Hénault. — Abrégé chronologique
2. Le maire, par délibération de l'assemblée des habitants de Semur, en date du 5 Janvier 1577, devait être de bon exemple, catholique, habitant de la ville et de notable famille.
d'eux, le ligueur Charles Blanot, docteur en droit, obtint le privilège de posséder cette fonction à vie, moyennant 2,000 livres. Mais ayant livré le château de Semur au duc de Nemours, la charge du maire fut déclarée vacante par le Parlement de Dijon.
Plus tard, en 1693, la mairie devint perpétuelle et fut à la nomination des États-Généraux de la province.
Pour mettre un terme aux graves inconvénients qu'entraînait la vénalité de la charge de maire, le gouvernement de 1789 promulgua une loi d'après laquelle ce magistrat et ses conseillers seraient désormais élus à la majorité des suffrages par les députés de tous les États et de toutes les corporations de Semur, et fixa ainsi l'organisation municipale: ((Le Conseil proprement dit et le Bureau. — Un tiers des magistrats municipaux composait le Bureau, les deux autres formaient le Conseil municipal auquel on adjoignit, dans certaines délibérations, les notables de la commune (1). »
Bien qu'accusée de modérantisme, la municipalité traversa sans encombre les années qui s'écoulèrent depuis 1789 jusqu'au 9 thermidor 1794; toutefois, en l'an II, le maire Joly fut emprisonné comme suspect. Mais, lorsqu'après le 9 thermidor le parti royaliste tenta de renverser le gouvernement républicain, le Directoire suspendit tous les membres du Conseil municipal comme réactionnaires.
Une nouvelle municipalité fut installée le 17 brumaire an IV (Octobre 1795), mais celle-ci ne s'élevant pas au niveau des principes républicains d'alors (2) fut de nouveau remerciée, puis remplacée par un Conseil, d'abord provisoire, mais qui devint bientôt après définitif.
La date de l'établissement du bailliage d'Auxois est incertaine, mais elle a dû suivre de très près celle du droit de commune. On sait que c'est Saint-Louis qui créa les premiers bailliages du royaume et qu'il n'en existait encore que quatre sous son règne : ceux de Saint-Quentin, de Sens, de Saint- Pierre-le-Moutier et de Mâcon. On y appelait des jugements rendus par les officiers du duc et par les souverains particuliers qui étaient en France.