VI
77i735~ "^9° HISTOIRE GÉNÉRALE DE LANGUEDOC. LIV. XXV.
Frère Guillaume-Arnaud alla ensuite à Carcassonne ', où il interrogea Bernard Oton de Niort, son frère, seigneur de Laurac, Si leur mère, qui ne voulurent rien avouer. A son retour à Toulouse, il fit citer par divers ecclésiastiques plusieurs des principaux habitans, qu'il accusa d'être fauteurs des hérétiques. Ces bourgeois refusèrent non-seulement de comparoître, mais ils menacèrent l'inquisiteur, s'il ne discontinuoit ses poursuites. Les consuls de Toulouse prirent la défense de leurs concitoyens. Se ordonnèrent à l'inquisiteur, de concert avec Pierre de Toulouse, viguier du comte, ou de discontinuer ses poursuites ou de sortir de la ville. Cet ordre ne put ébranler l'intrépidité de ce religieux, qui fit citer de nouveau à son tribunal tous ceux qu'il croyoit suspects d'hérésie pour répondre sur leur foi. Les consuls chassèrent alors les ecclésiastiques dont l'inquisiteur s'étoit servi pour faire cette nouvelle citation, avec menace, à quiconque se chargeroit à l'avenir d'une pareille commission, de le faire mourir. Ils firent publier à son de trompe dans toute la ville, conjointement avec le viguier, des défenses à tous les habitans, sous de grièves peines, d'avoir aucun commerce avec les frères prêcheurs, & de leur vendre ou donner aucune chose : ils mirent des gardes à la porte de leur couvent pour empêcher qu'on ne leur portât de quoi vivre; mais, pendant trois semaines que dura la défense, plusieurs personnes charitables eurent soin de pourvoir secrètement à leur subsistance, & ils ne manquèrent de rien. Cependant, comme trère Guillaume-Arnaud continuoit ses procédures, du conseil de ses confrères, le viguier & les consuls, persuadés que rien n'étoit capable de l'arrêter, l'obligèrent de sortir de la ville. 11 partit^, le 5 de novembre de l'an i235, 8<. ses confrères l'accompagnèrent en procession jusqu'au bout du pont de la Daurade au delà de la Garonne. Les consuls, qui se trouvèrent en cet endroit, protestèrent publiquement que s'il vouloit discontinuer ses poursuites, il pouvoit demeurer paisible dans son couvent; sinon ils lui signifièrent, de la part du comte Raimond, qu'il eût à se retirer" hors des terres de son obéissance. Frère Guillaume prit le chemin de Carcassonne avec un compagnon & il ne fut pas plutôt parti qu'il fit citer de nouveau plusieurs habitans de Toulouse par le prévôt de la cathédrale de Saint-Etienne, & par quelques ecclésiastiques des paroisses de la ville, à qui il en avoir laissé l'ordre. Les consuls, irrités, firent arrêter pendant la nuit ces ecclésiastiques, &, les ayant fait conduire à l'hôtel de ville, ils les chassèrent le lendemain, avec défense à tous les autres, sous peine de mort, de faire de nouvelles citations. Quatre frères prêcheurs citèrent néanmoins les consuls de Toulouse pour comparoître à Carcassonne devant l'inquisiteur. Ces magistrats ne gardèrent plus alors de mesures & prirent le parti extrême de chasser tous ces religieux de leur ville, avec l'évêque Raimond, qui étoit de leur ordre, 8c défendirent de nouveau à toute sorte de personnes de comparoître au tribunal de l'inquisiteur. Les frères prêcheurs, au nombre d'en-
' Guillaume de Puylaureiis & Percin, ut supra, ' Voyez tome VII, Note XXXI, p. pi).
— Martène, Thésaurus novus anecdotorum, t. i, c. 992; Collectio amplissima, t. 6, c. 460 & seq.
viron quarante, sortirent donc de Toulouse, le 6 de novembre", deux à deux, en procession, en récitant des prières; ils se retirèrent à Braqueville, maison de campagne des chanoines réguliers de la cathédrale. Quanta l'évêque Raimond, il alla à Carcassonne joindre l'inquisiteur, qui rendit quelques jours après une sentence^, datée du 10 de novembre de l'an iiSo, après en avoir conféré, dit-il, avec les évêques de Toulouse 8c de Carcassonne, le provincial de son ordre 81 l'archidiacre de Lézat, qui lui servoient d'assesseurs. Par cette sentence, il excommunia nommément onze capituLaires (ou capitouls) de Toulouse, comme jauteurs des hérétiques, 8c il la fit publier dans les églises de Carcassonne 8c des environs. Il n'est rien dit du comte Raimond dans cette sentence; cependant on assure^ que ce prince avoit donné ordre de chasser l'inquisiteur 8c les trères prêcheurs de Toulouse. Un historien"* contemporain témoigne de plus que les chanoines de la cathédrale de Toulouse 8c leurs domestiques turent maltraités en cette occasion; « mais, ajoute- t-il, (i je juge à propos de passer cela sous silence, à cause du respect que j'ai pour « cette ville, dont la totalité, quoique bonne en soi, étoit gâtée par un peu « de ferment^. »
Au I î3j
Kd.oiigin.
. Ul, p. 406.
' Voyez tome VII, ut supra.
' Mariène, Thésaurus novus anecdotorum, t. i, c. 992.
> Voyez tome VII, Note XXXI, p. 95.
* Guillaume de Puylaurens, c. 43.
'L'ouvrage de Guillem Pelhisse, inquisiteur, qui a fourni à Percin le fond du récit que dom Vaissete vient d'analyser, n'existe plus en original, mais une copie complète, provenant de la bibliothèque de M. de Murât, s'en retrouve à Carcassonne. — Cet auteur, contemporain, témoin & acteur dans les faits qu'il rapporte, fait remonter les dissensions à Toulouse, à l'année I23i, presque immédiatement après la paix de Paris. Maître Rolland, professeur de théologie à la nouvelle université, ayant accusé, en plein sermon, la ville d'être un nid d'hérétiques, fut réprimandé par les consuls, mais il ne tint aucun compte de l'avertissement & fit continuer les poursuites contre les hérétiques, dont plusieurs furent déterrés & traînés sur la claie. — Un peu plus tard, nouveau conflit de juridiction : un catholique de la ville injurie un autre bourgeois en l'appelant hérétique j il est condamné par les consuls à une amende pécuniaire, à des excuses & à l'exil; soutenu par les frères prêcheurs, il en appelle à l'évêque, qui lui donne gain de cause, & l'insulté doit s'enfuir en Lombardie. — C'est alors qu'a lieu la condamnation de cet hérétique, brûlé malgré l'opposition du peuple, par le viguier Durand de Saint-Bars. — En iiB,"), ne pouvant plus suffire à leur tâche, les frères prêcheurs s'adjoignent des frères mineurs & des clercs
& chapelains de la ville, qui, conduits par Arnaud Dominique, vont faire une descente judiciaire au château des Cassés, dans le Lauragais. Le dénonciateur fut plus tard tué, une nuit, dans son lit, auprès de Lanta. — Revenus à Toulouse, vers le milieu de l'an 1235, Guillem Arnaud & ses confrères reprennent leurs procédures. Les consuls les invitent à les cesser; ils refusent & on finit par les expulser, probablement vers le i5 ou 16 octobre. Le récit de Percin, que dom Vaissete a dii laisser de côté (voyez tome VII, p. 9.'i], est rempli d'invraisemblances; mais Bernard Gui s'est trompé en fixant l'expulsion de l'inquisiteur au j & celle des frères au 6 novembre; Guillem Pelhisse, témoin oculaire, place entre les deux actes un véritable siège de trois semaines (^ue les frères prêcheurs eurent à soutenir dans le couvent. Ainsi disposés, les faits sont admissibles, tandis que dans le récit de dom Vaissete & de Bernard Gui, on ne comprend pas que dans l'espace d'une nuit l'inquisiteur ait eu le temps de faire ses citations, les consuls de délibérer, 81 les religieux d'exécuter les ordres de Guillem Arn.iud. Ajoutons que Guillem Pelhisse affirme que la nouvelle citation de l'inquisiteur fut donnée à Carcassonne, Enfin l'expulsion des religieux, précédée des nouveaux démêlés avec les consuls, que domVaissete a racontés, eut lieu, dit notre auteur, le 5 novembre 1235, mardi après la Toussaint. — Les religieux ne restèrent à Braqueville qu'une nuit; le lendemain, le prieur les envoya dans les différents couvents de la Province, 81 lui-même se rendit à Pottet. [A. M.]
An 1235
VI. — Raîmond, comte de Toulouse, revient d'Italie ; il va à la Cour de France b ensuite à celle de l'Empereur. — Èvêques de Viviers.
Raimond étoit alors de retour d'Italie depuis le mois d'octobre ' de l'an 1 ;34. Il alla à la cour au mois de mars suivant Si confirma^, à Melun, la donation que ses prédécesseurs avoient faite en faveur de l'abbaye d'Aurillac, du lieu de Saint-Sulpice, dans le diocèse de Toulouse, que Bertrand, abbé de ce monastère, avoit inféodé à Déodat d'Alaman & ensuite à Sicard, son fils. Ce domaine passa depuis dans la maison de l'Isle-Jourdain. Raimond étant de retour à Toulouse, Durand de Saint-Bars 8c Durand, son fils, lui remirent^, le 20 d'avril, tout ce qu'ils étoient en droit de lui demander au sujet de la viguerie de cette ville, que le premier avoit exercée. Il paroît qu'il étoit aux environs du Rhône au mois de juin suivanf*, St il alla joindre à Haguenau, en Alsace, vers la fin de l'année, l'empereur Frédéric qui y fit expédier deux chartes en sa faveur, l'une au mois de décembre & l'autre le dernier de ce mois. Par la première^, Frédéric donne de nouveau à Raimond l'investiture de la terre de Venaîssin 6- du marquisat de Provence, dont il lui défendit^ quelque temps après d'aliéner aucun domaine. Par l'autre', il lui donne pour vassaux, en considération de ses services, à lui &. à ses héritiers, les seigneuries des villes de l'Isle & de Carpentras, des châteaux d'Entraigues,Caderousse, Mometaines, Pierrelatte & Entrechaux, dans le même pays, avec ordre à eux de lui rendre hommage comme à leur seigneur. Une ancienne chronique ^ ajoute que l'empereur Frédéric donna alors à Raimond la ville d'Arles & ses dépendances avec le comté Venaissin. Ce comte fut présent à un autre diplôme que l'Empereur fit expédier au mois de janvier suivant, dans le même endroit, pour confirmer, en faveur de l'évêque de Viviers, les privilèges que lui & ses prédécesseurs avoient accordés à l'église de cette ville.
Si nous en croyons un moderne ', l'empereur accorda par cette dernière charte à Bernon, évêque de Viviers, un droit de péage, tant par eau que sur terre, dans le lieu de Donzère Si dans le bourg de S^\nt-knAto\^ jusqu'au
■ Voyez «orne vu, ?/o«e XXIX, n. 3, pp. 91, 92. 'Voyez tome VIII, Chroniques, c. 2c5. — Ce
* Archives du domaine de Montpellier, cartu- fait est emprunté à ce qu'on appelle la chronique
laire de l'Isle-Jourdain. de Sabathier de la Bourgade. Cette compilation
' Manuscrits de Colhert, n. 1067. — [Corriger le n'est pas, à proprement parler, une chronique,
lï avril 1235, & cf. Teulet, t. 2, p. 288, d'après c'est plutôt la réunion d'un certain nombre d'ex-
J. Szo n. 48.1 traits d'actes, empruntés à des sources diverses, &
■• Manuscrits de Colhert, n. 1067. [Lat. 6009, que dom Vaissete a presque tous publiés ou in-
p 3q7.1 diqués au cours de son récit. Pour le fait parti-
' Bouche, La chorégraphie ou description de la culierqui nous occupe, l'auteur anonyme de cette
Provence, t. 2, p. 227. cojnpilation a évidemment voulu parler de l'acte
" Catel, Histoire des comtes de Tolose, p. 38. de Frédéric II plus haut indiqué. C'est par inad-
' Bouche, La chorégraphie ou description de la vertance qu'il a mis Arles au nombre des lieux
Provence, t. î, v>- io65&suiv. — Trésor des char- inféodés par l'empereur à Raimond VII. [A. M.J
tes, Toulouse, sac 5, n. i3. [J. 309; original; ' Columbi, l'e episcopis Vivariensibus, p. 222, Teulet, t. 2, p. 3oi.]
HISTOIRE GÉNÉRALE DE LANGUEDOC, LIV. XXV. 6q3 "~; ~
' Ail 1235
Jleuve du vieil Ardèche, qui fait les limites de l'Empire, & jusqu'à Viviers & au Til ; mais on ne trouve rien de cela dans la charte ', où le nom de i'évêque de Viviers est exprimé seulement par la lettre initiale B, Nous n'avons d'ailleurs rien de certain touchant les évêques de Viviers^ depuis l'an 1228, que Bertrand d'Anduze occupoit le siège épiscopal de cette ville, jusqu'en 1241, que Sébastien en étoit en possession.
VII. — Les frères prêcheurs chassés de I^arhonne. — Le comte Raïmond est excommunié par diverses sentences.
Les habitans de Narbonne imitèrent la conduite des Toulousains envers les inquisiteurs & les religieux de l'ordre de Saint-Dominique, qu'ils chassèrent aussi de la ville, après avoir envahi^ leur couvent &. biifé ou déchiré les livres de l'inquisition. Ces diverses entreprises excitèrent"* le zèle de l'archevêque de Narbonne, des évêques de Carcassonne Se de Toulouse, Se de frère Guillaume-Arnaud, inquisiteur, qui comprirent enfin Raimond, comte de Toulouse, dans l'anathème qu'ils avoient lancé contre les consuls de cette ville.
Ce prince essuya, vers le même temps, plusieurs autres sentences d'excommunication, en particulier à l'occasion d'un différend qu'il avoit-' avec le prieur du Mas d'Agenois, touchant la justice Se la seigneurie de la ville de ce nom. Les commissaires que le pape avoit nommés pour prendre connoissance de cette affaire, déclarèrent que Raimond avoit encouru l'excommunication pour avoir usé de voies de fait contre ce prieur ; ils hrent publier leur sentence dans les provinces de Bordeaux, de Narbonne Se d'Arles, jetèrent l'interdit sur tous ses Etats, Se ordonnèrent de cesser la célébration des offices Éd.origin.
' t. Ul, p. 407.
divins partout où il se trouveroit. Ils écrivirent en même temps au roi pour le prier de forcer, par son autorité, le comte à respecter les censures ecclésiastiques Se à rétablir le prieur du Mas dans ses biens. Le roi ne fit pas beaucoup d'attention à ces prières; enfin le prieur du Mas obtint une nouvelle bulle, le 3 d'août de l'an I235, par laquelle le pape confirme la sentence des commissaires; mais le comte n'y eut pas plus d'égard qu'aux précédentes. D'un autre côté, Grimoald, évêque de Comminges, commissaire'^ délégué pour juger le différend qui étoit entre ce prince Se l'abbé de Moissac, touchant la seigneurie de cette ville, après avoir cité plusieurs tois Raimond à son tribunal, sans pouvoir l'engager à comparoître, le déclara nommément excommunié, en présence des archevêques d'Auch Se de Bordeaux, par une sentence datée de Toulouse, le 16 de mars de l'an i235 (i236), avec ordre aux évêques de Toulouse, Albi, Rodez, Cahors Se Agen,de le faire dénoncer pour tel dans toutes les paroisses de leurs diocèses. Grimoald donna un ordre
' Voyez to:ne VIII, Charles n. CCXVII, ce. 989 ■* Raynaldi, an. 1236, n. 43.
à 9JI. ^ yiani\t[ue. Annales Ciitercicnses, an, \Zji>,c.Z,
* Coltimbi, ut supra. n. 9 & seq.
' Catel, Histoire des comtes de Tolcse, p. 3JS. "Tome VIII, Chartss, n. CCXVIII, ce. 99 r 1993.
An 1236
An 1235
semblable, au mois de mai suivant, à l'archevêque de Narbonne & à ses suftVagans.
VIII. — Lettre du pape à Raîmond qui rétablit les frères prêcheurs dans le couvent de Toulouse.
Cependant Raîmond, évêque de Toulouse', quoique attaqué de la fièvre quarte, suivi de quelques religieux de son ordre, se rendit à Rome, Se y porta des plaintes au pape Grégoire IX de ce qu'on l'avoit chassé de sa ville épiscopale, avec l'inquisiteur 8t les frères prêcheurs, ses confrères. Divers modernes*, pour n'y avoir pas fait assez d'attention, ont prétendu que ce fut Jean, archevêque de Vienne, légat du Saint-Siège, qui fit lui-même le voyage pour porter ces plaintes au pape; mais il est certain qu'ils se trompent. Grégoire écrivit^ en conséquence, le 28 du mois d'avril de l'an iiSô'^, une longue lettre au comte Raimond, dans laquelle il lui fait des reproches sanglans de cette entreprise, 5c en raconte les circonstances ainsi qu'on les lui avoit rapportées. 11 parle d'abord des soins que ses deux prédécesseurs, £1 lui-même, s'étoient donnés pour extirper l'hérésie des pays d' Albigeois, Se de l'attention qu'il avoit eue d'envoyer successivement l'évêque de Tournay 81 l'archevêque de Vienne, légats dans ces pays, pour y veiller à l'observation des canons dressés dans le concile de Toulouse, & maintenir l'établissement de l'université de cette ville; puis il ajoute : « Mais ce que nous craignions est arrivé : « cet archevêque & les autres prélats de sa légation nous ont appris que votre « viguier & les consuls de Toulouse ont d'abord formé des difficultés pour (( empêcher qu'on ne procédât contre les hérétiques, & fait plusievns insultes « à Guillaume Ainaud , frère prêcheur, qui exerçoit dans cette ville avec « beaucoup de zèle l'office d'inquisiteur par notre autorité 8< celle du même « archevêque; qu'ils l'ont chassé ensuite avec violence; qu'ils ont défendu « dans toute la ville Si le faubourg, à toute sorte de personnes, de vendre ou M donner aucune chose à notre frère, l'évêque de Toulouse, 8c à son clergé « d'avoir aucune communication avec eux, de demeurer à leur service 8c de
■ Giiillainne de Puylaiirens, c. i)3. — Percin, dans les rnémes termes, mutaf/'j mut<in<//'j, est aJrcs-
Monumenta convcntus Tolosani, p. 5o & seq. sée à Jean, archevêque de Vienne (Potthast,
' Caltl, Histoire des comtes de Tolose, p. 358. — n. ioi52). C'est celle dont une copie ancienne,
Langlois, Histoire des croisades contre les albigeois, conservée au Trésor des chartes, a été publiée par
1. 8, p. 446. — Fleury, Histoire ecclésiastique, Teulet (voi r plus haut). Enfin Potthast (n. i oi5i)