Registre des délibérations
Ceux-ci changèrent leurs régents et, sur leur demande, furent autorisés à transférer le collège dans leur couvent qu'ils avaient sans doute aménagé dans ce but.
En 1654, les magistrats allèrent visiter les classes et constatèrent que le collège était en pleine prospérité. Ils furent même si satisfaits des maîtres et des élèves qu'en 1657 ils augmentèrent de deux cents livres l'allocation faite aux RR. PP. Carmes, afin de les mettre à même de fournir un quatrième régent.
En 1660, les fonctions du quatrième régent ayant été reconnues (absolument inutiles), on remplaça le dit régent par un professeur de philosophie chargé d'enseigner (la logique morale, physique et métaphysique, ainsy qu'ont accoustumé de faire les professeurs des Universités célèbres du royaume). Le nouveau professeur reçut trois cents livres par an, ce qui portait à onze cents lisTes la subvention accordée au collège.
Quelque temps après, le principal étant venu à quitter, les choses ne tardèrent pas à aller de mal en pis, à tel point même que les magistrats écrivirent au sieur Lemulier, avocat à Paris, pour le prier d'obtenir du recteur de l'Université qu'il leur envoyât des régents. Mais ces démarches n'aboutirent pas, et les Carmes craignant de voir leur collège leur échapper et passer entre les mains des Pères de Sainte-Geneviève qui offraient leurs services, prirent enfin leur tâche plus à cœur.
Quatre ans plus tard, en 1666, les fermiers des octrois ayant fait opérer une saisie chez les RR. PP. Carmes, sous prétexte que ceux-ci ne leur avaient pas payé leur dù, les religieux fermèrent le collège, déclarant cette saisie illégale. Informations prises, la Chambre de ville, considérant que les Carmes n'auraient quand même pas dû interrompre les études, somma le principal de rouvrir les classes, (à peine d'y être contraint), mais leva la saisie faite entre les mains du receveur, lui enjoignant de ne tenir, à l'avenir, aucun compte des saisies semblables opérées sur une allocation qui devait être considérée comme privilégiée. D'autre part, ils invitèrent les fermiers des octrois à poursuivre sur les biens appartenant aux Carmes le paiement des sommes qui pouvaient leur être dues (1).
Depuis 1662, les magistrats n'avaient pas cessé de combler