CV. — Êvêques de Maguelonne
L'évêque de Maguelonne, dont on vient de parler, étoit de l'ordre des frères Prêcheurs & s'appeloit frère Raynier. Le zèle qu'il témoigna^ pour rétablir dans son clergé la discipline ecclésiastique, qui y étoit fort déchue, lui attira des ennemis, qui l'empoisonnèrent avec une hostie consacrée. Cet attentat donna lieu au chapitre de Maguelonne de faire un statut pour ordonner que dans la suite le diacre & le sous-diacre partageroient l'hostie avec le célébrant, & qu'ils prendroient aussi avec lui une partie du vin consacré. Frère Raynier décéda le i3 de janvier de l'an 124g. Après sa mort^ le chapitre de Maguelonne envoya à Lyon des députés qui, du consentement du pape 81 en sa présence, élurent pour leur évêque Pierre de Conques ou de Conches, sacristain de leur église. Le pape approuva cette élection, le i"de mars suivant, & déclara que la manière dont elle avoit été faite- ne pourroit préjudicier dans la suite à la liberté du chapitre.
CVL — Le roi saint Louis arrive dans la Province pour aller s'embarquer à Aignes-mortes. — Fondation de l'abbaye de Netloc, — Êvêques de Carcassonne.
Le roi saint Louis'*, ayant disposé toutes choses pour son départ, se mit en chemin, le vendredi 12 de juin, après avoir laissé la régence de l'État à la reine Blanclie, sa mère. Il passa à Lyon, où il conféra avec le pape Innocent IV, & ayant ensuite continué sa route il assiégea 8c prit le château de la Roche de Gluin sur le Rhône, dont le seigneur rançonnoit sans miséricorde, sous prétexte de lever un droit de péage, tous les pèlerins qui passotent par là pour aller à la Terre-Sainte. Nous apprenons l'époque précise de ce siège d'une quittance^, que Trencavel fit au roi, d'une somme qu'il avoit reçue sur le péage de Beaucaire, à la Roche de Gluin, le 8 de juillet de
' Baluzc, Miscellanea, p. 414 & suiv. — [Pot- dom Vaissete reproduit d'après Gariel. Cf. Ger-
thast, n. i3o55j lettre du 20 octobre 1248.] -nain, Maguelone sous ses éyê^uss, p. Tip. [A. M.|
' Gat\t\, Séries praesulum Magalonensium, p. 363 ' Baluze, Miscellanea, t. 7, p. 466 & suiv. —
gi 5uiv, — Ce fait de l'empoisonnement de Rainisr [Potthast, n. i3233.]
est rapporté par Arnaud deVerJale, qui vivait ■" Gcsta Ludovici IX, -p. i^:!- — Matthieu Pâ:is,
moins de cent ans après l'événement & mourut année 1248. — Guillaume de Puylaurens, c. 48. vers i3Ô2. C'est lui qui fournit les détails que ^ Voyez tome VIII, Cli.irtes, n. CCLXXV, c. 1 21 4.
An 1 2 ^, 3
Van 1248. Louis étant arrivé aux environs d'Avignon' ses troupes insultèrent les habitans de cette ville, qu'ils accusoient d'avoir empoisonné le feu roi Louis VIII, S<. qu'ils appeloient en passant albigeois, traîtres, empoisonneurs, 6tc. Ces peuples, ne pouvant supporter un pareil reproche, surprirent pour se venger quelques François dans des défilés, & les tuèrent ou les dépouillèrent entièrement. Les courtisans tâchèrent alors d'exciter la colère du roi 8c voulurent lui persuader d'assiéger Avignon 5 mais ce prince ne jugea pas à propos de se détourner, & ayant passé le Rhône à Tarascon, il se rendit à Beaucaire, où il donna une charte, au mois d'août de l'an 1:48, en faveur d'Oudard de Magneville, son sergent^, & vint de là à Nimes.
On a plusieurs chartes de ce prince datées de Nimes, au mois d'août de l'an 1248, entre autres une donation ^ qu'il fit alors de vingt livres de rente sur le péage de Béziers aux religieuses de l'abbaye de Netloc {de Nitido loco), de l'ordre de Cîteaux, fondée dans le diocèse d'Agde par son cher t- Jèal Guillaume de Lodève. Cette abbaye, qui étoit située aux environs du château de Mèze, fut unie, vers la fin du quinzième siècle, à celle de Valmagne, dans le même diocèse. Guillaume de Lodève, son fondateur, y choisit sa sépulture"* 8t lui fit de nouvelles libéralités par son testament du 8 de septembre de l'an 1248. Ce seigneur, qui possédoit de grands domaines dans les diocèses de Lodève 5c d'Agde, entre autres à Montagnac, Pézénas, Florensac, Sec, qu'il avoit acquis de Pierre de Bermond 8c de Patave, sa femme, ordonna à Guillaume, son fils 8c son héritier, de faire chevalier Pierre de Mèze, 8cc. 11 avoit un domestique qui prit son nom, 8c contre lequel les habitants de Béziers apportèrent^ leurs plaintes au roi quelques années après, tu origin. Le roi alla de Nimes à Aigues-mortes<5 pour s'y embarquer; il y fit quelque séjour, 8c Pv.aimond, abbé de Psalmodi, lui en céda alors le territoire pour quelques terres voisines de Sommières'. Il échangea aussi alors ^ avec Bernard cle Sommières le château du Caylar, au diocèse de Nimes, contre la moitié de la ville de Sommières 8c quelques autres domaines. Guillaume-Arnaud, évêque de Carcassonne, qui avoit succédé depuis peu à Clarin , mort"-' le :6 d'avril de cette année, alla joindre le roi '° à Aigues-mortes.
' Matthieu Paris. Histoire généalogique Je la maison d'Auvergne, t. i,
' Manuscrits de Colbert, n. 2173. — [Lat. 9996,' p. 87. p. loi, confirmation delà donation faite, en 1242, ' Registram curiae Franciae, (Teulet, t. 2, p. ^5 •
par Humbert de Beaiijeu, ihid. p. 101. — Corrigez d'après l'original, J. 295, n. i3.] de Moineyille, ./« Moi'/ifviHa.] «Voyez tome VIII, Chartes, n. CCLXXXI,
' Trésor des chartes, registre i.'3, n. i33. c. 1247.
' Baluze, Portefeuille de Languedoc. ' DtVicyChronologia praesulum Canassonen.'ium,
'Voyez tome VIII, Chartes, n. CCCXXXVI, p. m. ce. 1467 à 1469. "" Trésor des chartes; Carcassonne, n"* 2 & 3. —
• liid. Chroniques, n. III, c 21 3. [Chronique [J. 335; Teulet, t, 3, p. 46. — Voyez plus haut,
de l'hôtel de ville de Mt ntpellier.] — Baluze, p. 78"!.]
t. III, p. ,,(ii.
An 12,^8 ' /
CVII. — Raimond va joindre le roi à ligues-mortes. — Origine de la ville de l'Isle d'Albigeois, — Départ du roi pour la Terre-Sainte.
Le comte de Toulouse avant appris l'arrivée de ce prince à Aigiies-morles se rendit auprès de lui. En passant àLauran, dans le Minervois, il échangea ', le 6 d'août, avec Bérenger & Gautier de Saint-Jean, « les terres que « Pierre Amelii avoit possédées à Montaigu, contre la forteresse ou bastide de « Beauvoir & une vigne contiguë, située entre cette forteresse & la ville de « l'Isle d'un côté, le chemin public & la rivière de Tarn de l'autre, dans le « diocèse d'Albi. » Nous remarquons ces choses parce que c'est là le plus ancien monument que nous ayons trouvé où il soit fait mention de la ville de l'Isle, en Albigeois, qui est aujourd'hui l'une des principales du pays. Elle fut bâtie au treizième siècle des ruines de l'ancien château de Montaigu, situé dans le voisinage^.
Raimond arriva à Aigues-mortes, vers la mi-août, 81 y conféra avec le roi, qui s'embarqua 3 dans ce port, le mercredi ^5 du même mois. Se demeura deux jours à l'ancre pour attendre un vent favorable. Enfin Louis fit voile, le vendredi suivant, accompagné de Pvobert & Charles, ses frères, 8c de ce qu'il y avoit de plus distingué dans la noblesse du royaume. Entre les seigneurs de la Province qui le suivirent furent Trencavel, auparavant vicomte de Bèziers, Philippe I de Montfort, seigneur de Castres, Gui de Montfort, son frère, seigneur de Lombers, 8c Olivier de Termes, qui se signalèrent par leurs exploits dans la Terre-Sainte.
CVin. — Vicomtes de Polignac.
Pons V, vicomte de Polignac, se croisa"* aussi, 8c vendit, pour fournir aux frais de son voyage, au chapitre du Puy, pour vingt mille sols viennois, le vendredi avant la Pentecôte de cette année, les droits qu'il avoit sur la monnoie du Puy, 8c qui consistoient en cinq deniers pour livre sur celle qui se fabriquoit de nouveau. Il mourut durant cette expédition, 8c laissa d'Alix de Trainel, sa femme, morte le 16 d'août de l'an 1248 8c inhumée aux Jacobins du Puy, un fils 8c une fille. Le fils, nommé Armand, qu'il laissa en parlant pour la Terre-Sainte sous la garde d'Armand, son frère, abbé de Saint-Pierre de la tour au Puy, lui succéda. La fille, appelée Agnès, épousa, en 1240, le
' Manuscrits de Colhert , n. 1067. — [J. 3o3, une partie de son territoire qui, dès le milieu du
n. i5, original. — Teulet, t. 3, p. 42.] douzième siècle, portait le nom de hla (Cf. ut
' M. Rossignol [^Monographies communales, t. 4, supra, t. 3, p. 286]. M. Rossignol fait remarquer
p. 283) adopte l'opinion de dom Vaissete. En effet que le plan de l'Isle est tout à fait réguler &
le château de Montaigut, sur lequel on peut con- semble bien prouver que la ville fut bâtie d'un
sulter le même ouvrage (iiid. p. 338-343), & dont seul coup. [A. M.]
une partie de la commune de l'Isle porte encore le ' Gesta LuJovici IX, p. 346.
• nom, fut détruit en 1229, après la paix de Paris. ■• Chabron, Histoire manuscrite de la maison Je
Une nouvelle ville dut se former peu après sur Polignac, 1. 7, ch, i3.
lyj An 1248
jeune Héracle, fils d'Héracle, seigneur de Montlaur, en Vivaiais. Il donna en dot à cette fille la terre de Pradcs Si quatre cens marcs d'argent, du poids du marc qu'on appelloit du vicomte 6- qui valait quatre-vingts sols du Puy. Armand, seigneur d'Alègre, Pons, seigneur de Vissée, Gui, seigneur de la Roche, 8<. Bertrand, seigneur de Chalençon, furent cautions de cette dot. Pons eut d'abord quelque différend avec l'évêque du Puy au sujet de l'hommage pour la vicomte de Polignacj mais ils s'accordèrent, en 1229, par l'arbitrage de Guillaume, doyen de l'église du Puy, Héracle d'Arlenc, chanoine de cette église, Se Guillaume, seigneur de Chalençon. Il pacifia, en i233, les différends qu'il avoit avec les seigneurs d'Alègre 61 de Seneuil, & soutint ime petite guerre contre les seigneurs de Châteauneuf-Randon Si Gui de Meschin, seigneur de Tournel, touchant la baronnie de Ceissac, dont ils prétendoient la moitié comme héritiers de Guillelmette de Polignac, leur aïeule. Bernard de Montaigu, évêque du Puy, Si Pierre, prévôt de la même église, terminèrent cette c[uerelle en 1243. Armand, vicomte de Polignac, fils de Pons V, épousa, en 1201, Béatrix, fille de Bernard, seigneur de Mercœur, laquelle eut vingt-cinq mille sols de Clermont en dot'.
CIX. — Le comte de Toulouse dijj'ère son départ pour la Terre-Sainte.
Le comte de Toulouse^, après avoir pris congé du roi à Aigues-mortes, se mit en chemin dans le dessein de s'embarquer lui-même à Marseille, sur un grand vaisseau qu'il avoit fait équiper sur les côtes de Bretagne Si qu'on devoit lui amener dans la Méditerranée. Il prit la route de l'Isle, dans le pays Venaissin, où il confirma 3, le 25 d'août, les privilèges de la ville 81 du faubourg de Gaillac, en Albigeois. Il attendit ■* longtemps à Marseille ce vaisseau qui arriva enfin; mais la saison étant alors un peu trop avancée pour se mettre en mer il remit son départ à l'année suivante, du conseil des pré- éj. ongm. lats £1 des seigneurs qui dévoient le suivre. 11 etoit encore a Marseille, le i*'' d'octobre 5 il repassa bientôt après le Rhône Si se rendit en Rouergue'.
ex. — Concile de Faïence. — Le pape change les pénitences des hérétiques condamnés en des amendes pécuniaires.
Quelque temps après le pape, craignant que l'empereur Frédéric ne passât les Alpes Se ne vînt l'attaquer jusque dans Lyon, résolut de prévenir les peuples pour les empêcher de favoriser ce prince. Dans cette vue il fit tenir**,
■ Bibliothèciue Coislin, inventaire de Mercosur. t. 3, p. 48); vente par GeofTroi de Cavaillon de
[Cf. Bibl. nat. français, n"* 18679 ^ 18680] ses possessions dans le diocèse de ce nom. — Le
" Guillaume de Puylaiirens, c. 48. 2J du même mois, il était à Lcporine , dans le
' Tome VIII, Chartes, n. CCLXXXII, c. 1248. Roiiergue, lieu qui nous est inconnu, probable-
* Guillaume de Puylaurens, c. 48. ment près de Saint-Rome du Tarn {Ihii. p. 48
'' Manuicrits Je Colhert, n. 106 j. — Le 10 octobre & suiv.). [A. M.] le comte était à Avignon (J. 3i4, n. 43 j Teulet, * Le P. Labbe, Concilia, t. 1 1 , c. 695 & suiv.
An 1248
au commencement de décembre de l'an 1248, un concile à Valence sur le Rhône, auquel les deux cardinaux d'Albano & de Sainte-Cécile présidèrent. Les archevêques de Narbonne, Vienne, Arles 8t Aix s'y trouvèrent avec quinze évêques, entre autres ceux de Béziers, Agde, Uzès, Nimes, Lodève, Agen & Viviers. On y ordonna par le second canon de renouveler tous les trois ans le serment de la paix, 8t d'v ajouter qu'on ne donneroit aucun secours à Frédéric, en cas qu'il vînt en deçà des Alpes, & on renouvela l'excommunication lancée, tant contre ce prince & ses fauteurs que contre ceux qui l'avoient appelé ou qui l'appelleroient dans le pays. Les autres canons ordonnent l'exécution des anciens pour la conservation de la foi, de la liberté ecclésiastique, 8<c. Il est marqué qu'on traitera comme fauteurs des hérétiques ceux qui n'exécuteront pas les sentences des inquisiteurs, qui quitteront de leur autorité les croix qu'ils étoient obligés de porter sur leurs habits après avoir abjuré l'hérésie, Se qu'on les contraindra à les reprendre. 11 est défendu aux inquisiteurs de se servir du ministère des avocats dans leurs procédures, & enjoint aux juifs de porter une marque qui les distingue des chrétiens. Enfin on casse toutes les confréries ou associations faites contre les canons dans les villes ou châteaux du pays.
Le pape, sous prétexte d'animer le zèle du comte de Toulouse contre les hérétiques, envoya, au mois de mars de l'année suivante, Algise, son chapelain & son pénitencier dans la province de Narbonne, dans les diocèses de Toulouse, Albi, Rodez, Cahors, Agen & les pays voisins, avec pouvoir de commuer les pénitences imposées par les inquisiteurs en amendes pécuniaires, qui dévoient être appliquées aux besoins de l'Eglise Se de la Terre- Sainte, 6c de donner toutes les dispenses nécessaires, nonobstant les privilèges accordés aux inquisiteurs'. La plupart de ceux qui avoient été condamnés profitèrent sans doute d'une occasion si favorable de se rédimer des peines infamantes qui leur étoient imposées. Le pape accorda^, d'un autre côté, à quelques habitans de Limoux, qui avoient été condamnés pour hérésie, à porter des croix ou à d'autres pénitences notables, de les taire changer par les inquisiteurs; mais ceux-ci leur ayant donné une absolution sans réserve, il en témoigna son mécontement à l'archevêque de Narbonne, au mois d'août suivant, 8c lui ordonna de faire reprendre les croix à ceux qui les avoient quittées Se de leur faire accomplir la pénitence qui leur avoit été imposée.
CXL — Raimond parcourt ses domaines, — Il passe en Espagne 6" confère avec l'infant de Castille, — Vicomtes de Gimoëj.
Le comte Raimond^, en attendant le temps de son embarquement, fit un voyage en Agenois, à la fin du mois de janvier; il vint ensuite à Verdun sur
■ Baluze, Bulles, n. SS. — [Armoires, v. 33 r, était à Coiidom le 3i janvier 1249; Teiilet, t. 3,
n. 58; original scellé.] p. 54.] — Voyez tome VIII, n. CCLXXXUl,
' Baluze, Bulles, n. 60. [Ihid. n. 60.] ce. 1 lâc-, '1 2J1 . [Raimond \'II était à Toulouse le
^ Manuscrits deColèeit,n. xoôy. — [RaimondVII iS mars.]
rnSTOIRE GÉNÉRALE DE LANGUEDOC. LIV. XXV. 801 " ""
An iziS
la Garonne S<. reçut à Toulouse, le 11 d'avril suivant, l'hommage d'Jsarn Jourdain Se de Bernard, fils de feu Bertrand Jourdain de l'Isle, qui reconnurent tenir de lui tout ce qu'ils possédoient dans le pays de Gimoez & aux environs de la Garonne, vers la Gascogne, dans le diocèse de Toulouse. II paroît' que ces deux frères moururent sans postérité, & que Jourdain IV, seigneur de l'Isle-Jourdain, leur cousin germain, leur succéda dans la seigneurie de Launac & dans la portion de la vicomte de Gimoez, dont ils avoient hérité de Bertrand, leur père. Pvaimond fit bientôt après un voyage^ au delà des Pyrénées; on n'en marque pas le motif, mais on sait qu'il se rendit à Logrogno, sur les confins de la Castille; qu'il eut une conférence avec l'infant Alfonse. fils aîné du roi de Castille, S< qu'il y séjourna pendant quinze jours. Le comte, à son retour dans ses États, tomba malade, 8c, ayant un peu rétabli sa santé, il se rendit à Agen, où il reçut, le 10 de juin^, l'hommage d'Arnaud Garsias du Fossat, pour divers châteaux de l'Agenois, en présence de Géraud, évêque de Cahors, d'Amalric, vicomte de Narbonne, Guillaume-Raimond de Pins, seigneur de Caumont, 8tc.