‹ Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificativesChapitre 90 sur 553 · L'archevêque de Narbonne à dom Vaissete · texte numérisé non relu

L'archevêque de Narbonne à dom Vaissete

A S' Elix, le 12" aoust 1787. — Mon révérend Père, je sçavois que M. Astruc, médecin de Montpellier, travailloit à une Histoire naturelle de Languedoc. Il y a quelques années qu'il la proposa aux Etats qui ne voulurent point en entendre parler; oncques

' Dom Urbain Plancher, bénédictin de Saint- mes in-4". Le quatrième volume, par dom Merle, Maur;son Histoire particulière & générale du Duché fut publié en 1781. de Bourgogne parut de lySç à 1748, en trois volu-

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depuis il ne m'en est rien revenu. Je vois par ce que vous me dites qu'il a suivi sa pointe, en la faisant imprimer, mais ce n'est point aux dépens des Etats. (Fonds de Languedoc, t. 182, fol. 297.)

loi. — Le même au même.

A Narbonne, ce i5 de septembre lySy. — Mon révérend Père, je ferai lever le plan de l'Eglise de S' Just avec toutes ses circonstances que je vous envoyerai aussitost; je serai très aise qu'il soit dans l'Histoire & vous suis obligé de l'idée qui vous en est venue.

Je souhaite, mon très révérend Père, que l'air de la campagne enlève la fluxion que vous avez dans la tête. On me mande qu'elle vous a un peu endurci l'oreille. Si vous m'en croyez ne faites nuls remèdes, car bien loin de soulager, ils ne font qu'augmenter vôtre mal. (Fonds de Languedoc, t. 182, fol. 299.)

I02. — Charlotte Colbert de Croissy au même.

A Maubuisson, ce premier d'octobre 1787. — Le tems que j'ay passé sans vous rendre réponse, mon reverand Père, a été, ce me semble suffisant pour vous donner celuy de rétablir vostre santé; je souhaite qu'elle le soit entièrement présentement. Vous savés tout l'intérêt que j'y prend. Il faut que vous ayez esté plus malade que vous ne me le dites, ou que vos médecins de Paris soient des espèces de bouraux; car qui a jamais vue pour une fluction dans la teste, faire saigner deux fois du pied un pauvre misérable qui s'acable d'ostérités & qui n'a pas besoin qu'on lui diminue les forces. S'' de Croissy, abesse. (Fonds de Languedoc, t. i83, 1. 297.)

io3. — M., de Jouhert au même.

A Montpellier, le 20"^ novembre 1787. — Mon révérend Père, j'ay receu les balots contenant les exemplaires du troisième volume de nôtre Histoire et la distribution est déjà bien avancée, du moins pour les volumes destinés pour MM. les archevêques, évêques, barons & autres personnes de la ville de Montpellier, comprises dans la liste qui a esté arrêtée.

M. l'archevêque de Narbonne m'a communiqué le mémoire qui lui avoit esté adressé, touchant la continuation de cet ouvrage, & sans qu'il ait été nécessaire d'en parler aux Etats, on s'est déterminé à donner encore deux volumes pour achever notre Histoire. (Fonds de Languedoc, t. 184, fol. 290.)

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