Registre des délibérations, — Archives de U ville
parapets qui sont le long des quais furent renversés et entraînés. Personne ne périt. — (Note d'un manuscrit de M. Tarin.)
Le iroid et la grêle causèrent également à Semur, et à plusieurs reprises, de très grands ravages. Ainsi, l'hiver de 1709 fut si rigoureux que les blés, les vieux arbres et les vignes furent entièrement perdus, et que beaucoup de gibier fut trouvé mort dans la campagne.
En 1594, le 10 Juillet, la grêle ravagea toutes les récoltes et occasionna un tel désastre que, pendant (5 ans, la ville fut exempte de tailles. Le 3 Août 1701, dit le 20^ registre de l'Hôtel de Ville, la grêle fut surprenante ; elle brisa pour 40,000 écus de verre, sans compter la destruction des céréales, fruits, etc. « Cette fois, dit M. A. Massicot, la ville demanda une diminution de 50 feux dans l'impôt; elle n'obtint qu'une réduction de 13 feux, malgré toutes les démarches faites auprès de MM. les Élus. »
Après les désastres qui ont désolé Semur, et pour en faire oublier la mauvaise impression, qu'il nous soit permis de rappeler la fête officielle qui eut lieu dans la capitale de l'Auxois le 11 Avril 1713, à propos de la signature de la paix d'Utreclit. Rien ne peut mieux que ces récits donner la physionomie des derniers siècles qui ont précédé la Révolution. Voici donc textuellement ce que nous avons trouvé dans le 21^ régistre des délibérations de la Chambre de Ville :
« Le Clergé avec tous les religieux et messieurs les magistrats ont assisté au Te Deum, et ensuite ont fait tirer le canon, fait faire un feu de joie devant l'église Notre-Dame, auquel le sieur Pasquier, premier échevin, accompagné des autres magistrats et du syndic, conduits par les joueurs d'instruments de cette ville, ont mis le feu. Ils ont ensuite ordonné aux habitants d'en faire chacun un au-devant de leur logis et d'allumer des chandelles sur leurs fenestres, à quoy ils ont satisfait, ainsy qu'il a été connu par les sieurs magistrats pour avoir été par toutes les rues, tant de la ville que des fauxbourgs, avec les dits joueurs d'instruments et les sergents de la mairie. »
Une autre fête, bien plus brillante que celle de 1713, eut lieu à Semur, le 8 Octobre 1729, à l'occasion du baptême du dauphin. La fête fut annoncée dès la veille par le son des cloches et de nombreuses décharges de couleuvrines. Toute la journée, la milice bourgeoise resta sous les armes ; on n'entendit que les tambours, fifres, hautbois, trompettes et violons, et
par toute la ville les jeux et les danses se succédèrent. Le soir, les plaisirs et les danses redoublèrei^t; les maisons furent brillamment illuminées, et des feux de joie allumés devant chaque porte. Le lendemain, les plaisirs furent encore plus nombreux et plus variés. On avait élevé de magnifiques arcs de triomphe dans les principales rues et places de la ville; tous étaient ornés d'écussons, d'emblèmes et d'hiéroglyphes ayant rapport à la naissance du dauphin. Sur l'un d'eux se lisaient ces vers :
L'enfant dont on célèbre aujourd'hui la naissance
Est un riche présent des dieux,
Formé d'un sang de demi-dieux Que ne doit pas de luy se promettre la France. Puisse-t-il, imitant les héros de ses ayeux, Remplir tout l'univers de ses faits glorieux. Puisse-t-il de Louis, secondant la prudence,
Guidé par un pareil mentor.
Fixer dans ses États la paix et l'abondance Et voir heureusement plus de jours que Nestor.
Le principal de ces arcs de triomphe était élevé à l'entrée du Château et embrassait les deux côtés de la place; il était orné de verdure et^de guirlandes de fleurs soutenues par des rubans de toutes couleurs et qui encadraient les portraits de Leur Majesté. Au-dessous d'un de ces portraits se lisaient quelques vers de circonstance, extraits du VP Livre de r (( Enéide ». A côté de l'image du roi, on avait peint un olivier et tracé ce quatrain :
Que des roys occupés d'ambitieux projets Au prix du sang humain achètent la victoire.
Pour moi, je mets toute ma gloire
Dans le bonheur de mes sujets.
Le portrait de la reine était surmonté d'une sentence de r « Ecriture » ; à droite était représenté un arbre prêt à être enté, et à gauche, un jardinier coupant une branche qui devait lui servir de greffe. Enfin, au bas de ce portrait étaient écrits ces quatre vers :
Le ciel, à ma vertu donnant sa récompense, Me combla de gloire et d'honneur.
Il fit Louis pour mon bonheur Et moi pour celui de la France.
Au milieu de l'arc de triomphe placé devant l'Hôtel de Ville et qui, comme le précédent, était orné de fleurs et de feuillages, se voyait le portrait de monseigneur le duc, gouverneur
de la Province. A droite, était représenté un arbre chargé de fruits et qu'un jardinier contemplait avec admiration ; à gauche, se lisait le quatrain suivant qui donnait l'explication de l'emblème :
Grand Condé, de l'hymen par tes soins concerté Vois le prix ! A toi seul on en est redevable Et nous recueillons tout le fruit inestimable De l'arbre précieux que tes mains ont planté.
A quatre heures, la foule se rendit à l'Église où l'on chanta un Te Deiim solennel suivi d'une procession à laquelle prirent part tous les Corps et les Compagnies séculaires et régulières. La milice bourgeoise, rangée sur deux rangs, bordait toutes les rues où elle devait passer.
Le soir de ce grand jour, un magnifique feu d'artifice fut tiré dans la rue Dessus. A cet effet, on avait construit un grand échafaudage soutenu par quatre colonnes et caché par de la verdure, des fleurs et des banderoles. Les quatre faces de cet édifice étaient ornées des armoiries du roy, de la reine, du dauphin et de monseigneur le duc, et chacune d'elles entourées d'hiéroglyphes, d'emblèmes et de devises. Au-dessus des armes du roi était représenté un enfant (le dauphin), couché sur un coussin semé de fleurs de lys, et à côté, une Minerve descendue du ciel pour l'instruire et le former à la vertu.
Des deux côtés de la rue, on avait simulé deux grottes d'où coulaient des fontaines de vin, et dans l'enfoncement desquelles se lisait ce premier couplet d'une cantate composée en l'honneur de la naissance de monseigneur le dauphin :
D'un auguste dauphin célébrons la naissance. Peuples de ces climats, venez, accourez tous, Bacchus secondez-nous.
Buvons au bonheur de la France.
D'un auguste Dauphin célébrons la naissance. Peuples de ces climats, venez, accourez tous.
Enfin, de tous côtés avaient été dressées des tables abondamment servies où quiconque le désirait pouvait prendre place.
Vers dix heures, et lorsque le maire eut tiré le feu d'artifice qui dura plus d'une demi-heure et eut un très grand succès, ce magistrat se rendit chez lui pour recevoir la noblesse et les principaux habitants de la ville qu'il avait invités à un grand bal.
Le lendemain et les jours suivants, il y eut encore de nom-
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breuses réjouissances publiques ; jeux, concerts, repas, danses, invitaient, d'après un chroniqueur, même les plus mélancoliques à la joie.
Bref, la fête dura jusqu'au dimanche 16 Octobre, jour où les officiers du bailliage et du siège présidial de Semur firent chanter une messe solennelle puis un Te Deum et donnèrent le soir un magnifique repas, suivi d'un bal, auquel se rendirent les personnes les plus distinguées de la ville. Ce bal, pendant lequel furent servis toutes sortes de rafraîchissements de choix, dura jusqu'au matin et fut terminé par une collation des plus somptueuses.
« A l'occasion de toutes ces réjouissances, MM. les chevaliers de l'arquebuse, dit la chronique, se distinguèrent par leur bon goût autant que par leur générosité et leur magnifia cence. Ils se prodiguèrent dans toutes les cérémonies, donnèrent de très beaux bals et de nombreux repas, tous très abondamment servis.
» De leur côté, les maisons religieuses de l'un et de l'autre sexe se distinguèrent par les offices qu'elles célébrèrent en l'honneur du Dauphin, par les brillantes illuminations qu'elles firent et par la décoration de leurs édifices. »
Le 11 Octobre 1744, à l'occasion du rétablissement de la santé du Roi, il y eut à Semur de grandes réjouissances. « La fête fut annoncée dès la veille par le son des cloches et par plusieurs coups de canon tirés de la tour Louideau. Il en fut de même le matin du 11; ce jour-là, la milice bourgeoise, assemblée au nombre d'environ 150, tous gens d'élite, sous les ordres de M. Lemulier Duranneau, que la Chambre avait nommé capitaine, marcha à la tête du corps de ville, au bruit du canon, tambours, hautbois et violons, pour aller à la * messe qui fut célébrée à 10 heures du matin à l'église collégiale et paroissiale, après laquelle la dite milice marcha à la tête de la Chambre pour assister aux vespres, où le Te Deum fut chanté. Pendant cet office, il fut tiré plusieurs coups de canon, puis on se réunit à la rue Dessus, où avait été préparé un feu d'artifice placé sur un théâtre fort élevé, orné de lierre, de guirlandes sur toutes les faces. L'édifice portait en plusieurs endroits les armes de France ; de chaque côté se trouvaient deux fontaines découlant du vin; enfin, plus de 500 lampions en illuminaient la façade. M. le Maire mit le feu à l'artifice, qui fut fort bien exécuté, au bruit du canon, de la mousqueterie, des tambours, hautbois, violons et autres ins-
truments, ce dont le public parut satisfait. Après quoi, le Corps de ville, accompagné des officiers de la milice bourgeoise et de plusieurs honnêtes gens de la ville, se rendirent à 8 heures du soir en la maison de M. le Maire, où on avait fait servir un splendide souper et où l'on porta plusieurs fois la santé du Roi. De là, on se rendit au bal dans la maison de M""^ la Conseillère David, où toutes les dames de la ville se trouvèrent et dansèrent jusqu'à 4 heures du matin. On y servit une magnifique collation avec toutes sortes de rafraîchissements. Dépenses : 958 livres 17 sols, suivant mémoire, dont mandat fut délivré au syndic, à prendre sur le receveur des deniers patrimoniaux de la ville. »
Le dernier événement que nous ayons à signaler et qui se soit produit avant la proclamation de la première République, est la suppression des repas qui, de temps immémorial, se donnaient dans les églises pendant les fêtes de Pâques. On dressait alors, au milieu de la nef, une table couverte d'une nappe et garnie de pains et de brocs de vin, à laquelle tous ceux qui communiaient venaient se restaurer après la communion. La donation d'une vigne avait été faite à la Fabrique exclusivement pour subvenir aux frais nécessaires, et les vignerons tenaient si fort à cette fondation qu'il fallut un arrêté, en 1729, pour les contraindre de transporter la table avec les verres et les brocs sous le portail de l'église (1).
Semur était, avant 1789, la septième parmi les quarante villes qui députaient aux États et la sixième qui nommait l'élu du Tiers-État (2). Il était le siège du quatrième bailliage principal du Parlement, d'une Chancellerie aux contrats, ressortissante du Parlement; d'un des cinq Présidiaux du Duché, réuni au bailliage et à la Chancellerie; d'un gouvernement particulier de la lieutenance-générale d'Autunois, Auxois et Auxerrois; d'une lieutenance des maréchaux de France; d'un archiprêtré du diocèse d'Autun, d'où ressortissaient vingtdeux paroisses ; d'un grenier à sel du Parlement et de la direction de Dijon; d'un entrepôt des tabacs sous la même direction; d'une subdélégation de l'Intendance de Bourgogne; d'une recette particulière des États de la province; d'une communauté de la même recette, etc., etc.
1. A. Guibert. — Histoire des Villes de France (Semur-en-Auxois).
2. A l'époque de la Révolution, la commune vota le doublement du Tiers-État et l'élection par bailliage.
Quatre seigneuries existaient sur le territoire de Semur, savoir :
Saumaise, dont il ne reste plus qu'une maison d'habitation, avait toute justice; primitivement, il appartenait à l'abbé de Sainte-Marguerite, qui l'échangea, en 1216, avec le prieur de Notre-Dame. On fabriquait à Saumaise du papier grossier. Dans l'endroit appelé le cimetière on a trouvé quantité d'ossements.
VuLSAiN, hameau ayant eu quinze maisons, et qui n'est plus aujourd'hui qu'une simple ferme, appartenait également au chapitre.
Dardelon, autrefois hameau, était aux Génovéfins depuis leur établissement.
MoNTiLLE a eu pour seigneurs Eudes de Semur, chevalier, 1317; Jean de Montille, 1381; Pierre de Cussigny, 1397, par son épouse Jeanne de Montille; Jacques de Cussigny, 1453; Jean de Janley, Conseiller au Parlement, 1486 ; Antoine de la Grange, porta cette terre à Jacques de Sommyèvre, grand bailli d'Auxois, en 1626, et la vendit, en 1640, à Artus Viard, gentilhomme ordinaire du Roi; en 1716, elle passa aux mains de Lazare Bizouard, Conseiller au Parlement de Metz, puis à celles de J. Viard, qui a fait rebâtir le château. M. Perrot de Chazelles est aujourd'hui propriétaire de cette délicieuse habitation. Montille possède une chapelle castrale sous le vocable de Saint- Abdon, avec apport.
A la fm du règne de Louis XVI, lorsque ce roi, dont le peuple avait salué l'avènement avec tant d'enthousiasme, eut perdu sa popularité par ses hésitations, par l'appui secret qu'il donna aux émigrés, par sa tentative de fuite, enfin par ses négociations antipatriotiques avec l'étranger, lorsqu'en un mot éclata la Révolution de 1789, Semur n'en subit que faiblement le contre-coup. Et tandis que les États-Généraux, réunis à Versailles le 5 Mai 1789, suspendaient le roi de ses fonctions, que les députés du Tiers-État juraient de donner une Constitution à la France (Serment du Jeu de Paume), tandis que le peuple de Paris, affolé, s'emparait de la Bastille (14 Juillet) et que l'Assemblée nationale supprimait les privilèges féodaux, qu'elle proclamait la Déclaration des Droits de l'Homme, qu'elle votait la Constitution de 1791 et créait l'égalité de tous les citoyens devant la loi, alors enfin qu'au lendemain de la bataille de Valmy, la Convention proclamait la République (21 Septembre 1792), la capitale de l'Auxois organisait une garde
nationale. A cet effet, quelques notables de Semur se réunirent le 22 Juillet et députèrent à la municipalité quelquesuns de leurs membres: MM, Lestre, avocat; Maillard, avocat; Simon, médecin; Menassier, avocat; Boissot, négociant, et Gigot, commissaire à terrier, pour obtenir d'elle l'organisation d'une milice bourgeoise « pour la conservation des personnes et des propriétés, tant des habitants de cette ville que des campagnes circonvoisines ». Une assemblée de notables d'abord, puis une assemblée générale, demandée par les habitants, eut lieu le 27 Juillet et décida l'organisation de la garde nationale. Cette milice, qui avait pour colonel et lieutenantcolonel MM. de Montbeillard et Debrain, comprenait deux bataillons qui fournirent leur contingent dans les bataillons de volontaires de la Côte-d'Or. Ceux-ci s'illustrèrent en combattant contre les rebelles de la Vendée et prêtèrent main-forte aux gardes nationales voisines, lors de l'arrestation, à Arnayle-Duc, de Mesdames, tantes du Roi.
Un journal fayettiste, le Co/î/re-Pozso/?, prit à partie, dans son numéro du 28 Mars 1791, le colonel Gueneau de Montbeillard, qui avait commandé le détachement d'Arnay-le-Duc. Le rédacteur de ce journal traita le commandant de lâche et de renégat; mais celui-ci, pour sa défense, exhiba à la municipalité un certificat des plus élogieux que lui avait décerné la municipalité d'Arnay-le-Duc et dans lequel il est dit que : (( Bien que le colonel Montbeillard se soit dispensé d'obtenir, avant son départ, la permission de la municipalité, suivant que l'exige le règlement..., il n'en méritait pas moins, pour son zèle et son activité, la reconnaissance de la municipalité d'Arnay..., et que ce certificat serait transcrit sur les registres de la commune. »
La garde nationale de Semur eut d'abord un drapeau blanc avec cravate aux trois couleurs, mais qui devint bientôt après complètement tricolore. Elle prit part à toutes les fêtes nationales, ainsi qu'à celle de la Fédération du 14 Juillet 1792, où son chef, Jean-Baptiste Maillard, prononça, devant l'autel de la Patrie, une allocution où il faisait ressortir tous les bienfaits de la liberté.
Comme l'esprit ne perd jamais ses droits en France, dit avec raison le capitaine Massicot (1), le voj^age de deux des
t. A. Massicot. — Le Temps jadis à Semur.
trois filles de Louis XV, surnommées : Coche, Loque et Graille (1) par leur père, fit éclore la pièce ci-dessous :
« Deux princesses sédentaires par état, par âge et par goût se trouvent tout à coup possédées de la manie de voyager et de courir le monde... C'est singulier, mais c'est possible. Elles vont, dit-on, baiser la mule du Pape... C'est drôle, mais c'est édifiant.
» Trente-deux sections et tous les bons citoyens se mettent entre elles et Rome... C'est tout simple.
» Mesdames, et surtout Madame Adélaïde, veulent user des droits de fliomme... C'est naturel.
» Elles ne partent pas, disent-elles, avec des intentions opposées à la Révolution... C'est possible, mais c'est difficile.
» Ces belles voyageuses traînent à leur suite quatre-vingt personnes... C'est beau; mais elles emportent douze millions... C'est fort laid.
» Elles ont besoin de changer d'air... C'est l'usage; mais ce déplacement inquiète leurs créanciers... C'est aussi l'usage.
» Mesdames soutiennent qu'elles sont libres d'aller où bon leur semble... C'est juste. »
L'année 1790 fut, pour Semur, l'époque d'événements mémorables. Les maisons religieuses y furent supprimées et la ville, créée chef-lieu de district, eut un tribunal et une justice de paix. Le 14 Juillet, jour anniversaire de la prise de la Bastille, se célébra la fête de la Fédération ; le 16, on décida qu'on initierait les enfants à la connaissance des droits nationaux et qu'on ferait apprendre la loi constitutionnelle aux élèves des collèges et des écoles ; enfin, le 28 Juillet, on fit le recensement des biens du clergé, par les soins d'une commission composée des membres de la municipalité. C'est encore cette même année qu'on commença la vente des biens natiotaux, qu'on imposa les dons patriotiques et que l'artillerie de Semur, supprimée sous Louis XV et Louis XVI, fut reconstituée. L'histoire nous apprend, à ce propos, que les canons qui servirent lors des fêtes républicaines avaient été donnés à la ville par le vicomte de Rivière et que, le 30 Avril 1790, le procureur de la commune informa le Conseil municipal qu'il était autorisé, par une lettre du sieur Drouhin, notaire à