‹ Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificativesChapitre 219 sur 553 · XIX. — Gésates du Rhône · texte numérisé non relu

XIX. — Gésates du Rhône

An de Rome 328 532

Dans le temps ciue les Volces Tectosaees se distinguoient en Asie

pa

r leurs

conquêtes, les Gaulois^ qui s'étoient établis en Italie se rendoient célèbres par leurs expéditions contre les Romains, avec le secours de plusieurs autres Gaulois Transalpins des environs des Alpes & du Rhône nommés Gésates, du nom d'une espèce de javelot, appelé Gaesum en latin, dont ils étoient armés. Ils servoient ordinairement en qvialité de stipendiaires & se mettoient indifféremm.ent au service de ceux qui vouloient les prendre à leur solde ^. La réputation (ju'ils

' Pausanias, in Atticis, p. 1 2 Se seq.

' Polybe, 1. 2, p. 109; 1. 3, p. 201. — Plutarque, in Marcello, t. 1 , p. 3oo. — Orose, 1. 4, c. i3. -^Frontin, Stratagcmata, 1. 2, c. 3} 1. 3, c. 6.

' Le mot rai3(£T0i (Polïc), que les écrivains anciens altèrent de diverses manières(ra;ïîc-a'., Strad. ; ÏZTzi-ax ou rsisaTï!, Plutarch.; l'aî/ÎTs;;, EupiiomoN , ap. Steph. Byzant.j Tsl^î-cai, Solin. Polymistor. ; l'a^î-a'., Stei'H. By/..), dérive du radical celtique gai ou gais, en latin gaesum (^'lI\c. /Cn. v. 66?), & gesum, qu'un grammairien du troisième siècle traduit par le mot telum : gcsa, Icla Galliarum [fUn- NlfS Maecellus, De propr. Sermon. Dom Bouquet, t. I, p. 817'). Ce mot, très-significatif comme on le voit, se retrouve lui-m.ême associé à des finales significatives dans un certain nombre de noms propres celtiques, que les anciens nous ont conservés, dans celui de TatMtOf;? [maie, Paiî^âTOf'.:, PoLYC. Excerpt. légat. { 55) que l'on peut traduire sans hésitation par ; le roi ou le clicldes Gésaies, 8< dans

• Poljbc le traduit évidemment à tort par celai de ijc-rtu-.ai, soldats à tîaf^cs. soldats mercenaires... il vip xi;;^ (..û-t, -tîv-.s tri^^i.i'.

x.fi'.»; (PoLVLi. List. 1. J, c. 22).

celui de FaïaïTOOtaTTOç (Ml'Iîat. Thés. vet. inscr. t. 2, p. 6 I 3), dont la finale est moins facile à expliquer. Il y a toute raison de croire pourtant quil n'appartenait pas exclusivement aux idiomes celtiques; car il est resté très-reconnaissable encore dans un assez grand nombre de noms germaniques d'ongme, comme Gaiseric, Radagaise, &c.

Les Gésates des Alpes & du Rhône étaient donc des hommes arij^s du gais, c'est-à-dite du pilum ou de la hasta, comme les quintes du Latium & de la Sabine, dont le nom de guerre, devenu un titre d'honneur, dérive, comme on le sait, du Sabin ^uir ou cuir, analogue lui-même au gaélique coir, hasta (Zrt'SS, Grammat. celtic. p. 64); mais rien n'indique qu'ils aient formé une tribu (civilas) ou une fraction de tribu (pagus), établie, comme les Fertacomacori du Vercors, sur le revers occidental des Alpes, où l'on a vainement cherché des traces de leur présence. Ce nom de Vercors, qui n'est visiblement qu'une altération de celui des yertacomacori,eii resté ati.aché jusqu'aujourd'hiii k un certain nombre de villages de l'ancien évèché de Die (Saint-.Aignan en Vercors, &lc., &c.), qui nous indiquent approximativemeni l'emplacement & même l'étendue du

avoient d'être bons soldats étoit si bien établie, que tous les princes tâchoient à i'envi de les attirer dans leur parti. Les Carthaginois, entre autres, s'en servirent dans les guerres contre les Romains.

' An de Rome 528-532

XX. — Amhiissade des Romains iy des C.irthacinoîs aux Volces.

Ces deux peuples ne recherchèrent pas moins l'amitié des Volces à l'occasion de la seconde guerre Punique '. Les R^omains, piqués de ce qu'Annibal, général des Carthaginois, s'étoit rendu maître de Sagonte, ville d'Espagne alliée à leur République, envoyèrent à Carthage Q. Fabius, M. Livius, L. yÊmilius,

de Rome .'i:i5

pays 'pjgui) habité pnr cette fraction des Voconces (... ex VcrtacomacorUj Vocont'iornm hoilteijuc p-Tgo, Pli.v. 1. 3, c. 17), trois ou quatre cents ans avant noire ère.

En Italie, où on retrouve les Gcsates de loin en loin guerroyant contre les Romains, iis sont désignes le plus souvent sous le titre générique de mercenaires (jjl'.jOcotï!, mcrcenani), & ces indications, toujours vagues, ne permettent guère de douter qu'ils n'y parussent le plus souvent sous la forme de bandes armées [examina) qui se recrutaient, comme le du Polybe (1. j, c. 22), dans les tribus des bords du Rhône, chez les Voconces & les AUobroges particulièrement, toujours prêtes à franchir les Alpes au premier appel des Gaulois d'outre-mont'. Indépendiimmeni des deux gais dont étaient armés les hommes de la bande, ces lansquenets [Lan^-Knechte] de l'époque celtique, comme les appelle un historien moderne (M. Mommsen)', les riches ou les chefs (o! T.trÀ xjToJ; Vi'-|^'J''^;i PoLYB. 1. 2, c. 2?^ portaient de longs boucliers & même des cuirasses plaquées ou damasquinées d'or, ce qui expliquerait l'éptthète de ■/fjî'jjilpot, sous laquelle les désigne un ancien géographe (s0>o5 l'ï'.îaTiTjv yojiojopojv, Stepii. Eyz. S. P'. Pï^iT»'.). Leur nom, qui ne serait lui-même qu'un nom de guerre, rappelle involontairement celui des Franks (les braves, les vaillants} & des Alamanes (tous hommes, tous hommes de cœur) qui ont pris, cinq ou six siècles plus tard, une part active à la destruction de l'empire romain dans les Gaules, & dont les Gilcit (de Uitcn, en latin comitatus, a comitihus) se recrutaient au delà du Rhin, dans un

" QuoJ nomcn {Gaesalarum) «on gentif,'sed mcrcenariorum Oalhtrum est (Paul Oros. I. 4, c. i3). V. PoLVB.sH/ra. Duo quisque alpina coruscant Gacsa manu, scutis prolecti corpora longîa-

(ViRO. Ain. 1. 8, V. 601-662.) I Si l'on admet, comme Piutarque l'assure, que K-^ Gcsates étaient plutôt cavalier» que fantassins («fàr.ffTo*. vàp l-.-.t^ tin:tin«//:v, Plîjtarch. in Marcello^ c. 3), il faudrait en conclure qu'ils combattaient à cheval, en brandissant la lance, à la façon des chefs ibériens ou celtibériens que nous représentent les revers des monnaieâ espagnoles antérieures à la conquCtc ro-

certnin nombre de tribus que l'on désignait ellesiTtêmes sous les noms de Franks & d'Alamanes, restés depuis attachés à deux rég.ons distinctes de la Souabe, la Franconie 8c l'Alamanie.

La plus ancienne apparition connue des Gésates en Italie remonte à l'an 338 avant J.-C. Ils figuraient alors comme auxiliaires dans l'armée des Sénons, qui prirent Rome où ils restèrent campés pendant sept mois, dans les ruines de la ville abandonnée par ses habitants. (Sé/ove; jj-c-rà rs'.ÏXTwv StrAb. 1. 5, c. 1,56, & PoLYB. 1. 2, c. 22.) La dernière coïnciderait avec l'année 222, où de nouvelles bandes de mercenaires au nombre de trente mille hommes, dit Polybe, recrutées dans la vallée du Rhône, franchirent une dernière fois les Alpes pour venir secourir les Insubres attaqués par les Romains dans leur territoire. Le chef d'une de leurs bandes, que Plutarque désigne sous le nom de roi (tïôv Ttmx-Xit 6 Bas'Às'u; BpiTi!;io[pTo; [lisez Epixop.»-. p'i.-], Pliîtaiich. Marcell. c. 3), & qui périt au combat de Clastidium (Casteggio, au-dessous de Pavie) de la main du consul Marcus Mnrcellus, conib.Mtait à la tête de ses cavaliers vêtu d'une armure de toute pièce [r.TmrX:^) où l'or & l'argent se mariaient à des émaux de couleur variée ((îi?»'; 7:«i r.xi t.w.vXI.- [jiaîtv, PLt;TAi\tii. l. l.). Un mot de Strabon semblerait indiquer pourtant que telle ou telle de ces bandes avait réussi à prendre pied au delà des monts, comme l'ont fïiit en deçà du Rhin les bandes frankes à partir du quatrième siècle de notre ère, car il nous montre les Gésates établis dans la Cispadane^, entre l'Apennin & les Alpes, à côté des Bo'fes, des Sénons 81 même des Lighyes, les plus anciens habitants du pays dont ils ont fini par rester les maîtres, les conqi:érants de race celtique en ayant dispaiu à leur tour. (... XiW.txy.: -.% ÀiYuOTt/.à çOXa, Stiiap. 1. 5, c. 1,5 10.) [E. B.]

' T. Live, 1. 21 .

(Stbab. 1. 5, c. 1, i 10}. — Le Lexique de Coislin Iradult le mol ratffiTot par *»< tvT;i,v v^-'-v^Ttî, t^ns qui chcicheut ou de' mandent des terres.

An de Home

C. Licinius & Q. Bîebius pour lui déclarer la guerre, si elle ne désavouoit l'entreprise de son général. Les Carthaginois étoient trop superbes pour faire ce désaveu, & les ambassadeurs romains trop fiers pour en supporter patiemment le refus. Ainsi ces derniers déclarèrent la guerre à la République de Carthage, Éd. origin, 8c passèrent aussitôt en Espagne pour tâcher d'en gagner les peuples & les détourner de joindre leurs armées à celles des Carthaginois; mais, voyant leurs démarches inutiles, ils se rendirent chez les Volces Se les autres peuples gaulois qui s'étendoient depuis les Pyrénées jusqu'aux Alpes, par où ils savoient qu'Annibal avoit résolu de porter la guerre en Italie. A leur arrivée chez les Volces, les ambassadeurs romains ne furent pas peu surpris de trouver ces peuples en armes, selon l'usage de la nation, dans le lieu de l'assemblée générale, où ils s'étoient rendus pour écouter leurs propositions.

Ces ambassadeurs commencèrent leur discours par relever extrêmement la gloire, les forces 8<. l'étendue du pouvoir de leur République, Se le terminèrent en priant les Volces de vouloir non-seulement ne pas accorder aux Carthaginois le passage pour l'Italie, mais aussi de le leur disputer. Cette proposition, faite par des personnes que les Gaulois regardoient avec beaucoup d'indifférence, leur parut si extraordinaire, qu'elle excita la risée & ensuite l'indignation de l'assemblée, & particulièrement des jeunes gens, dont le murmure alla si loin, qu'il fallut toute l'autorité des anciens ou des chefs [reguli] pour les contenir 8c leur imposer silence. Les Volces répondirent ensuite aux ambassadeurs que, n'ayant jamais reçu aucun service des Romains, ni aucune injure des Carthaginois, ils necroyoient pas devoir se déclarer plutôt pour les uns que pour les autres ; qu'au reste, s'ils avoient quelque parti à prendre, ce seroit moins contre les Carthaginois que contre les Romains, dont le dessein étoit de chasser d'Italie les Gaulois leurs compatriotes, qui y étoient établis, ou du moins de les rendre leurs tributaires '.

Cette réponse ne plut pas aux arnbassadeurs romains : ils n'en reçurent pas de plus favorables des autres Gaulois qu'ils trouvèrent & qu'ils sollicitèrent inutilement sur leur route, depuis l'entrée des Gaules jusqu'à Marseille. A leur arrivée dans cette ville, les Marseillois, alliés de la R.épublique romaine , leur apprirent qu'Annibal avoit prévenu les Gaulois, qu'il avoit gagné leur amitié à force d'argent 8i de présens, 8<. qu'ils ne dévoient espérer de réussir que par la

' C'est à Tita-Livc que les Bcné.'icinls cnt em- (i'siUeiirs, que riiistorien ne cite nominativement pruilté tout ce qu'ils nous appiennent ici sui les aucun des peuples barbares qui auraient joué un négociations des Romains avec les peuples (e)ti- rfle dans cette petite scène inconnue à Polybe, quss ou autres de la Gaule, antérieurement ?. la comme les négociations auxquelles elles se rattaseconde guerre Punique. Le discours de leurs am- chent. Celui des Volkes que les Bénédictins y font bassadeurs à l'assemblée armée des Barbares {ita ries figurer sur de simples indications paraît, pour la gentis, T. Liv. 1. 21, c. lo), dont il excite les rires première fois, au chapitre xxvi du même livre, où & les murmures, & la réponse faite à ce discours l'historien nous les montre établis sur les deux ripar un de leurs chefs ne sont, comme la plupait ves du Rhône, indication qui ne conviendrait des discours directsou indirects de Tite-Livc, qu'un guère qu'aux Volkes Arécomiques, comme nous esexercice de rhétorique dont le fond seul peut être saierons de le montrer dans une des notes du livre considéré comme historique. Il faut remarquer, suivant. [E. B.]

même voie. En effet, le général carthaginois, qui connoissoit le foible de la nation gauloise, a}ant envoyé des députés pour reconnoître le passage des Alpes, les avoit chargés de grosses sommes pour se concilier les esprits fiers St impolis des peuples des Gaules, chez qui il avoit dessein de passer ; ce qui avoit très-bien réussi. Les ambassadeurs romains ^ de retour à Rome, rendirent compte au Sénat du mauvais succès de leurs négociations, tant auprès des Espagnols que des Gaulois. On y apprit bientôt après qu'Annibal avoit passé l'Ebre pour entrer dans les Gaules Se venir ensuite en Italie.

XXI. — Passage d'Annïhal par les Pyrénées & le pays des Volces

ou le Lancriiedoc.

An de Rome

Ce général se mit, en effet, en campagne au commencement du printemps, " ' T après s'être assuré du secours ' des Gaulois Cisalpins^, par l'étroite alliance 536 qu'il contracta avec eux contre les Romains, leurs ennemis communs. Etant ensuite passé en Espagne, il y laissa, pour commander en son absence, son frère Asdrubal, Se partit avec son armée, composée de quatre-vingt-dix mille hommes d'infanterie & de douze mille de cavalerie, tant Africains 8c Celtibériens, que de plusieurs autres nations. Il la partagea en trois corps, &c lui fit passer l'Ebre sans que personne se présentât pour s'y opposer. Ayant soumis ensuite tous les peuples qu'il rencontra sur sa route, entre cette rivière 8c les Pyrénées, pour se conserver le passage libre de ces montagnes, il en confia la garde au général Hannon, qu'il y laissa avec un détachement de dix mille fantassins 8c de mille chevaux de son armée.

Annibal étoit actuellement occupé à passer les Pyrénées, lorsque les Celtibériens ou Espagnols auxiliaires, rebutés de la difficulté des chemins, perdirent courage 8c demandèrent leur congé. Quoique leur retraite dût affoiblir considérablement son armée, cependant ce général leur accorda leur demande; en sorte qu'après leur départ il ne lui resta que cinquante mille hommes de pied, neuf mille chevaux 8c trente-sept éléphans. Annibal, ayant ensuite continué sa marche, arriva enfin à lUibéris, dans les Gaules, sans aucune opposition de la part des Volces qu'il avoit tout sujet de craindre, parce qu'en effet il leur étoit aisé de lui disputer le passage des Pyrénées, à cause de l'avantage dés lieux : mais soit que ces peuples eussent été avertis trop tard de sa marche, ou kJ m'gin. qu'ils fussent résolus de défendre seulement leur pays, 8c d'empêcher que ce gértéral ne le mît sous contribution, comme il avoit fait des peuples d'Espagne qu'il avoit rencontrés sur sa route, ils se contentèrent de se rendre à la hâte à Ruscino, qu'on nomme à présent la tour de Roussillon, près de Perpignan. C'est là que s'étant assemblés en armes, ils résolurent de se défendre 8c de

' Polybe, 1. 3, p. iSy & siiiv. — Tite-Live, 1. 21. inpport à novis. Se en deçà des Alpes, par rapport

— Appien, Je Bello Af.nihal. p.3i5. aux Romains; & par Transalpins, ceux qui liabi-

' Ici & ailleurs on entend par les Gaulois Cisal- toient la Gaule proprement dite, \tiote des Béné-

pins ceux qui habitoient nu delà des Alpes, par dntins^\

An de Rome

vendre chèrement leur vie, si les Carthaginois vouloient forcer le passage sur leurs terres. Annibal ayant intérêt de ménager ces peuples qui, par leur opposition, pouvoicntdu moins retarder sa marche Se son entrée en Italie, prit le parti d'envoyer des députés à leurs principaux chefs [regitU] pour les adoucir Se leur demander une conférence dans J'une des villes ou d'Illibéris, ou de Ruscino, à leur choix, ajoutant qu'il se rendroit volontiers lui-même dans leur camp, ou qu'il les recevroit avec plaisir dans le sien; qu'au reste il les prioit de ne pas le regarder comme un ennemi qui en vouloit à leurs biens ou à leur liberté, mais comme un étranger qui ne leur demandoit que le passage libre pour l'Italie, où il avoit dessein de porter la guerre; qu'en un mot il ne tiendroit qu'à eux d'empêcher qu'il ne fit aucun acte d'hostilité avant son arrivée au delà des Alpes. Sur cette proposition, les Gaulois s'étant extrêmement radoucis, envoyèrent les principaux d'entre eux conférer avec Annibal à Illibéris, où ce général les ayant gagnés par ses caresses autant que par ses libéralités, obtint d'eux le passage libre sur leurs terres. Annibal dirigea ensuite sa marche vers le Rhône & traversa le pays des Volces ou le Languedoc, ayant à sa droite la merSardique ou Méditerranée ; mais ce ne fut pas sans obstacle de la part d'une partie de ces mêmes peuples, qui, moins faciles que ceux qui habitoient du côté des Pyrénées, osèrent lui disputer le passage. Annibal, contraint d'en venir aux mains avec eux, perdit beaucoup de troupes en différens combats qu'il fut obligé de leur livrer; mais il en coûta aussi aux mêmes Gaulois le ravage de leurs terres. Ce général ', après avoir gagné par ses présens le reste des Volces, & intimidé les autres par la crainte de ses armes, arriva enfin aux bords du Rhône, sur les frontières de ces peuples [a^ ^n^j Volcarum] qui s'étendoient pour lors des deux côtés de cette rivière, selon le témoignage de Tite-Live^.

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