‹ Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificativesChapitre 117 sur 553 · L'archevêque de Narbonne au même · texte numérisé non relu

L'archevêque de Narbonne au même

A Narbonne, ce 7' janvier 1748. — J'ay bien des remercimens à vous faire, mon révérend Père, des vœux que vous avés la bonté de faire pour moy, dans ce renouvellement d'année.

' Le fils cadet de M. de Montfa , dont il est question dans une lettre précédente de son père à dom Vaissete, en date du 2 janvier 1745, n. i3i.

Vous ne devés pas douter que les miens pour vostre bonheur & vostre satisfaction ne soient des plus étendus & des plus sincères. Les Etats finirent samedy dernier. J'ay apris avec beaucoup de plaisir qu'ils avoient accordé au sieur Vincent, imprimeur de nostre Histoire, une pension viagère de cent pistolles, laquelle est réversible sur la teste de sa femme sur le pied de cinq cents livres. Je dois partir à la fin de cette semaine pour Toulouze, où j'ay quelques procès qui demandent ma présence. Je vous prie de m'y adresser vos nouvelles & d'estre toujours bien persuadé des sentimens avec lesquels je suis très parfaitement, mon révérend Père, vostre très humble & très obéissant serviteur. (Fonds de Languedoc, t. i83, fol. 3jo.)

14c. — M, de Montferrier au même.

A Montpellier, ce 27' janvier 1749. — ^^ "^ ^Ç^Y P^^' "'^'^ ^""^^ révérend Père, quel peut être le motif de la préférence que vous donnés à M. de Joubert, en vous adressant à lui plus tôt qu'à moy pour tout ce qui regarde nôtre ministère, & je vous avoue que j'en suis un peu jaloux. Je vous envoyé avec plaisir le certificat pour le payement de vôtre pension & je recommanderay à M. Lamouroux d'ordonner une fois pour toutes à ses commis de vous la payer sans cette formalité qui est très inutile, cette pension devant subsister autant que vous & je souhaite bien sincèrement que nous la payions longtemps.

Vincens m'a témoigné sa satisfaction de ce que les Etats ont fait pour luy & cela en est, je vous assure, une [réelle] pour moy de voir qu'il soit content. Je recevray avec plaisir l'Abrégé de l'Histoire avec la relieure la plus simple. Je répondray incessamment à M. Buache : mais je vous prie de luy dire qu'il ne se mette pas en dépense pour faire tirer d'autres exemplaires des Tables, pareilles à celles qu'il m'a déjà envoyées, parce que je les regarde comme très inutiles. (Fonds de Languedoc, t. 187, fol. 242-243.)

i5o. — M. Lahreuille, docteur régent de la Faculté de médecine de Paris, à dom Vaissete, à Bourhonne-les-Bains.

Paris, le 10 juillet 1749. — C^^ ^^'^ prescrit d'employer les boues le soir avant de se coucher, après avoir mis. la douche en usage; elles doivent faire du bien, dit-il, pour peu qu'il y ait de l'engourdissement ou même de la stupeur dans la main. Puis il ajoute :]

Je crois qu'au cas où vous serés obligé de retourner à Bourbonne pour la deuxième saison, il ne sera pas nécessaire que vous soies saigné de nouveau ; la purgation réitérée pourra vous suffire; cependant sur ce point là prenés particulièrement l'avis du médecin qui vous conduit; & s'il le juge nécessaire indispensablement, vous pourrez vous faire saigner au poignet, pour éviter les accidens que vous redoutés'. (Fonds de Languedoc, t. i85, fol. 23.)

■ Il paraît que D. Vaissete se trouva beaucoup partir pour la seconde fois; il ne tarda pas à remieux de la première saison qu'il fit à Bourbonne- partir, car il était arrivé à sa destination deux jours les-Bains que de la seconde. Une lettre qui lui fut après, le 26, comme le prouve une lettre à cette adressée à Paris par M. Rosset de Rocozel de Fleury, dernière date, où on lit sur la suscription : Au évéque de Chartres, en date du 24 août, nous ap- R. P. Vaissete, à Bourbonne-les-Bains. (Fonds de prend que le malade était alors sur le point de Languedoc, t. 184, fol. 142.)

i5i. — L'archevêque de Narbonne au même.

A Narbonne, le 23'' aoust 1749. — Je reçois avec plaisir, mon révérend Père, les nouvelles que vous me donnés de vôtre santé. Je suis charmé d'aprendre que vous ayés éprouvé quelque soulagement à vos incommodités durant la première saison des eaux de Bourbonne, & je souhaite que les remèdes que vous allez faire encore vous procurent une parfaite guérison.

Je suis arrivé icy depuis deux jours, en assez bonne santé, mais mes jambes me servent toujours très mal. Lorsque vous serés de retour à Paris, je vous serai très obligé de vouloir bien continuer à me donner de vos nouvelles. Je suis toujours très parfaitement, mon révérend Père, vôtre très humble & très obéissant serviteur. (Fonds de Languedoc, t. i83, fol. 371.)

i52. — L'abbé Foucher, censeur royal, au même.

Vers 1749. — Un de mes amis m'escrit de Paris que vous êtes parfaitement rétabli de votre attaque de goûte à la main : c'est ce qui s'apelle de vrais maux surtout pour une personne qui comme vous sçait faire un si bon usage de ses doits. Vous ne devés pas douter, mon révérend Père, que je ne vous ai plaint bien sincèrement, malgré le préjugé populaire qui sembleroit refuser toute pitié aux goûteux.

J'oubliois presque de vous parler de vôtre Abrégé de l'Histoire; je suis bien aise qu'il avance. Vous sçavez, mon révérend Père, que mon paraphe n'est pour vos ouvrages qu'une simple formalité. Nous serons selon les apparences de retour à Paris au commencement d'octobre. Je parapherai ce qu'il y aura d'imprimé, passé le cahier 108. — Le i5 juillet. (Fonds de Languedoc, t. 184, fol. 88.)

l53. — M. de Joubert au même.

A Montpellier, le 4'' mars 1760. — Je ne doute pas, mon révérend Père , que vous n'ayés pris beaucoup de part de tout ce qui s'est passé dans la Province depuis quelque tems '; vous êtes trop bon citoyen & trop bon patriote pour ne pas vous y intéresser. Il n'y aura rien de changé au paiement de vôtre pension & je suis persuadé que M. Lamouroux ne fera aucune difficulté de vous la payer. Vous connaisses, mon révérend Père, tous les sentimens d'estime & de respect que j'ai pour vous. (Fonds de Languedoc, t. 184, fol. 366.)

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