Registres de l'Hôtel de Ville
2. Actum sine muro Castro, anno primo Theodorici régis, die Kal. Feb. 15, firmante vulgari populo una cum deffensore Gerefride nobilissimo viro.
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s'ensuivait que cette charge était tout à la fois honorifique, kicrative et vénale, et ne cessa de l'être qu'à l'époque de la Révolution de 1789.
L'auditoire de la mairie qui, depuis fort longtemps, se tenait dans le bâtiment situé entre les deux portes Sauvigny, fut transféré d'abord à la Chaume aux Museaux et plus tard, de 1561 à 1791 au Donjon, sur l'emplacement où a été construit l'école des filles. Quant à l'Hôtel de Ville actuel, établi dans l'ancienne demeure du prieur de Notre-Dame, il se trouve également dans l'enceinte du Donjon et a été acheté, comme bien national, le 14 Mai 1791. C'est une maison fort modeste, dont les deux plus belles salles ont été réservées, l'une aux mariages et aux réunions du Conseil municipal ; l'autre aux audiences delà Justice de Paix du canton de Semur (1).
Voici les noms des douze citoyens qui furent élus conseillers en 1789, à la majorité des suffrages : le baron de Milly; Menassier, marchand; le vicomte de Damas; Le Reuil et Champenois, propriétaires; Varenne, conseiller; de Villars; Rémond, médecin; Meslier, Champagne et Tiersot, avocats; Naulot, menuisier.
Quant aux maires, il nous a paru intéressant de citer les noms de tous ceux qui se sont succédé à Semur depuis 1330 jusqu'à nos jours. On en trouvera la liste, ainsi que celle des sous-préfets nommés depuis 1814, à la fin du présent ouvrage.
De tous les maires de Semur, le plus regretté fut, si l'on en croit le procès-verbal du 6 Octobre 1705, M. Michel Potot, élu maire perpétuel en 1693 et mort le 6 Octobre 1705.
(( Ce fut, dit le registre des délibérations (2), un coup terrible à toute la Chambre, et qui fut suivi par des pleurs et des gémissements de tous les honnêtes gens et par les hauts cris de tout le peuple, tant dans les rues que dans les places publiques, lequel, comme brebis égarée, venait se réfugier au lieu où il était accoutumé de recevoir toutes les consolations qui dépendaient de son ministère, tantôt en leur y rendant la justice dans toute sa pureté, tantôt en leur faisant distribuer de quoi se soulager dans leurs nécessités, même de son propre. Il est très notoire que, pendant qu'il a fait les fonctions de maire perpétuel, il a sauvé la perte de plusieurs familles de
1. La Justice de Paix a été transférée plus tard dans l'une des salles de l'ancien tribunal, à l'angle de la rue Saint-Jean.