Carre. — Notice sur les Courses de Semur. — Semur
vous ces renseignements, cite les courses de Semur et loue l'habileté des habitants de Charny, Sauvigny, Pisy et La Roche-en-Brenil. »
« L'année 1566, rapporte M. de Thyard (1), est l'époque de l'institution ou du renouvellement des courses. Ceux qui veulent qu'elles se soient perpétuées depuis Hercule jusqu'à notre temps, ne sont pas d'accord avec les registres de l'Hôtel de Ville, où l'on trouve qu'elles furent instituées en l'année 1566.
Bien que ce soit, en effet, en cette année-là que les courses de Semur aient été rétablies, il n'en est pas moins vrai cependant que leur institution est antérieure à 1555, puisque Macer en fait déjà mention dans son ouvrage, imprimé à cette même époque.
Ne pouvant connaître exactement leur origine, qu'il nous suffise de savoir que, le 21 Août 1566, Miles Bourgeois, maire de Semur, rendit compte aux échevins des frais occasionnés par la course, et que ledit compte porte la dépense suivante :
«... Pour les chausses courues le lendemain de Pentecoste pour attirer le peuple à l'advenir à amener bestial et denrées en marchiet et méliorer la ville, 3 livres 13 sols (2) (3). »
Dans une délibération de la Chambre de ville, en date du 4 Juin 1568, il est dit encore :
«... Pour l'aport et assemblée du lendemain de Pentecoste, seront plantées (exposées) des chausses, une paire de gants et sinture pour courir ainsain qu'il a esté faict ces deux années passées. Les chausses seront fournyes par les boiiaitiers aux frais des confréries (4) ».
Il faut dire qu'à cette époque il y avait à Semur trois Confréries de Bœufs, l'une pour le faubourg des Vaux, l'autre pour celui des Bordes et la troisième pour le Bourg- Voisin, et qu'à la tête de chacune d'elles était un chef appelé houaitier. Chaque année, le jour même des courses, ces confréries avaient coutume de venir en grande pompe devant le portail de Notre-Dame faire l'offrande de trois bœufs, qu'ils
1. De Thyard. — Mémoire historique sur la ville de Semur-en-Auxois.