‹ Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificativesChapitre 370 sur 553 · I. I, p. 177. l'honneur de ce prince. — (Voir notamment · texte numérisé non relu

I. I, p. 177. l'honneur de ce prince. — (Voir notamment

* Le récit de la campagne contre Alaric, dans livre 2, chap. 40, où le texte, dans l'état actuel

Grégoire de Tours, est plein de fables & de lé- au moins, est inexplicable en le supposant écrit

gendes tirées des vies de saints ; parmi celles-ci, il par Grégoire de Tours, d'après des sources histori-

fiuit citer la vie de saint Maixent que nous avons ques.) [A. M.]

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XXXVIII. — Fuite d'Amalarîc, fils d'Alaric, en Espagne. — • Gésalic, fils naturel de ce dernier, est élu roi des Visigoths à Narbonne.

Les Visigoths, après leur défaite, dispersèrent le débris de leur armée dans les places fortes de la Septimanie & de la Provence en attendant le secours de Théodoric, roi des Ostrogoths, le seul de leurs alliés qui fût en état de les défendre & d'arrêter le cours rapide des conquêtes de Clovis. Alaric n'avoit laissé en mourant qu'un fils, nommé Amalaric, qu'il avoit eu de sa femme Théodogothe, fille du même roi Théodoric ; la tendresse de l'âge de ce prince, qui n'avoit alors que quatre ou cinq ans, & l'importance des affaires présentes du royaume des Visigoths le firent exclure de la couronne 81 donnèrent lieu aux principaux seigneurs de cette nation, assemblés à Narbonne, d'élire à sa place Gésalic, fils naturel d'Alaric, déjà assez âgé, qui prit aussitôt les rênes du gouvernement.

L'élection de ce prince & le voisinage de Clovis, qui menaçoit d'assiéger Toulouse, séjour ordinaire des rois visigoths & capitale de leurs États, faisant craindre à ceux qui étoient chargés de l'éducation d'Amalaric, qu'il n'y eût aucune sûreté pour lui à demeurer dans cette ville, ils l'emmenèrent promptement en Espagne. Ils n'omirent rien pour faire reconnoître son autorité dans ce pays, en attendant qu'avec le secours du roi Théodoric, son aïeul, il pût recouvrer la couronne que son frère naturel venoit de lui ravir.

XXXIX. — Prise de Toulouse par Clovis. — Fin du royaume de Toulouse

sous les Visigoths,

Le siège de Toulouse, dont les Visigoths étoient menacés, leur fit prendre en même temps des mesures pour mettre en sûreté le trésor de leurs rois, composé des plus riches dépouilles d'Occident 81 conservé dans la même ville. La grande étendue de Toulouse leur fit comprendre que la défense en seroit très-ditficile 5 ils ne pouvoient d'ailleurs faire aucun fond sur les habitans, dont la fidélité leur étoit d'autant plus suspecte, qu'ils étoient tous catholiques & affectionnés à Clovis. Jugeant donc qu'ils ne pouvoient pas conserver cette ville, ils prirent le parti de transporter ce qu'il y avoit de plus précieux dans ce trésor dans la forteresse de Carcassonne', place que sa situation avantageuse mettoit en état de faire une longue résistance, en attendant le secours qu'ils espéroient de la part des Ostrogoths d'Italie^.

Clovis, de son côté, sortit de Bordeaux au commencement du printemps, se mit en campagne &., soit par lui-même^ ou par ses lieutenans, il soumit toute la Novempopulanie, qu'on appelle aujourd'hui Gascogne. Sur le bruit de sa marche, les peuples venoient en foule à l'envi les uns des autres au-

' Voyez tome II, Note LXIII, n. 8. ' Grégoire de Tours, Hist. 1. 2, c. 3j. — Frédé-

" liid. ga'fe, Epitome, c. î5.

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devant de lui pour se soumettre & s'empressoient d'introduire dans leurs villes les François à la place des Visigoths qu'ils en chassoient. Ce prince, profitant de la disposition favorable des peuples du pays, se vit en peu de temps, 8c sans beaucoup de peine, maître de toute l'Aquitaine, composée de trois grandes provinces, & entra ensuite dans Toulouse qui, à ce qu'il paroît, ne fit aucune résistance & se soumit volontairement.

Clovis, devenu maître de cette ville, où les rois des Visigoths tenoient auparavant leur cour, s'empara du reste des richesses conservées dans le trésor de ces rois, que ces peuples n'avoient pu emporter à Carcassonne. Par cette importante conquête ce prince mit fin au royaume de Toulouse qui subsistoit depuis quatre-vingt-neuf ans, à compter depuis que le roi Wallia avoit établi Éd.origin. dans cette ville le siège de son empire, en 419; ce qui a donne lieu sans doute à Jornandès ' de remarquer que le royaume des Visigoths, dans les Gaules, ou de Toulouse, commença &c finit par un Alaric, ainsi que l'Empire romain par un Auguste; mais la remarque de cet historien n'est pas juste, puisque nous avons déjà vu qu'Alaric I ne posséda rien en deçà des Alpes.

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