefs du Rouergue.
Le comte Raimond ayanf^ exécuté les trois articles préliminaires auxquels il s'étoit engagé, dont l'un étoit de remettre sa fille entre les mains des commissaires du roi, qui la reçurent à Carcassonne, le second de livrer à ce prince cinq de ses châteaux, & le troisième de détruire une partie des murailles de Toulouse, sortit de la prison volontaire qu'il avoit gardée jusqu'alors, & le roi le créa chevalier le jour de la Pentecôte, 3 de juin. Il suivit ensuite la cour qui alla successivement, durant ce mois, à Moret, dans le Gâtinois, 6t à Loris, dans le diocèse d'Orléans.
Le roi manda alors ^ à divers seigneurs de Rouergue, qui avoient fait hommage Si prêté serment de fidélité au feu roi, son père, qu'il les dispensoit de ces obligations &i leur ordonnoit de faire hommage 8i de prêter serment de fidélité à son très-cher cousin & vassal Raimond, comte de Toulouse, « sans « préjudice, ajoute-t-il, du traité que nous avons conclu ensemble. » Raimond déclara de son côté que le roi lui avoit restitué la vicomte de Millau, dans le diocèse de Rodez, avec toutes ses dépendances, & qu'il avoit promis à ce prince d'ester à droit devant sa cour contre quiconque se plaindroit de cette restitution. Cette clause regardoit Jacques, roi d'Aragon, dont le père avoit donné en engagement cette vicomte avec celle de Gévaudan au feu comte de Toulouse, & qui prétendoit que ce comte avoit remis le prix de l'engagement. Depuis ce temps-là ces deux vicomtes, qui ne composoient auparavant
■ Cntel, Histoire des comtes de Tolose, p. 340. ^ Guillaume de Puylaurens, c. 40.
' Marténe, Thés, anccdot. t. 1, c. 936. ' Voyez tome VIII, Chartes, n. CXCI, c. 902.
«Voyez tome VIII, Chartes, n. CLXXXVIII, ce. 896, 897.
T7 An 1229
qu'un même domaine sous le nom impropre de comté de Millau, furent séparées. La première fut restituée au comte de Toulouse & fit partie de son domaine, & l'autre demeura unie à celui du roi, qui en avoit déjà donné la garde à vie au seigneur de Mercœur. Le roi Jacques fit valoir cependant ses prétentions sur la vicomte de Millau, 8c ayant assiégé cette ville' quelques années après, il la prit; mais le comte Raimond la reprit sur lui.