PREMIÈRE PÉRIODE
Depuis Adam jusqirà Cyriis.
A compter d« Tan i «In monde jasqii*i Fan 34^5, ou depob Vàn S^SJ jnsqu*à Tan 558 ayant Jrsaa Qimt.
^t^rtu général.
Pn*cis des événemens politiques»^
Nous n'avons aucune confiaissance d'états , dans la propre signification de ce terme , existants avant l'époque à laquelle Moïse place la construction de la tour de Babylone. Car ce législateur n'indique qu'obscurément l'existence de réunions sociales avant le déluge , et il parait qu'après cette époque les descendans de Noé ne vécurent jusqu'à leur dispersion que sous im gouvernement patriarchal. Les renseignemens des écrivains profanes les plus clairs et les plus dignes de foi ne remontent pas non plus au delà , et les premiers états qu'on aperçoit à traveiSs lés faibles lueurs de l'antiquité sont ceux qui se formèrent aux bords de l'Euphrate , du Tigre et du Nil. Parmi ceux-ci il est probable que l'Egypte fut le premier état qui fleurit et prospéra ; cependant le peuple égyptien , malgré quelques orages tant
intérieurs qu'extérieurs et Tavidité de conquêtes de quelques-uns de ses souverains , s'est plus particulièrement tenu resserré dans ses limites et ce ne fut que sous la dernière dynastie des Saïtes qu'il eut plus de relations de guerre ou de commerce avec les peuples étrangers. Mais alors l'Egypte était déjà déchue de son ancienne grandeur et finit , sous Nechao et Psammenitus (ce dernier dans la période suivante) , par succomber dans une lutte inégale contre les monarchies naissantes deTAsie moyenne.
Là s'était déjà manifesté plus anciennement l'esprit belliqueux. Les traditions sur Nemrod le chasseur, et sur les conquérans du monde Ninus et Semiramis etc. indiquent , (et le cours de l'histoire le constate,) que la viol^ice et la terreur contraignirent les hommes à se réunir en société policée^ et que des hordes peu nombreuses sont devenues puissantes et formidables par la guerre et les usurpations successives Il est vrai que les coi>tradictions qui se ren* contrent dans les sources chronologiques et historiques , ne permettent pas de déterminer d'une manière fixe le sort et les vicissitudes que subit la puissance de l'Assyrie, de la Babylonie et de la Médie; mais il a quelque apparence que la domination des Assyriens s'étendit d'abord fort loin . — jusqu'à la Bactrie , peut-être même jusqu'à l'Inde. Une révolution sous Sardanapale peut
avoir amené la fondation successive de ces trois royaumes séparés , parmi lesquels le plus puissant fut d'abord celui de la nouvelle Assyrie, qui cependant tomba sous les efïbrts unis de la Médie naissante et de Babylone dont la puissance avait repris ses forces sous le gouvernement de princes Chaldéens. Après quoi , par une nouvelle révolution , ces pays réunis se transformèrent en un grand empire , celui des Médo- Perses.
Les Perses , maîtres alors de la Nouvelle- Assyrie et de la Nouvelle -Babylone, étendirent aus^eur domination sur la Syrie, la Phénicie, la Palestine et au del^ des frontières de P Arabie. La chute des principautés delà Syrie de même que des royaumes de Juda et d'Israël, auxquels se trouvaient réduits les états du peuple hébreu après n*avoir fleuri qu'un court espace de temps , peut être attribuée à la démoralisation des peuples et à leurs hostilités réciproques et continuelles , causes dé leur affaibliAsement ; la Phé n i ci e, qui néanmoins se releva plus tard, avait succombé , parce que le bon droit et une gloire justement acquise , l'amour de la paix et ime utile industrie ne prévalent pas contre les armes d'un conquérant redoutable. Tel fut aussi le sort que subirent les nations moins puissantes de la grande et belle presqu'île de l'Asie-mineure , et parmi elles les florissantes villes coloniales grecques qui devinrent toutes la proie de la rapacité guerrière du
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peuple Lydien, lequel à son tour succomba avec elles sous la supériorité de l'empire des Perses. Jia mer arrêta les conquêtes de cet empire qui vraisemblablement eût aussi dévot'é la Grèce , livrée à des dissensions intestines ; car les faibles hordes grecques ne faisaient que de sortir de Tétat de bai*harie et n'avaient encore donné d'autre preuve de force nationale que la ruine de Troie; mais elles avaient déjà montré de la valeur et de l'audace ; l'amour de la liberté et de la patrie les enflammait déjà ; des ^Mpciations partielles et passagères leur avaient donné le pressentiment de ce que tout le peuple grec réuni pourrait devenir im jour , et Sparte, ainsi qu'Athènes, avaient déjà jeté les fondemens de leur grandeur future.
Le rôle politique que jouèrent , dans cet espace de temps , les peuples de l'occident , tels que ceux de l'Italie , de la Sicile et de l'Afrique, est moins important. A peine est -il question de Rome, et Carthage, quoique alors déjà puissante , est soustrai te à nos regards par les ténèbres dont son histoire est enveloppée.
Des ténèbres encore plus épaisses couvrent le commencement de l'histoire des Celtes, des Scythes, desÉthyopienset des Indiens, peuples répandus au loin et dont la dénomination générique et très vague s'applique , faute de notions géogi'aphîques îjssez précises , aux peuples qui habitaient les quatre
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extrémités du monde ; et la C h i n e , quoique son existence remonte évidemment à la plus haute antiquité , semble être nulle pour le ^sterne de l'histoire an« cienne du monde.
Ce n'est pas dans l'âge de l'enfance du genre humain et des états , que nous devons chercher la science perfectionnée des gouvernemens , les combinaisons d'une politique sage et prévoyante , et l'action midtipliée des relations nationales.
Chaque peuple suivait à peu près sa marche particidière, sans s'embarrasser de ceux avec qui il n'avait point de rapports particuliers et intimes. C'est pourquoi il y eut alors quelques actes ou quelques traités particuliers d'une politique bien combinée , même très subtile 9 mais il n'existait pas encore de système de politique;. et quoique le commerce multiplie les points de contact , peu de nations faisaient le commerce en grand ; pour la plupart les grands intérêts de l'état n'étaient que leurs passions , et toute leiu* politique ne consistait que dans leur force.
Civilisation.
Nous apercevons déjà dans cette période les principaux degrés de la civilisation , quoique la grande majorité de la surface du globe soit encore habitée par des peuples chasseurs et nomades , et par conséquent sauvages ou à demi barbares. On conçoit
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bien , (jue l'influence du climat et d'autres causes pro* duisent une différence sensible dans Tétat de civiti* sation des peuples septentrionaux ou méridionaux, des peuples dont les relations commerciales sont plus ou moins étendues. Nous voyons aussi proférer, sous le rapport du perfectionnement des moeurs^ plusieurs villes dans les colonies de l'A s i e-m i n e u r e , de la Grèce , de la Phénicie , de Carthage et même dans le pays des Scythes, des Celtes et des Libyens. Les premiers états où s'introduisit la civilisation , mais aussi en même temps le luxe et la mollesse, furent l'Inde, l'Egypte et les pays voisins de l'Ëuphrate. Sur les côtes de Syrie ce fut principalement en Phénicie et dans ime grande partie de l'Asie-mineure, que les moeurs se civilisèrent de bonne heure par le commerce; mais c'est de ces contrées que fut transplanté , quoique plus tard , sur le sol de la Grèce et de l'Italie le germe d'une plus haute perfection.
L'histoire particulière de certains pays rapportera en détail les causes immédiates de l'origine et des progrès de leur culture morale. Voici quelques réflexions sur les bases primitives et les plus générales de cette civilisation.
C'est par des causes extrinsèques , surtout par les besoins de la vie , que se développe la force de l'eàprit hiunain. I^ liaison des circonstances , les rapports entre la vie animale et la vie sociale , agissent con*
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•Mmnefit sur lui , te gukient , le forment , le font avancer ou rélrcigrader. Ce qu'un homme seul a inventé , devient aisément la propriété commune de beaucoup d'autres y et la génération suivante élève l'édifice dont la génération précédente a jeté les fondemensw C'est ainsi que la tradition s'<^richit et se répand parmi les peuple de la terre , semblabte à un torrent qui se déborde en plusieurs bras. U y a bien des canaux qu'il n'a pas encore atteint > d'autres qu'il n'arrose que faiblement ; souvent il rencontre dans son cours des obstacles* qui le détournent du terrain qu'il fertilisait auparavant , ou bien l'aridité du sol le fait tarir. Quelque na-* turel que soit cet exposé général et quelque satisfaisante que paraisse aux savans l'explication que, d'après ces renseignemens , ils donnent sur l'origine f les progrès , le caractère de la civilisation et sur la culture de l'esprit humain chez quelques nations , il y a néanmoins en outre deux autres causes efBi« cientes sans lesquelles notre esprit serait peut -être encore dans l'âge de l'enfisince : lehasard et l'étincelle divine du génie. Beaucoup d'inventions (telles que celle de la £sd)rication du verre) auxquelles se li^it des séries entières d'autres inventions et le perfectionnement des branches les plus importantes du savoir - humain (telles que l'optique, l'astronom^b etc.), n'ont pas été le résultat du concours général des circonstances locales , temporaires et
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sociales y .mais d'une . .cause acci<}eoteUe détacbév (c'est-à-dire : pour notre vue) ; et renchaioeinent favorable des circonstances n'aurait produit qu'ime civilisation tardive et imparfaite , sans l'interventioa de quelques hommçs d'un génie supérieur , lesqueb f comme chargés immédiatement par le ciel de la mission d'éclairer les hommes , et doués de facultés extraordinaires , ont coopéré à l'instruction et au perfectionnement de leur espèce. Il est vrai que maint récit sur le compte de ces apôtres des nations tient de la fable ou du moins de l'exagération du fanatisme; mais quand même il n'aurait jamais existé un Oannès chez les Babyloniens, un Hermès chez les Égyptiens , unThoth ouTheyth en Phéqicie, un Sommona-Kodom dans l'Âsie-orieutale, du moins est-il certain que déjà dans les temps an-* térieurs aux notions historiques , parurent des génies extraordinaires qui , de même qu'Orphée chez les Grecs et plus tard Mango-Kapac au Pérou, déployèrent une force supérieure innée, initièrent les peuples sauvages à la connaissance du bien et du mal , et leur frayèrent le chemin de la vérité ; et depuis eux se sont montrés successivement dans la même carrière quelques génies sublimes qui ont servi de flambeau à leurs, semblables.
Les inventions , les sciences et les arts n'appartiennent à rhumanité qu'autant qu'ils pas^t de l'individu au général soit comme résultats , soit comme
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propriété , et qu'ils font partie dé la tradition. II y a deux moyens principaux d'atteindre ce but : la parole et l'écriture; le premier peut être appelé le chef-d'œuvre immédiat de la création divine ; le second moyen est une invention de l'esprit humain/ dont elle fait la gloire.
La parole et récriture,
La parole est aussi ancienne que la société, ou pour mieux dire aussi ancienne que le genre hu main , puisque l'homme , à quelques tristes exceptions près, vit de tout temps et partout en société* C'est à la parole que nous devons tous les heureux effets de la vie sociale , de l'humanité , de la morale , et c'est avec autant de vérité que d'esprit que Herder dit : Ce n'est pas la lyre d'Amphion qui a construit des villes , ce n'est pas une baguette magique qui a transformé les déserts en jardins ; c'est la parole , source de la vie sociale , qui a opéré ces prodiges.
Mais comment cette parole , ce merveilleux et inappréciable don du ciel , eai^elle née ? est-elle innée dans l'homme , ou est-elle son ouvrage ? Plusieurs ont prétendu que l'homme l'apporte en naissant , ce qui est contradictoire à toute l'analogie de la nature. Nul doute que la faculté de parler ne soit innée k l'homme , mais elle doit , comme toutes les autres
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ibcoltés et dispositions naturdles, être développée et cultivée. Plusieurs écrivains distingués ont fait voir la longue série de degrés qu'il a Êdlu parcourir pour former une langue et en fixer les règles* Nous nous abstenons de cette recherche qui nous écarterait de notre but. •
Mais quelle fut la première langue ? cette question nous parait insoluble. Il suffit de savoir que la première ne resta pas la seule , mais que plusieurs langues diverses se formèrent , et comme dit Moïse psu* la confusion des langues , opérée par un prodige lors de la construction de la tour de Babylone ; cette diversité de langues s'explique d'une manière plus conforme à la raison , par le résultat naturel et iné* vitable de la dispersion (arrivée dans ces temps^là ou n importe quand) des hommes dans toutes les régions du monde. Car dès lors la conformation des organes de la parole chez les différents peuples subit des modifications par les effets de l'influence du climat , des alimens , du genre de vie etc. , les idées et les sensations furent déterminées en mille manières diverses par les circonstances et les rapports , et par conséqueiA la parole , ou l'expression de ces idées et de ces sensations eut autant de pro*^ priétés particulières ou de caractères distincts.
Les langues étant donc le résidtat de la manière de penser et de sentir des peuples , produite par le climat , les occupations habituelles , l'organisation ,
la reKgion , les coutumes et les causes accidentelles ^ ofireat aur recherches des savaos une source de notions assez certaines sur cette manière de penser tt de sentir, roture normale d'après laquelle on peut fixer et comparer le degré de lumières et de culture des nations , ainsi que leur caractère.
Les langues sont non seulement une source de notions, mais encore une cause coopérante de la civilisation et du caractère des peuples. Elles réagissent sur l'esprit dont elles émanent. Enfantées et déterminées par les idées et les sensations du peuple, elles deviennent le moyen et la cause de son ex* tension et leur influence est progressive ou ré* trograde.
Mais chaque langue n'est immédiatement inteiii-* gibie qu'à une petite portion d'hommes; les sons se perdent dans les pays et les temps éloignés , et ce qui s'en conserve par la tradition devient içéconnais^ sable. L'écriture a porté remède à cet inconvénient et donné une base solide à l'édifice jusqu'alors chance^ lant de la culture de l'homme. „Le mortel — dit Uerder — qui imagina ce moyen de fixer la pensée fugitive non seulement par des mots , mais encore par des caractères tracés , s'est montré aux hommes comme un dieu bienfaisant."
Beaucoup d'inventions importantes sont dues au hasard ou à une idée heureuse. L'écriture a étéie perfectionnement tardif d'une Idée lentement et pro*
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gressivement suivie , dont nous pouvons faire connaitire l'histoire avec assez de précision. L'hoaune , qui aime tant à s'ériger des monumens à lui-même et aux auti*es , pour qui la conservation de maint souvenir est une jouissance et un besoin , n'a pu sans dout^ trouver de moyen plus simple et plus facile de gra? ver d'une manière durable et fidèle ces souvenii-s dans sa mémoire , que de dessiner ou de peindre la personne , la chose ou le fait qu'il voulait garder dans sa pensée. Nous ne saurions douter, que même dans l'antiquité la plus reculée de pareils moyens n'aient été mis en usage et que , par exemple , les Égyptiens et les Chinois ne se soient servis de caractères peints, long-temps avant l'invention de l'écriture en hiéroglyphes et en mots. L'extension de l'usage des caractères peints a, en raison des progrès de la civilisation nationale , amené par degrés et d'une manière toute naturelle le perfectionnement de cette méthode et sa métamorphose en ce que nous appelons proprement l'écriture.
La peinture des caractères était fatiguante et ennuyeuse , et ne pouvait servir qu'à la représentation d'objets qui tombent sous les sens. On abrégea donc la méthode en ne traçant qu'une partie de la chose ou une circonstance du fait , ot l'on se servit d'images analogues pour les objets que l'œil ne peut .saisir.
C'est dans la représentation d'un objet par un
autre, qui par un rapport quelconque est propre à rappeler l'idée du premier , que consiste l'essence dés hiéroglyphes V dont l'usage chez aucun peuple n'a été si perfectionné , si niultiplié , ni si constant que chez les Égyptiens. Les hiéroglyphes tiennent le railieu entre la peinture et l'écriture et participent de l'une et de l'autre.
On conçoit, que plus l'usage des hiéroglyphes se multiplia et servit à représenter des analogies éloignées, plus leur signification devint difficile à ss^isir , et pour les comprendre il fallut bientôt le secours de la mémoire plutôt que celui de l'imagination. Cet inconvénient augmenta lorsque, pour la commodité de l'écrivain, on abrégea encore plus les hiéroglyphes, en se contentant des contours extérieurs des figures, (ce que quelques uns appellent écriture courante hiérog[lyphique)et qu'ainsi , de ces images d'abord naturelles ou tout au moins symboliques, on fit peu- à- peu des signes arbitraires. Dès lors, on n'eut plus besoin de connaître les propriétés de l'objet qui ser\ ait de symbole , mais simplement do combiner adroitement ses rapports avec l'objet indiqué et de replacer ce dernier dans sa mémoire, et telle fiit , dit Condillac j la transition imperceptible de cette écriture à l'écriture par mots cihiiioise. U existe néanmoins dails l'idée une grande différence entre l'une et l'autre de ces écritures, parceque l'écriture par mots dés Chinois n'est plus la désigna-
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fion des objets dont on parle ^ mais Tindication des sons par lesquels on les exprime.
L'écriture par mots est plus positive et plus riche q{ie celle par hiéroglyphes ; mais avec la prodigieuse quantité de signes qu'elle exige , elle est toujours ou défectiieuse , si elle n'a pas suffisamment de signes, ou trop difficile à apprendre , si elle les a.
Il faut toute la stupidité des Chinois pour persister dans Tusage de cette écriture , et pour ne pas passer de celle-ci à l'écfiture par syllabes et finale» ment à l'écriture en lettres dont l'invention a été si difficile à la vérité , mais dont l'imitation est si facile.
C'est dans cette décomposition des mots en lettres et dans la caractéristique de ces dernières que consiste , à proprement parler , la grande invention qui forme l'époque la plus importante de l'histoire du genre humain , et dont la participation produit une différence si essentielle entre les peuples et entre les classes du peuple.
Rien de plus naturel que le désir de savoir quel est l'inventeur de l'art d'écrire ; mais cette question reste insoluble ; les traditions les plus anciennes en attribuent l'honneur au miraculeux Phénicien Thauth, ïhot ou Theyth. Cependant il est probable, que ce T haut h n'a jamais existé ^t qu'il n'est autre que le fabuleux Hermès desÉgyptiens. Mais quel que soit le nom de l'inventeur, il est