L. — Division de la Narbonnoise en deux provinces
An 277
Nous avons sujet de croire que, peu de temps après cette heureuse expédition, cet empereur, dont l'histoire loue extrêmement le mérite 81 la sagesse, divisa ces provinces', qui étoient alors au nombre de six ou sept, en plusieurs p^^ ^.g autres, 8c qu'il sépara de la Narbonnoise la Viennoise, qui auparavant en faisoit partie, afin que, leur gouvernement étant moins étendu, la défense en fût plus aisée contre les barbares. Par cette division, qu'on ne sauroit faire remonter plus haut que l'empire d'Aurélien, la Narbonnoise fut partagée en deux provinces : Narbonne fut la métropole de l'une, qui conserva son ancien nom, 8c Vienne le fut de l'autre, à laquelle cette ville donna le sien. On ne sauroit dire si le Rhône fit d'abord la séparation de ces deux provinces, quoique cela paroisse assez probable ; il est certain cependant que, dans la suite, le diocèse de Viviers 8c la partie de ceux de Vienne, de Valence, d'Arles 8c d'Avignon, qui sont en deçà de ce fleuve, dépendirent de la Viennoise. Nous ne parlons pas ici des deux provinces des Alpes, parce qu'il ne nous paroît pas qu'elles fissent alors partie des Gaules, ni qu'elles aient jamais appartenu à la Narbonnoise^, du moins par rapport à la plus grande partie des peuples qui la composoient.