IV. ^ T
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souveraincc sur tous les intérêts de la Patrie devait 'Ouvrir sa session le 20 Septembre.
Les départements approuvèrent tout ce qm s'était fait ; mais les Généraux et les armées n'eurent point la même condescendance. 11 n'y eut cependant que La Fayette qui montra de la grandeur d'âme et de la résolution. Il exhorta son armée à rétablir le trône constitutionnel. Quelques bataillons des troupes de ligne jurèrent d'obéir; mais les Gardes nationales, redoutant les désordres d'une guerre civile réfusèrent de prêter ce serment, et les troupes de ligne Jse re-* tractèrent. La Fayette ne vit d'autre moyen de salut pour sa propre personne^ que de fuir avec son état major au delà des frontières ; il fut arrêté par un poste autrichien dans le pays de Liège, et retenu, par la plus révoltante injustice , pendant cinq ans, »com me prisonnier d' et a ta dans diverses forteresses. Ce ne fut qu'en 1797, que ce héros digne de la vénération générale obtint son élargissement par la médiation de Bonaparte.
Les désordres de l'Ochlocratie commencèrent alors* L'assemblée législative se vit réduite à trembler sous les ordres de la nouvelle municipalité de Paris dans laquelle dominaient de& hommes sanguinaires tels que Robespierre etMarat. On établit un tribunal révolutionnaire (* tribunal de sang), à la place de la haute-Cour nationale d'Orléans, qu'on trouvait trop modérée, et la Guillotine fut déclarée en
permamnce. Le Roi fut tranrféré à la prison dit temple avec sa âtmille et un petit nombre de serviteurs qu'on lui avait laissés (i3 Août). Plusieflrs miU liers de personnes prétendues suspectes furent jetées dans des cachots ou détenues dans des églises où elles furent inhumainement massacrées, sans opposition de la part des autorités , (2 et 3 Septembre) par desbordes de bandits choisis parmi les Jacobins de la populace^ dont la phipart faisaient partie de la bande marseillaise. Plus de 5ooo victimes furent horriblement égorgées de cette manière; on cite parmi elles l'innocente Princesse deLamballe, le comte deMontmorin, trois Ducs de Larochefoucault et un grand nombre d'autres personnages distingués. Des émissaires de la convention parcoururent aussi d'autres villes, pour exciter le peuple à de pareilles scènes de carnage. Les nouvelles des |nx)grès de l'armée prussienne contribuèrent à porter les esprits à cet excès de fureur.
Un grand nombre de membres de l'assemblée législative se virent eux-mêmes menacés du couteau fatal. La municipalité de la capitale dressa les listes de proscription. La meute des Jacobins de Paris gouverna la France.
Après atoir rendu plusieurs décrets les uns dictéf^ par Tesprit d'exaltation , les autres inutiles — Iprsn qu'ils tendaient u bien t- l'assemblée législative tçr«