‹ Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificativesChapitre 217 sur 553 · XVII. — Nouvelles expéditions des Gaulois · texte numérisé non relu

XVII. — Nouvelles expéditions des Gaulois

Brennus , avant son départ pour l'expédition de Delphes, avoit laissé à la ~,

garde du pays où il étoit établi, Se qui est vraisemblablement le même que de Rome''477 celui que les Gaulois occupoient sur les frontières de la Germanie Se de la Pannonie , un corps de troupes' des mieux aguerries Se des plus capables de le défendre. Ce corps, composé de quinze mille fantassins 8c de trois mille chevaux, entreprit quelque temps après la conquête de la Macédoine, où Antigonus régnoit depuis la défaite & la mort de Sosthène. Ce prince venoit alors de soutenir la guerre contre Antiochus Soter, roi de Syrie, qui lui disputoit le royaume dont il étoit enfin demeuré paisible possesseur par un traité de paix. Ces troupes gauloises, après avoir détait les Gètes & les Triballiens, qui à leur exemple vouloient pénétrer dans la Macédoine, envoyèrent d'abord à Antigonus des députés, sous le spécieux prétexte de lui offrir la paix moyennant une somme d'argent, mais dans la vérité pour observer la disposition de son camp Se la contenance de ses troupes, afin de l'attaquer ensuite avec avantage. Ce prince, qui se doutoitdu dessein des Gaulois, affecta de recevoir leurs députés avec honneur 8c d'étaler àjeurs yeux ses forces 8c ses richesses, ce qui ne servit qu'à augmenter le désir qu'avoient ces peuples de s'en rendre maîtres. En effet, sur le rapport de leurs envoyés, les Gaulois, animés par l'espérance Ed. origm. du butin, marchèrent avec confiance contre ce prince, 8c se flattant de le surprendre dans son camp, l'attaquèrent pendant la nuitj mais ils furent surpris eux-mêmes dans une embuscade qu'Antigonus leur avoit dressée dans une forêt voisine, après avoir abandonné son camp 8c en avoir fait retirer les meilleurs effets. Les Gaulois, ne trouvant aucune résistance, soupçonnèrent d'abord quelque ruse de guerre ; ils entrèrent cependant dans le carnp, dans la persuasion que les Macédoniens avoient pris la fuite, 8c ayant enlevé tout ce que ces derniers avoient laissé pour les attirer, ils tournèrent ensuite vers le rivage de la mer, dans le dessein de piller aussi les vaisseaux de la flotte d'Antigonus. Ils commençoient le pillage, lorsque ce prince étant sorti de son embuscade £c s'étant joint avec les matelots de sa flotte, les attaqua avec tant de viguem

' Justin, 1. xS,

Vers 1 an de Rome 476 <-iii,r -^ •!• • ^ !■»• oi*

quil les dent entièrement, ce qui lui acquit beaucoup de réputation N. lui procura la paix avec ses voisins.

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