‹ Histoire générale de Semur-en-AuxoisChapitre 64 sur 93 · Archives de la Mairie · texte numérisé non relu

Archives de la Mairie

2. Registre des délibérations n° 8 de 1637; 11 de 1655; 13 de 1663; B de 1666; 26 du 26 décembre 178y.

faction. C'est à cette époque, du reste, que l'unité de direction des postes fut établie. Antérieurement, et sans remonter à Louis XIII, dont les courriers royaux se chargeaient des correspondances particulières, le service des postes était affermé à un sieur Patin (1672) dont les agents transportaient les lettres d'un point à un autre de la France soit par voie de terre, soit par service fluvial. Il fallait alors trois jours pour correspondre entre Paris et Rouen, et il n'y avait encore, sous Louis XIV, que six boîtes aux lettres dans la capitale.

Une station télégraphique à bras, dont le directeur était M. Kelch, fut créée en 1826, à l'entrée du Cours, dans la dernière maison de la rue Dessus. Cette station a fonctionné jusqu'en 1835, époque où le service fut transféré à Dijon, chef-lieu de l'arrondissement. Il n'y eut plus à Semur qu'un poste pour la ligne de Paris à Toulon, poste qui fut supprimé en 1862.

L'année suivante, un bureau de télégraphie électrique fut installé à Semur dans les bâtiments de l'Hôtel de Ville, puis réuni, en 1878, au bureau de poste actuellement place de l'Ancienne-Comédie, sur l'emplacement de la tour Durupt, démolie en 1847.

Le Champ de Foire a été établi en 1860 par les soins de M. A. Bruzard, maire, sur l'ancien enclos des Ursulines. Jusqu'en 1775, les foires étaient tenues au Cours; mais à partir de cette date, on les tint d'abord rue des Bordes, puis plus tard dans le haut de la rue des Carmes et sur le Cours. On voit, par les actes de Hugues III, duc de Bourgogne, qu'il y avait déjà des foires à Semur en 1181; jusqu'en 1668, elles se tenaient les dimanches et étaient amodiées tous les ans au profit de la ville les jours de Saint-Vincent, de Saint-Clément, de Saint-Eloy, de Quasimodo et de Saint-Jean. Elles ont lieu actuellement les 22 Janvier, 21 Février, 26 Mars, 16 Avril, 30 et 31 Mai, 25 Juin, 16 Juillet, 12 Août, 9 Septembre, 20 Octobre, 20 Novembre et 18 Décembre de chaque année. Lorsque l'une de ces dates tombe un dimanche, la foire est remise au lendemain.

Au delà de la ville proprement dite, se trouvent la Partie BASSE et les Chaumes, qui sont aujourd'hui les véritables faubourgs de Semur.

> La Partie basse comprend : le quai Baudon — quai Saint- François en 1791, quai Murât (an II); le quai de l'Abreuvoir — rue des Sans-Culottes (an II) ; la rue des Vaux — faubourg

Saint-François en 1791; la rue des Tanneries — quai d'Armançon (an II); la rue du Pavé — rue Saint-Jacques jusqu'en 1793; la rue Chaude — rue de l'Abreuvoir en 1791, rue Chaude (an II); la rue Pertuisot — faubourg Saint-Honoré en 1791; la rue aux Aulnes — rue Saumaise avant la Révolution ; la rue Chapelière — rue Baudon en 1791 ; la rue aux Noix — rue Savari en 1791.

Les Chaumes et les Parties basses sont reliées à la ville par le pont des Minimes ou Pont-Dieu, le pont Pinard, le pont de la Poissonnerie et le pont Neuf ou pont Joly. Le pont des Minimes, encore appelé de l'Hôpital, situé au faubourg des Vaux, était l'entrée principale de Semur avant la construction du pont Neuf dû, nous l'avons dit déjà, à M. Joly de Saint- Florent, conseiller au Parlement de Bourgogne.

La route était alors très mauvaise et très dangereuse, et la lettre suivante, de M. de Montbeillard, recueillie par M. Monnot, ancien principal (1), permet de se rendre compte de l'effroi qu'éprouvaient les voyageurs en descendant ce chemin impraticable :

« A Monsieur de Montigny, trésorier général des États, dans son château, à Bierre-les-Semur.

» Vous le voyez, Monsieur, comme la réflexion gâte tout ; elle m'a joué bien d'autres tours, mais je les lui pardonnerai si elle vous persuade de tenir les promesses que vous voulez bien me faire aujourd'hui.

» J'ai aussi,, Monsieur, un placet à vous présenter pour que Vous vouliez bien accélérer la construction de notre pont : vous y pouvez beaucoup et nous y avons un très grand intérêt, puisque le chemin actuel a fait peur à Madame de Bourbonne (2).

» Je me mets à ses pieds et à ceux de Madame la marquise de Floriant, et suis avec un attachement inviolable et respectueux. Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur. » Semur, 22.

» G. DE Montbeillard. »

Le couvent des Minimes, ainsi que la chapelle Saint- Jacques, dont nous avons eu précédemment occasion de parler, se trouvaient à l'entrée du pont des Minimes. Quant

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