‹ Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificativesChapitre 359 sur 553 · XVI. — Exil (S- martyre de saint Volusien, évêque de Tours · texte numérisé non relu

XVI. — Exil (S- martyre de saint Volusien, évêque de Tours

Alaric étoit respecté de ses sujets catholiques ; mais ils appréhendoient qu'étant arien, il ne renouvelât la persécution qu'Euric, son père, avoit excitée

la basilique, dont la hauteur excessive gênait la ' Grégoire de Tours, Hist. 1. 2, c. 205 de Gloria

vue du prince & dont Léon fit descendre un étage. martyrum, 1. 1 , c. 45.

Du reste, ce n'est là qu'une anecdote pieuse, inté- ' Avitus de Vienne, epist. 40.

ressante surtout au point de vue archéologique. ^ Victor de Tune, Chronicon^ append, — A. de

[A. M.J Valois, Rerum Francicarum 1. 6, p. 270 & seq.

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contre eux Se qu'il ne les forçât à abandonner la foi orthodoxe pour embrasser ses erreurs. C'est pour cela qu'ils souhaitoient de passer sous la domination d'un prince catholique : Clovis l'étoit depuis peu, Si la protection qu'il accordoit à la religion lui avoit tellement gagné l'affection des Gaulois, ses sujets, que les anciens habitans du pays, soumis aux Visigoths, envioient leur bonheur.

Alaric, informé que Volusien, qui gouvernoit alors l'église de Tours, étoit un des évêques de sa domination qui témoignoient ' avec plus d'ardeur de se voir sous celle de Clovis, & craignant qu'il ne fît révolter en faveur de ce prince la Touraine, limitrophe du royaume des François, 8c n'introduisît ces peuples dans sa ville épiscopale, il le fît arrêter & conduire à Toulouse, d'où il l'exila ensuite en Espagne^. Ce prélat se mit en chemin pour se rendre au lieu de son exil j mais à son arrivée à quelque distance de Toulouse, il mourut au mois de mars^ ou de juillet de l'année 498, la huitième de son épiscopat"*.

Suivant une ancienne^ tradition, saint Volusien , après avoir souffert la prison à Toulouse Se s'être mis en marche pour se rendre en Espagne, étant arrivé dans le pays de Foix, en un endroit appelé la Couronne, éloigné d'environ mille pas d'un autre appelé Ville-Peyrouse, y fut arrêté par ses l'^f "''^i,"conducteurs qui lui coupèrent la tête en haine de sa religion, ce qui aura donné lieu sans doute â quelques martyrologes de le mettre au rang des martyrs. Selon la même tradition, ses reliques furent transférées dans l'église de Saint-Nazaire de Foix qui prit son nom dans la suite. C'est aujourd'hui une abbaye de chanoines réguliers dont nous aurons occasion de parler ailleurs) de même que de la translation des reliques de leur saint patron. Elles y étoient en vénération à la fin du quatorzième siècle<5 8c furent exposées, pendant les troubles du seizième, à la fureur des calvinistes^ qui, après les avoir enlevées, les dispersèrent ou les réduisirent en cendres.

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