‹ Histoire générale de Semur-en-AuxoisChapitre 54 sur 93 · Registre des délibérations · texte numérisé non relu

Registre des délibérations

3. Registre des délibérations. — La cymaise de Semur contenait six bouteilles. C'est dans cette mesure que le maire offrait le vin d'honneur ou vin de ville aux personnages de distinction.

menceroient pour la première classe, qui était celle des rhétoriciens et des humanistes, au jour de Sainte-Croix (14 Septembre), et qu'à l'égard des deux autres classes, elles commenceroient au jour de Saint-Martin (11 Novembre).» Bien entendu, il fut enjoint aux RR. PP. de n'avancer ni reculer ces époques, sous quelque prétexte que ce fût, de prendre le jeudi pour congé hebdomadaire et de ne faire passer les élèves d'une classe dans une autre qu'après qu'ils auraient subi un examen en présence des magistrats (1).

Peu satisfaits des dispositions prises à leur égard par la municipalité, les Carmes cherchèrent à leur tour à prendre les magistrats en défaut. L'occasion s'en présenta enfin en l'année 1712, où ils se plaignirent à la Chambre de ville de n'avoir pas encore reçu l'allocation des deux derniers exercices et demandèrent à être autorisés à s'adresser directement au collecteur des tailles, au lieu d'attendre la délivrance des mandats du syndic. Déboutés de leur plainte, les rapports entre la Chambre de ville et le couvent seraient restés très tendus si une circonstance heureuse n'était survenue pour remettre d'accord les parties. Le fait était, en apparence, assez futile; il s'agissait d'une représentation donnée par les élèves le 2 Mars 1713 et à laquelle tous les magistrats furent invités. On joua une pastorale sur les Vœux de la Paix, et les échevins, comme toujours fort satisfaits de la façon dont <( les escoliers » s'acquittèrent de leur rôle, et en reconnaissance des soins qu'avait apportés le R. P. principal, firent don à celui-ci de plusieurs cymaises de vin. Même faveur lui fut accordée deux mois après, lors d'une autre représentation donnée par les élèves du collège, à l'occasion de la signature de la paix d'Utrecht (11 Avril 1713) (2).

Cette même année, un événement important surgit, qui devait tôt ou tard porter atteinte au monopole de renseignement dont jouissaient les Carmes. Trois habitants de Semur : Bénigne Henry, écuyer ; Claude Henry, aussi écuyer, bachelier en Sorbonne, curé de Torcy, et dame Antoinette Henry, leur sœur, instituèrent par leur testament « Jean Henry, écuyer, lieutenant général au bailliage et siège présidial de Semur, leur neveu », comme légataire universel, à la condition que, s'il mourait sans enfants et sans avoir disposé de

Page 1