J. Ledeuil, Notice sur Semur-en-Auœois
3. Ce procès, intenté en 1728 par le prieur Maurel, avait pour objet certains droits de justice et de paroisse.
4. Cette bulle, qui a disparu depuis 1726, a été publiée par M. Gremaud, professeur au collège de Fribourg, dans sa notice sur les Origines de l'Abbaye de Saint-Maurice d'Agaune.
5 Quia postulavit a nobis Karolus Excellentissimus Rex Francorum, in Episco-
patu Aduensi castellum de Sinemuro sicut clauditur Armenson flumine, cum supposita Ecclesia in honorem sancti Mauritii dedicatâ, cum decimâ et Parochiis, cum villis his nominibus : Keviniaco et Censiaco. — Mémoires du prieur.
A partir de cette époque, Semur se peupla assez rapidement, puisque, déjà en 606, on y trouve un fonctionnaire cliargé d'apposer les sceaux du roi aux actes publics, un tabellion ponr les écrire, un magistrat qui portait le nom de défenseur (1), des nobles et des gens du peuple. « Au pied des murailles, près de l'Armançon, se groupent insensiblement les maisons de ceux qui n'ont pu trouver place au château ; c'est le faubourg des Vaux qui commence. Non point, comme dit Bocquin, parce que l'eau de l'Armançon favorisait l'industrie, c'est bien de cela qu'il s'agissait alors, mais parce que ces hommes trouvaient aide et protection dans le château et que l'eau est indispensable aux besoins, à l'existence de notre espèce. Tel est Semur, entouré de bois, contenant dansson enceinte de nombreux puits forés à 25 mètres de profondeur, ayant un gouverneur, une garnison, une église, un cimetière et des moines; dé l'église Notre-Dame et du Donjon, il n'en est pas question. C'est le mons Semurus, le castnim sinemiiriense ou Sinemiiro. » (2).
La preuve de l'importance acquise par Semur au commencement du vii^ siècle se trouve à la fin du titre de fondation de l'abbaye de Flavigny, lequel est ainsi libellé : (( Fait à Semur, le 15 des Calendes de Février, par la main de Haldofredus, avoué (3), à la prière du vénérable abbé Wildrade, scellé du sceau royal par Almasindon, l'an de J.-C. 606 et la première année du règne de Théodoric, en présence des notabilités, et ratifié par le peuple, assisté de son défenseur Géréfride (4) ».
\. Dans la période gallo-romaine, le « defensor » se retrouve dans toutes les administrations municipales. D'abord fonctions très humbles, elles deviennent plus considérables ; enfin, peu à peu, le « defensor civitas » devient le premier et le plus important des magistrats municipaux. Ainsi, ces fonctionnaires tendirent à déposséder peu à peu les magistrats de leurs attributions. — Dalloz.
L'intervention du «défenseur» dans les actes civils et la formalité del'ft insinuation» sont, en France, les derniers vestiges de la municipalité romaine. On pourrait ainsi induire que Semur était devenu, à cette époque, le chef-lieu du pays d'Auxois (Pagus Alesiensis), dont l'antique Alise avait été la capitale. — Aristide Guibert.